L’article R421-17 du Code de l’urbanisme soumet Ă dĂ©claration prĂ©alable les travaux ayant pour effet de modifier l’aspect extĂ©rieur d’un bâtiment existant. L’installation de panneaux solaires photovoltaĂŻques sur un toit de maison entraĂ®ne une modification de l’aspect extĂ©rieur, elle est soumise au rĂ©gime de dĂ©claration prĂ©alable qui permet d’effectuer les travaux, sauf si l’administration s’y oppose. En l’absence d’opposition formelle, les travaux sont autorisĂ©s.
Toutefois, ces travaux doivent respecter les dispositions d’urbanisme en vigueur, en particulier le règlement du plan local d’urbanisme. De plus, dans le cas Ă©voquĂ© oĂą le projet se situe dans le pĂ©rimètre de protection d’un monument historique, l’accord prĂ©alable de l’architecte des bâtiments de France est nĂ©cessaire. Celui-ci peut s’y opposer si le projet est incompatible avec les exigences de la protection et de la mise en valeur du patrimoine. Il convient d’ajouter que le projet de loi du gouvernement portant engagement national pour l’environnement qui doit ĂŞtre prochainement soumis au Parlement prĂ©voit, dans son article 4, une Ă©volution du Code de l’urbanisme qui permettra une meilleure gestion de la pose des dispositifs domestiques de production d’Ă©nergie renouvelable, tenant compte de la sensibilitĂ© des lieux avoisinants.
En effet, si ce projet de loi prĂ©voit d’une manière gĂ©nĂ©rale de faciliter le dĂ©veloppement de ces dispositifs, il prĂ©voit Ă©galement de permettre aux communes et aux Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale (EPCI) compĂ©tents en matière de plan local d’urbanisme (PLU), de dĂ©finir, en sus des secteurs protĂ©gĂ©s sur lesquels l’architecte des bâtiments de France exerce son contrĂ´le, des pĂ©rimètres Ă l’intĂ©rieur desquels l’intĂ©rĂŞt patrimonial ou paysager justifie d’encadrer la pose de ces dispositifs.
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