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Le handicap mental – Les dĂ©ficiences intellectuelles

Publié le 01/05/2012 • Par Dunod Éditions • dans : Fiches de révision

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DEPUIS LA NOUVELLE définition du 11 février 2005 portant sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, nous appelons handicap mental ce qui induit des perturbations du degré de développement des fonctions cognitives (perception, attention, mémoire et pensée). Le handicap mental devient ainsi la conséquence sociale d’une déficience intellectuelle et sont exclus de cette définition les troubles du comportement tels que les psychoses souvent associées, à tort, au handicap mental. Depuis 2005, les psychoses sont classifiées dans les handicaps psychiques. Ainsi le handicap mental renvoie, à la fois, à une déficience intellectuelle (approche scientifique) et aux conséquences de celle-ci dans le quotidien de la personne handicapée mentale (approche sociale et sociétale).

 

La déficience intellectuelle désigne un retard mental de l’individu. L’intelligence étant cette activité qui permet à l’être humain d’apprendre, de connaître, d’utiliser son savoir, de créer, de s’adapter au monde et de le maîtriser.

Le handicap mental induit des perturbations entraĂ®nant des difficultĂ©s plus ou moins importantes de rĂ©flexion, de conceptualisation, de communication, de relation, de prise de dĂ©cision, etc. Elles doivent ĂŞtre compensĂ©es par une aide Ă©ducative et thĂ©rapeutique, permanente et Ă©volutive, en fonction du dĂ©ficit intellectuel, de l’état et de la situation de la personne. 700 000 personnes se trouvent en situation de handicap mental soit 20 % des personnes handicapĂ©es. Nous pouvons noter que la dĂ©ficience mentale touche de manière prĂ©pondĂ©rante (60 %) le sexe masculin. 14 Les dĂ©ficiences intellectuelles

LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE se définit par un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70. Elle touche entre 1 et 3 % de la population générale, avec une prépondérance du sexe masculin.

Qu'est-ce  que  le  quotient  intellectuel  (Q.I.)  ?

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La dĂ©ficience mentale peut s’installer soit d’emblĂ©e dans le dĂ©veloppement psychique de l’enfant, soit apparaĂ®tre comme une dĂ©tĂ©rioration secondaire, Ă  la suite d’une maladie comme l’épilepsie sĂ©vère. D’autres causes sont liĂ©es Ă  des facteurs de l’environnement, comme la maltraitance ou la nĂ©gligence grave. La dĂ©ficience peut aussi s’installer, chez l’enfant ou le jeune adulte dans le cadre d’une maladie mentale, une psychose, que l’on qualifie alors de dĂ©ficitaire. Les causes les plus frĂ©quentes de dĂ©ficience intellectuelle sont la trisomie 21 et le syndrome de l’X fragile.

1. CLASSIFICATION DE L’OMS

DĂ©ficience mentale profonde : QI < 25 DĂ©ficience mentale sĂ©vère : QI < 40 DĂ©ficience mentale modĂ©rĂ©e : QI < 55 DĂ©ficience mentale lĂ©gère : QI < 70

2. LE NIVEAU DE DÉVELOPPEMENT

DĂ©ficience mentale profonde : 2-3 ans d’âge mental
DĂ©ficience mentale sĂ©vère : 4-5 ans d’âge mental ;
DĂ©ficience mentale modĂ©rĂ©e : 6-7 ans d’âge mental
Déficience mentale légère et limite caractérisée par l’échec scolaire uniquement.

a. La déficience mentale profonde

Avec la déficience mentale sévère, la déficience mentale profonde est la seule déficience à être dépistée avant la période scolaire. Elles touchent 0,3 à 0,6 % des déficients intellectuels.

Nous observons chez la personne atteinte de déficience intellectuelle profonde un retard massif des acquisitions. L’autonomie s’en trouve profondément affectée et les premières acquisitions de la vie quotidienne (alimentation, toilette, contrôle sphinctérien) ne sont que partielles même si elles peuvent s’améliorer par une prise en charge adéquat mobilisant, le plus souvent, la psychomotricité de l’enfant.

Le langage est rare voire inexistant. Il se réduit à quelques mots ou phonèmes.

Sur le plan relationnel, des perturbations massives apparaissent : retrait affectif, impulsivitĂ© conduisant Ă  des conduites agressives sur autrui ou sur le sujet lui-mĂŞme, stĂ©rĂ©otypies apparaissant sous forme de balancements.

b. La déficience mentale sévère et modérée

Le dĂ©veloppement psychomoteur est souvent retardĂ©. Une autonomie dans les conduites sociales est possible quand l’enfant Ă©volue dans un cadre stimulant et rassurant. La syntaxe est mal structurĂ©e. La lecture stagne au niveau d’un dĂ©chiffrage rudimentaire quand elle est possible ; la scolarisation en milieu normal est difficile. La pensĂ©e se maintient au stade prĂ©opĂ©ratoire.

c. La déficience mentale limite ou légère

Habituellement reconnue Ă  l’âge scolaire, elle est caractĂ©risĂ©e par l’échec des acquisitions scolaires. Le dĂ©veloppement psychomoteur est normal, la socialisation extrascolaire est satisfaisante mais, dès les premières annĂ©es en Ă©cole primaire, oĂą la pensĂ©e se formalise (cycle 2 Ă  l’Éducation nationale française), des difficultĂ©s apparaissent limitant la progression de l’enfant. Sur le plan affectif et relationnel, les perturbations sont frĂ©quentes (dans 50 % des cas selon Georges Heuyer, pionnier de la psychiatrie infanto-juvĂ©nile) et s’organisent selon deux versants :

  • un versant oĂą l’instabilitĂ© domine. Une instabilitĂ© souvent empreinte de colère face aux situations d’échec et de frustrations mais pouvant, Ă©galement donner lieu Ă  des comportements dĂ©lictueux (vols, vandalisme…). Ă€ ces conduites s’associent souvent un positionnement rigide, des jugements excessifs ;
  • un versant oĂą l’inhibition et le retrait dominent. Les capacitĂ©s intellectuelles de ces enfants peuvent ĂŞtre alors masquĂ©es par une passivitĂ© trop massive et entraver la pertinence des tests effectuĂ©s. 

3. LES CAUSES

Si le handicap mental peut être héréditaire, ses origines peuvent être diverses. Dans 34 % des cas, les causes sont inconnues.

Un grand nombre de handicaps mentaux ont une cause génétique. On distingue les anomalies chromosomiques telles que la trisomie 21 (également appelé syndrome de Down), dont la récurrence au sein d’une même famille reste faible, des maladies génétiques telles que le X fragile, considérées comme héréditaires.

En dehors de causes génétiques, un handicap mental peut résulter d’une atteinte du système nerveux central ou d’un dysfonctionnement du métabolisme.

Il peut également être la conséquence d’un accident pendant la grossesse ou au moment de la naissance voire après celle-ci.

Certaines maladies contagieuses touchant le nourrisson peuvent également causer de graves séquelles.

Des facteurs psychosociaux peuvent également être à l’origine d’un handicap mental, notamment dans le cas de déficiences intellectuelles légères et limites. Les études épidémiologiques montrent que les déficiences sont d’autant plus fréquentes que les conditions de vie socio-économiques et la stimulation culturelle sont médiocres.

Tableau  14.1.  Récapitulatif  des  causes

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4. LE TRAITEMENT

Comme, nous pouvons le comprendre, il n’existe pas une dĂ©ficience intellectuelle : chaque cas est particulier suivant le degrĂ© de la dĂ©ficience intellectuelle ainsi que les troubles secondaires qui y sont associĂ©s.

De nombreux tests psychométriques permettent d’évaluer et de distinguer les compétences verbales ou pratiques dès la prime enfance. Il en résulte un résultat global, le QI, évolutif au cours de la vie, qui mesure l’avance ou le retard d’un enfant par rapport à sa classe d’âge. La mesure du QI est souvent décisive pour l’orientation vers le milieu ordinaire, médico-éducatif, médico-pédagogique ou sanitaire.

De manière gĂ©nĂ©rale, l’accompagnement thĂ©rapeutique s’organise autour de trois axes :

  • le suivi psychothĂ©rapeutique ;
  • l’accompagnement pĂ©dagogique ;
  • la prise en charge institutionnelle.

a. Le suivi psychothérapeutique

Le suivi psychothĂ©rapeutique revĂŞt gĂ©nĂ©ralement deux formes : une psychothĂ©rapie de soutien dont l’objectif est d’aider la personne et/ou son environnement familial Ă  supporter les problèmes inhĂ©rents au handicap ou une psychothĂ©rapie psychanalytique visant un travail plus en profondeur sur la personnalitĂ©. En l’occurrence, plus les troubles psychoaffectifs sont importants (angoisse, agressivitĂ©…), plus la psychothĂ©rapie analytique semble indiquĂ©e.

Les difficultĂ©s relationnelles au sein de la famille que la dĂ©ficience intellectuelle peut induire sont de deux ordres : ou bien l’enfant se voit hyperprotĂ©gĂ©, ou bien le sujet peut subir une attitude de rejet ou d’ignorance ou encore les deux Ă  la fois (la mère ayant tendance Ă  l’hyperprotection dans une attitude fusionnelle, le père Ă  la rĂ©signation ou au rejet). La psychothĂ©rapie vise alors Ă  une prise de conscience des relations mises en jeu et Ă  un rééquilibrage de celles-ci.

b. L’accompagnement pédagogique

L’accompagnement pĂ©dagogique constitue souvent le premier temps du traitement. Il peut se faire sous la forme d’une rééducation individuelle focalisĂ©e sur un symptĂ´me particulièrement dĂ©ficient : orthophonie, ateliers psychopĂ©dagogiques, rééducation motrice… ou encore dans les Ă©tablissements spĂ©cialisĂ©s : les centres d’action mĂ©dico-sociale prĂ©coce (CAMSP) pour les moins de 6 ans, les instituts mĂ©dico-Ă©ducatifs (IME) pour les enfants gĂ©nĂ©ralement de 6 Ă  18 ans (sauf dĂ©rogations spĂ©cifiques), les hĂ´pitaux de jour pour les enfants de 0 Ă  12 ans, les classes d’inclusion scolaire (CLIS 1) pour les enfants Ă  partir de 4 ans et, depuis la loi du 11 fĂ©vrier 2005 pour l’égalitĂ© des droits et des chances, la participation et la citoyennetĂ© des personnes handicapĂ©es, au sein de l’école.

c. La prise en charge institutionnelle

Intégrant un accompagnement pédagogique, les orientations en externat ou internat institutionnel permettent une prise en charge global de l’enfant tant sur le plan thérapeutique que pédagogique. Le placement en internat est plus particulièrement préconisé pour les enfants où un maintien permanent au sein du foyer familial est source de conflit, de déséquilibre important ou encore de rejet.

Les principales structures sont :

  • pour les enfants : les instituts mĂ©dico-Ă©ducatifs (IME), les instituts mĂ©dicoprofessionnels (IMPRO), les hĂ´pitaux de jour.
  • pour les adultes : les foyers d’hĂ©bergement, les foyers occupationnels de jour, pour les plus dĂ©pendant les foyers de vie, les foyers d’accueil mĂ©dicalisĂ© (FAM), les maisons d’accueil spĂ©cialisĂ© (MAS).

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