Lyon a adoptĂ© une charte d’Ă©thique de la vidĂ©osurveillance votĂ©e Ă
l’unanimitĂ© en conseil municipal, le 19 avril. RĂ©digĂ©e par le collège d’Ă©thique, créé en juin 2003, sous la houlette de son prĂ©sident dĂ©lĂ©guĂ©, le
conseiller d’Etat Jean-Pierre Hoss, la charte rappelle les textes
lĂ©gaux existants et quelques mesures spĂ©cifiques Ă Lyon visant Ă
garantir les libertĂ©s publiques des citoyens « au delĂ des dispositions
rĂ©glementaires en vigueur ».
La charte lyonnaise précise notamment le délai de consultation
et de conservation des images, réduit à huit jours au lieu
d’un mois (sauf rĂ©quisition par la justice), les conditions d’accès aux
images enregistrĂ©es, ou encore l’obligation d’informer le public, sur
le terrain, de l’existence de chaque zone Ă©quipĂ©e de camĂ©ras de
vidĂ©osurveillance. La commune s’engage Ă©galement Ă assurer la formation « dĂ©ontologique » des agents d’exploitation du rĂ©seau.
Selon la Charte, toute personne
S’estimant victime d’un prĂ©judice, pourra saisir le collège d’Ă©thique qui agira comme un mĂ©diateur. Jean-Pierre Hoss a indiquĂ© qu’ « aucune plainte » n’a Ă©tĂ©
enregistrĂ©e jusqu’Ă prĂ©sent. Par ailleurs, le collège d’Ă©thique,
composĂ© de 11 membres (Ă©lus de la majoritĂ© et de l’opposition,
reprĂ©sentant de la sociĂ©tĂ© civile et d’associations de dĂ©fense des
droits de l’Homme) a Ă©tĂ© Ă©largi Ă 17 membres avec, notamment
l’intĂ©gration d’un conseiller du groupe des Verts, opposĂ©s Ă la
vidéosurveillance. Lyon, qui compte une centaine de caméra (45 000
euros par caméra installée) et en prévoit 150 au total, a annoncé
qu’elle organiserait en 2005 un colloque des villes europĂ©ennes de la
vidéosurveillance.
Thèmes abordés








