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Economie

La Commission européenne veut renforcer le marché unique

PubliĂ© le 05/11/2015 ‱ Par Isabelle Smets ‱ dans : Europe

Union Européenne
Fotolia
La Commission europĂ©enne a dĂ©voilĂ©, le 28 octobre, une stratĂ©gie pour renforcer le marchĂ© unique europĂ©en. Elle y confirme entre autres son intention de continuer Ă  travailler sur la protection des indications gĂ©ographiques pour les produits non agricoles. Et dit vouloir faciliter l’ouverture des magasins de dĂ©tail dans l’UE.

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C’est peut-ĂȘtre un bonne nouvelle pour les couteaux Laguiole, savons de Marseille et autre porcelaine de Limoge : la Commission europĂ©enne confirme sa volontĂ© de continuer Ă  travailler sur la protection des indications gĂ©ographiques pour les produits non agricoles. Un chantier europĂ©en vieux d’il y a quelques annĂ©es dĂ©jĂ  et que d’aucuns estiment qu’il pourrait aboutir en 2016.

Dans une communication publiĂ©e le 28 octobre sur le renforcement du marchĂ© unique europĂ©en, la Commission prend en tout cas l’engagement de faire avancer les choses. Un engagement qui suit une rĂ©solution du Parlement europĂ©en, adoptĂ©e dĂ©but octobre, qui demande un systĂšme europĂ©en de protection comme il en existe aujourd’hui pour les produits agricoles et les denrĂ©es alimentaires avec les labels AOP (Appellation d’origine protĂ©gĂ©e) et IGP (Indication gĂ©ographique protĂ©gĂ©e).

« C’est un point dont la France a fortement plaidĂ© la cause auprĂšs de la Commission, parce qu’il permet aux collectivitĂ©s de prĂ©server et mettre en valeur les traditions et savoir-faire populaires et qu’il permet de renforcer l’attractivitĂ© touristique », explique un expert français. « Le fait qu’il soit mentionnĂ© dans la communication est pour nous trĂšs positif. Parce que cela montre que la Commission s’engage Ă  poursuivre sur cette voie. »

Protection uniforme

C’est aussi l’avis de l’eurodĂ©putĂ©e française Virginie RoziĂšre (Parti radical de gauche), qui Ă©tait rapporteure sur le dossier au Parlement europĂ©en, et pour qui « les avantages d’une protection uniforme au niveau de l’Union sont immenses ». « L’utilitĂ© et l’efficacitĂ© des indications gĂ©ographiques pour protĂ©ger les productions locales et relancer l’emploi ne sont plus Ă  prouver », a-t-elle dĂ©clarĂ© dans la foulĂ©e de l’annonce de la Commission. « Je souhaite dĂ©sormais qu’une rĂ©glementation europĂ©enne des indications gĂ©ographiques pour les produits manufacturĂ©s soit proposĂ©e par la Commission dĂšs l’an prochain. »

Pour l’heure, les producteurs de produits non agricoles qui souhaitent protĂ©ger une indication gĂ©ographique (IG) dans l’UE « doivent en faire la demande dans chaque Etat membre oĂč cette protection est prĂ©vue (une quinzaine d’Etats actuellement, ndlr) ou doivent recourir aux tribunaux en cas d’abus », avait expliquĂ© la Commission l’annĂ©e derniĂšre en lançant une consultation sur l’éventualitĂ© d’étendre la protection des IG aux produits non agricoles. Elle soulignait alors l’insuffisance des instruments juridiques dont disposent les producteurs au niveau europĂ©en.

Faciliter l’ouverture des magasins

Entre des annonces concernant l’amĂ©lioration des cadres nationaux sur la passation des marchĂ©s publics ou la traque aux discriminations pour certains tarifs des services d’utilitĂ© publique, la Commission s’intĂ©resse aussi aux restrictions nationales/rĂ©gionales/locales Ă  l’établissement des commerces de dĂ©tail.

D’aprĂšs l’exĂ©cutif europĂ©en, un examen des pratiques existantes a montrĂ© que l’ouverture d’un magasin « est soumise Ă  des conditions et Ă  des procĂ©dures excessives et inadĂ©quates ». « Pour respecter le principe de la liberté fondamentale d’établissement inscrit dans le traité, la rĂ©glementation doit être justifiée par des objectifs de politique publique, tels que la protection de l’environnement, la planification urbaine ou l’amĂ©nagement du territoire, ou encore la protection des consommateurs », rappelle-t-il.

Des justifications qui, Ă  son goĂ»t, ont tendance Ă  ĂȘtre interprĂ©tĂ©es trĂšs largement. Bref, si les autoritĂ©s disposent d’une marge d’apprĂ©ciation pour rĂ©glementer le secteur, elles ne peuvent indĂ»ment restreindre les libertĂ©s sous-tendant le marchĂ© unique europĂ©en. A ce stade, la Commission envisage de dĂ©finir des « bonnes pratiques » en matiĂšre de restrictions Ă  l’ouverture et au fonctionnement des commerces de dĂ©tail. Elles serviront, dit-elle, « d’orientations pour les rĂ©formes dans les Etats membres ».

Encadrer l’économie collaborative

Autre prĂ©occupation : l’économie collaborative. L’on sait les collectivitĂ©s dĂ©sorientĂ©es par le flou encadrant les rĂšgles qui s’appliquent Ă  des activitĂ©s comme la location de logements entre particuliers, type Airbnb, un des grands secteurs de l’économie collaborative. « Face à ces difficultés et incertitudes, il convient d’agir », dit la Commission, en pointant encore une fois « toute entrave rĂ©glementaire inutile ».

Lire : Airbnb : un modÚle qui bouscule les communes

Son intention est de diffuser des lignes directrices sur la maniĂšre dont le droit de l’UE doit s’appliquer, qui lui serviront aussi Ă  scruter les lĂ©gislations nationales de façon Ă  s’assurer qu’elles « n’entravent pas de façon injustifiée l’essor de l’économie collaborative ». La Commission « élaborera un cadre de surveillance pour suivre l’évolution de l’économie collaborative à l’échelon local, national et sectoriel », indique Ă©galement la communication.

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Commentaires

La Commission européenne veut renforcer le marché unique

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Henri Tanson

06/11/2015 04h37

La Commission europĂ©enne qui dirige l’UE est une dictature. Tout ce qui Ă©mane d’elle est Ă  prendre avec des pincettes…
Ce n’est pas un point de vue, c’est une rĂ©alitĂ©. Comment appeler autrement une organisation composĂ©e de membres non-Ă©lus, dont leur prĂ©sident est un escroc notoire, regrouper Ă  la fois le pouvoir lĂ©gislatif et le pouvoir exĂ©cutif? En français on appelle ça une dictature. Le pauvre Parlement europĂ©en n’a mĂȘme pas le pouvoir d’initier des lois… Il ne peut discuter (…) que des miettes que lui laisse la grosse Commission…!
Quand on sait Ă  quel point les Commissaires europĂ©ens sont soumis Ă  des lobbies financiers, industriels, pharmaceutiques, etc., on peut raisonnablement douter de la valeur des intentions affichĂ©es. Elle travaille en parallĂšle Ă  valider le fameux traitĂ© transatlantique de libre-Ă©change, sans que les 28 Etats ne soient impliquĂ©s dans le processus…
Je ne connais pas d’action de lobbying des peuples ? Quand on voit que les pĂ©titions qui rassemblent un million de signatures ne sont mĂȘme pas prises en compte…
Au sujet des appellations contrĂŽlĂ©es, il faut savoir aussi que l’UE prĂ©voit aussi que nous n’ayons plus d’industrie, mais seulement le tourisme et les produits du terroir…
Pour la disparition des industries, c’est bien avancĂ© !

Antigone 2015

09/11/2015 11h03

Pourquoi ce sentiment que cette Europe lĂ  n’a pas de cap mais ne fait que suivre les injonctions d’une mondialisation a marchĂ© forcĂ©e.
Si l’on lit entre les lignes votre article on peut y trouver l’extension de l’ouverture le dimanche des commerces, l’uberisation accentuĂ©e de la sociĂ©tĂ© en limitant les entraves Ă  l’Ă©conomie collaborative qui peut produire le meilleur et le pire…
Souhaitons que les protections gĂ©ographiques soient rĂ©elles et efficaces aprĂšs tant d’atteintes europĂ©ennes aux spĂ©cialitĂ©s locales via les normes diverses et variĂ©es.

Huppé HÚre

11/11/2015 04h22

De qui se moque-t-on ? L’article 63 du TFUE ratifiĂ© par les 28 Etats membres (mais pas les peuples) indique :
« 1 Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers sont interdites. 2 Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers sont interdites. »
La mention « entre les Etats membres et les pays tiers » signifie avec tous les pays du monde entier et donc ceux à trÚs bas coût salarial.
Il ne faut pas s’y tromper, il s’agit uniquement d’ultralibĂ©ralisme.
Virginie RoziĂšre a-t-elle connaissance de la progression inexorable du chĂŽmage en France quand elle affirme : « L’utilitĂ© et l’efficacitĂ© des indications gĂ©ographiques pour protĂ©ger les productions locales et relancer l’emploi ne sont plus Ă  prouver ». Avec une grande ville au chĂŽmage par mois, n’est-elle pas aveugle ou sourde ?

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