LâĂ©nergie sâinscrit Ă lâagenda des collectivitĂ©s
Dans la course Ă lâoptimisation Ă©nergĂ©tique, le sujet des bĂątiments reste central : selon une Ă©tude de lâADEME, pour les communes de mĂ©tropole, il reprĂ©sente 81 % des consommations et 72 % des dĂ©penses Ă©nergĂ©tiques.
Dâautant plus que la loi ELAN (portant Ă©volution du logement, de l’amĂ©nagement et du numĂ©rique) a introduit en 2018 une obligation dâactions dâĂ©conomies dâĂ©nergie dans les bĂątiments tertiaires, dĂ©taillĂ©e dans le « dĂ©cret tertiaire » (plus de dĂ©tails ici) : les collectivitĂ©s territoriales doivent rĂ©duire la consommation Ă©nergĂ©tique des bĂątiments concernĂ©s de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050.
Aujourdâhui, seuls les bĂątiments, parties de bĂątiments ou ensemble de bĂątiments tertiaires de plus de 1 000 mÂČ sont concernĂ©s par cette obligation. En revanche, il est probable que cette dynamique initiĂ©e par la loi ELAN touche un parc plus large de bĂątiments, pour profiter des outils dĂ©ployĂ©s sur des surfaces plus importantes, pour rĂ©aliser davantage dâĂ©conomies lorsque cela est possible, ou encore dans un but dâexemplaritĂ©.
Mesurer, un prĂ©requis Ă lâoptimisation Ă©nergĂ©tique
Selon lâADEME, seules 21 % des communes disposaient en 2019 dâun outil permettant de suivre les consommations Ă©nergĂ©tiques. Une meilleure connaissance permet pourtant dâopĂ©rer un diagnostic, qui mĂšne souvent Ă de premiĂšres Ă©conomies, en identifiant dâĂ©ventuelles surconsommations. Dans cette optique, les capteurs connectĂ©s sont de prĂ©cieux alliĂ©s, en permettant la relĂšve de la consommation au niveau de compteurs, ou le sous-comptage Ă lâĂ©chelle dâĂ©quipements ou de parties de bĂątiments. Certaines offres dâinternet des objets (IoT pour Internet of Things), comme celles de lâopĂ©rateur Arteria, sont notamment dĂ©diĂ©es au secteur des collectivitĂ©s locales.
Avec une granularitĂ© de lâinformation variable, le plus souvent comprise entre 10 minutes et 1 heure, lâanalyse Ă©nergĂ©tique est facilitĂ©e : certains bĂątiments consomment-ils plus que dâautres dans les mĂȘmes conditions ? Y a-t-il des Ă©quipements ou salles qui consomment trop en dehors des crĂ©neaux dâouverture ? Quelle est la rĂ©partition de la consommation entre le chauffage, la ventilation, et les usages ?
Le potentiel dâĂ©conomie est souvent Ă©valuĂ© entre 10 et 25 % des dĂ©penses Ă©nergĂ©tiques de la collectivitĂ©, bien quâil soit difficile de gĂ©nĂ©raliser au vu de lâimpact gĂ©ographique et comportemental sur ce point, ainsi que de lâĂ©tat et des rĂ©centes actions relatives au parc des bĂątiments publics. Ainsi, lors du projet de Saint-Sulpice-la-ForĂȘt, commune de 1 500 habitants de la mĂ©tropole rennaise, la collectivitĂ© a rĂ©alisĂ© 20 % dâĂ©conomies en 4 ans, et a Ă©tabli par la suite un nouvel objectif de 40 % dâĂ©conomies sous 3 ans.
Enfin, la collecte de donnĂ©es sur les consommations sâavĂšre Ă©galement bĂ©nĂ©fique pour mesurer lâimpact dâautres chantiers dâamĂ©lioration, quâil sâagisse de changement de comportements ou de configuration, ou dâactions plus consĂ©quentes de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique. Cela peut Ă©galement ĂȘtre une aide trĂšs concrĂšte dans la priorisation dâopĂ©rations de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique.
Exemple de visualisation pour des consommations de fluides sur bĂątiments
Au-delĂ de la simple connaissance de la consommation, les solutions connectĂ©es peuvent accompagner lâoptimisation de la consommation des bĂątiments de collectivitĂ©s :
- en complĂ©tant le panorama des informations disponibles, pour adapter le chauffage (capteurs de tempĂ©rature et dâhumiditĂ©) ou la ventilation (capteurs de CO2 et dâhumiditĂ©) des espaces clos ;
- en facilitant lâentretien des Ă©quipements grĂące aux solutions de maintenance prĂ©dictive des Ă©quipements (chaudiĂšre et ventilation) ;
- en mettant en cohérence la gestion des bùtiments avec leur utilisation réelle, grùce aux capteurs de présence ;
- en permettant la remontĂ©e dâalarmes en cas de consommations anormalement Ă©levĂ©es, ou en dehors de certaines plages horaires.
Solutions connectées⊠durables ?
La durabilitĂ© et lâimpact environnemental des objets connectĂ©s sont des questions rĂ©currentes et lĂ©gitimes quand on parle de maĂźtrise de consommation Ă©nergĂ©tique. Il est tout dâabord utile de prĂ©ciser que ces solutions sont aujourdâhui soutenables dâun point de vue Ă©conomique, mĂȘme pour les collectivitĂ©s de taille modeste : tout dâabord parce quâelles sont accessibles Ă partir de quelques milliers dâeuros, comme les solutions Arteria Easy City, mais aussi parce quâune Ă©conomie de 5 Ă 10 % de la facture Ă©nergĂ©tique suffit la plupart du temps Ă les rentabiliser sous 12 Ă 18 mois.
Ensuite, les innovations technologiques de ces derniÚres années ont conduit à une réduction drastique de la consommation électrique des capteurs connectés. Ces solutions reposant sur des connexions « bas débit » valorisent la sobriété énergétique pour permettre une autonomie de plusieurs années en cas de fonctionnement sur piles.
Enfin, la durabilitĂ© doit Ă©galement sâinscrire comme critĂšre de choix pour ces solutions connectĂ©es, en priorisant des Ă©quipements vertueux en termes de conception et de fabrication, mais Ă©galement qui inscrivent dans leur cycle de vie une logique de recyclabilitĂ© des matĂ©riaux.
Une consommation énergétique et numérique raisonnée
La hausse des prix de lâĂ©lectricitĂ© et du gaz, la difficultĂ© dâanticiper cette hausse et les nouvelles contraintes rĂ©glementaires, sont autant de raisons qui vont pousser le sujet Ă©nergĂ©tique au premier plan de cette mandature municipale, et probablement de la campagne prĂ©sidentielle.
Dans ce contexte, les solutions reposant sur des objets connectĂ©s permettent bien souvent dâaller chercher des « économies faciles », en modifiant les comportements ou en identifiant des dysfonctionnements. Ils sâinscrivent Ă©galement dans une dĂ©marche plus globale dâamĂ©lioration du service rendu aux usagers, grĂące Ă une meilleure valorisation des Ă©quipements et Ă un meilleur confort. « Mesurer, analyser, agir, contrĂŽler » doivent ainsi devenir des automatismes pour les collectivitĂ©s qui ciblent une meilleure maĂźtrise de leurs consommations Ă©nergĂ©tiques.
La prise en compte de ces enjeux peut par ailleurs sâenvisager dans le cadre dâune opĂ©ration de taille modeste, comme une simple expĂ©rimentation Ă lâĂ©chelle dâun petit groupe de bĂątiments.
QualitĂ© de l’air intĂ©rieur : quelle efficacitĂ© pour les capteurs de CO2 connectĂ©s ?Arteria est une filiale de RTE (RĂ©seau de transport dâĂ©lectricitĂ©), et est engagĂ©e depuis 18 ans dans lâamĂ©nagement numĂ©rique des territoires en valorisant le patrimoine tĂ©lĂ©com de RTE (24 000 km de rĂ©seaux de fibres optiques, plusieurs milliers de points hauts 3G/4G/5G). Ce rĂ©seau de fibres optiques et de points hauts est mis Ă la disposition de tous les opĂ©rateurs tĂ©lĂ©coms, en particulier pour les besoins des collectivitĂ©s territoriales. Depuis 2017, Arteria sâappuie sur la technologie innovante LoRaWANTM pour proposer des services dâinternet des objets.
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