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L’accessibilité (cité, logement, travail, culture, sports et loisirs)

Publié le 01/05/2011 • Par Dunod Éditions • dans : Fiches de révision

Ma Gazette

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ComplĂ©mentaire du principe de compensation (1), fondĂ© sur une approche individualisĂ©e, le principe d’ accessibilitĂ© est au cĹ“ur de la loi du 11 fĂ©vrier 2005, ceci par un principe collectif d’amĂ©nagement de l’environnement. L’accessibilitĂ© de l’environnement n’est pas toujours spĂ©cifiquement dĂ©diĂ©e aux seules personnes handicapĂ©es et peut concerner plus largement tout ou partie de la population.
Cette approche en termes d’accessibilité rejoint à la fois la définition du handicap initiée par la CIF (l’environnement peut constituer un facteur limitant de l’activité) et le principe de non-discrimination (ne pas rendre accessible un lieu ou un service constitue une discrimination par rapport aux personnes non handicapées).
Le principe d’accessibilitĂ© concerne en premier chef le bâti et les transports (accessibilitĂ© « physique Â» des lieux et Ă©tablissements publics, de la voirie, des transports, des locaux d’habitation, des lieux de travail), mais Ă©galement l’accès au service public, Ă  la justice, Ă  la culture, aux loisirs, etc.
Les lois de 1975 et 1991 avaient mis en place des dispositions partielles visant Ă  faciliter l’accessibilitĂ© des bâtiments recevant du public et des transports en commun. La loi du 11 fĂ©vrier 2005 renforce les obligations dans ces deux domaines et Ă©largit le concept d’accessibilitĂ© Ă  d’autres dimensions liĂ©es plus spĂ©cifiquement Ă  certains types de handicap.
Sauf dans les cas oĂą la loi prĂ©cise explicitement une obligation, comme par exemple l’accessibilitĂ© des programmes de tĂ©lĂ©vision aux personnes sourdes ou l’accès aux documents administratifs pour les personnes malvoyantes, on peut craindre que, hormis l’accessibilitĂ© « physique Â» qui a Ă©tĂ© effectivement largement renforcĂ©e par la loi, les autres types de difficultĂ© d’accès liĂ©s par exemple Ă  la dĂ©ficience intellectuelle ne trouvent pas de vĂ©ritables amĂ©nagements [dĂ©veloppement des pictogrammes par exemple].

L’accessibilité de la cité

Accessibilité des établissements et installation recevant du public

Les dispositions architecturales, les amĂ©nagements et Ă©quipements intĂ©rieurs et extĂ©rieurs des locaux d’habitation, des Ă©tablissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des lieux de travail doivent ĂŞtre tels que ces locaux et installations soient accessibles Ă  tous, et notamment aux personnes handicapĂ©es, quel que soit le type de handicap, notamment physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique (CCH, art. L. 111-7).
Jusque-lĂ  l’obligation d’accessibilitĂ© physique ne concernait que les bâtiments neufs ou rĂ©novĂ©s Ă  l’occasion de travaux et juridiquement qualifiĂ©s d’établissement recevant du public (ERP). DĂ©sormais dans un dĂ©lai ne pouvant excĂ©der dix ans (fixĂ© par dĂ©cret au 1er janvier 2015 ou 1erjanvier 2011 suivant les catĂ©gories d’établissements), tout Ă©tablissement recevant du public et toute installation recevant du public, c’est-Ă -dire tout lieu amĂ©nagĂ© en vue d’y recevoir du public, devront ĂŞtre amĂ©nagĂ©s pour que toute personne puisse y accĂ©der, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusĂ©es par des moyens adaptĂ©s aux diffĂ©rents handicaps (CCH, article L. 111-73). Des dĂ©rogations sont possibles pour trois motifs : l’impossibilitĂ© technique dĂ©montrĂ©e, une contrainte liĂ©e Ă  la conservation du patrimoine, une disproportion entre les amĂ©liorations apportĂ©es et leurs consĂ©quences.
Ces dĂ©rogations seront accordĂ©es après avis de la commission dĂ©partementale consultative, de la sĂ©curitĂ© et de l’accessibilitĂ©. Le contrĂ´le technique obligatoire des ERP inclut le respect des règles d’accessibilitĂ©. Le non-respect des règles d’accessibilitĂ© peut entraĂ®ner diverses sanctions : fermeture de l’établissement, remboursement des subventions publiques, sanctions pĂ©nales.

Accessibilité de la voirie publique

Le plan d’accessibilité de la voirie est obligatoire quel que soit le nombre d’habitants. Celui-ci précise les dispositions susceptibles de rendre accessible aux personnes handicapées et à mobilité réduite l’ensemble des circulations piétonnes et des aires de stationnement automobile.

Accessibilité des transports publics

La loi du 11 fĂ©vrier 2005 affirme un principe d’accessibilitĂ© de la totalitĂ© de la chaĂ®ne de dĂ©placement en transport en commun et leur intermodalitĂ©. Ceux-ci devront ĂŞtre totalement accessibles dans un dĂ©lai de dix ans Ă  l’exception des transports en rĂ©seau souterrain (mĂ©tro). Les autoritĂ©s organisatrices de transport doivent Ă©laborer, dans un dĂ©lai de trois ans, un schĂ©ma directeur d’accessibilitĂ© des services dont elles ont la responsabilitĂ©. Tout matĂ©riel roulant neuf doit ĂŞtre accessible et les subventions publiques subordonnĂ©es Ă  la mise en Ĺ“uvre de l’accessibilitĂ©. Lorsque l’accessibilitĂ© des rĂ©seaux existants s’avère techniquement impossible, des transports adaptĂ©s de substitution doivent ĂŞtre proposĂ©s. Le plan de dĂ©placement urbain doit comporter une annexe sur l’accessibilitĂ©. Une procĂ©dure de dĂ©pĂ´t de plainte en matière d’obstacle Ă  la libre circulation doit ĂŞtre mise en Ĺ“uvre dans les trois ans par les autoritĂ©s organisatrices de transport public.

Accès aux lieux publics des animaux

Les chiens d’assistance accompagnant les personnes handicapées sont autorisés à accéder aux lieux publics.

L’accessibilité des locaux d’habitation

La loi du 11 fĂ©vrier 2005 pose un principe d’accessibilitĂ© des locaux d’habitation, tant collectifs qu’individuels. Toutefois, ces dispositions ne s’imposent pas aux propriĂ©taires construisant ou amĂ©liorant un logement pour leur propre usage. Des dĂ©rogations motivĂ©es sont possibles : impossibilitĂ© technique, prĂ©servation du patrimoine architectural, disproportion manifeste.
Est considéré comme un bâtiment d’habitation collectif tout bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts desservis par des parties communes.
Le bénéfice des aides de l’État en faveur de l’habitat est subordonné au respect des règles d’accessibilité.
Les locaux d’habitation doivent être construits et aménagés de façon à permettre à un habitant ou à un visiteur handicapé de circuler, d’accéder aux locaux et équipements, d’utiliser les équipements, de se repérer et de communiquer avec la plus grande autonomie possible. Cette obligation porte notamment sur les circulations communes intérieures et extérieures, une partie des places de stationnement, les logements, les ascenseurs, les locaux collectifs et leurs équipements. Il en est de même pour l’intérieur du logement qui doit permettre la circulation des personnes handicapées.

L’accessibilité des lieux de travail

La loi du 11 fĂ©vrier 2005 (article L. 111-7 du CCH) prĂ©cise que les dispositions architecturales, les amĂ©nagements et les Ă©quipements intĂ©rieurs et extĂ©rieurs des lieux de travail doivent ĂŞtre accessibles Ă  tous, notamment aux personnes handicapĂ©es quel que soit le type de handicap, notamment physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique.
Cette obligation s’applique à un seul niveau de bâtiment lorsque l’effectif comprend de vingt à deux cents personnes et à la totalité des bâtiments lorsque l’effectif est supérieur à deux cents personnes.
Lorsqu’un travailleur est reconnu handicapé par la CDAPH, les chefs d’établissements doivent lui garantir l’accès aisé à son poste de travail ainsi qu’aux locaux sanitaires et de restauration.

Les commissions consultatives liées à l’accessibilité

Le Comité de liaison pour l’accessibilité des transports et du cadre bâti (COLIAC)

Ce comité assiste le ministre chargé de l’Équipement, des Transports, du Logement et du Tourisme dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique d’accessibilité des transports, du cadre bâti et du tourisme.

Les commissions consultatives départementales de sécurité et d’accessibilité (CCDSA) commission — consultative départementale de sécurité et d’accessibilité (CCDSA)

La commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité donne un avis à l’autorité publique sur les dispositions et dérogations relatives à l’accessibilité aux logements, aux établissements et installations recevant du public, à la voirie et aux espaces publics.

La commission communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées commission — communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées

La loi du 11 fĂ©vrier 2005 prĂ©voit que dans les communes de plus de cinq mille habitants est créée une commission communale d’accessibilitĂ© aux personnes handicapĂ©es qui a pour mission de dresser le constat de l’accessibilitĂ© du cadre bâti existant, de la voirie, des espaces publics et des transports. Elle Ă©tablit un rapport annuel prĂ©sentĂ© en conseil municipal et fait des propositions de nature Ă  amĂ©liorer l’accessibilitĂ© de l’existant.

L’accessibilité des services publics

La loi pose l’obligation d’accessibilité des services de communication publique numérique en ligne relevant des services de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent. Un dispositif de communication adapté aux personnes atteintes de déficience auditive est mis en place (transcription écrite simultanée, interprète en langage des signes, boucle magnétique).
Des aménagements sont obligatoires pour faciliter l’accès au service public de la justice en fonction des divers types de déficience (communication adaptée pour les sourds, aide technique pour les personnes déficientes visuelles, etc.).

L’accessibilité à la culture, aux sports, aux loisirs

La loi du 11 fĂ©vrier 2005 et plus largement la lĂ©gislation comporte peu de mesures contraignantes en matière d’accès Ă  la culture, aux sports, aux loisirs.
On notera deux obligations :

  • dans un dĂ©lai de cinq ans après le vote de la loi les programmes de tĂ©lĂ©vision devront ĂŞtre accessibles aux personnes sourdes et malentendantes (sous-titrage, langage des signes) ;
  • toute personne physique ou organisatrice organisant des « vacances adaptĂ©es Â» Ă  destination des personnes handicapĂ©es d’une durĂ©e supĂ©rieure Ă  cinq jours doit solliciter un agrĂ©ment « vacances adaptĂ©es organisĂ©es Â» auprès du prĂ©fet de rĂ©gion. Les Ă©tablissements sociaux et mĂ©dico-sociaux sont dispensĂ©s de cet agrĂ©ment.

Pour le reste les initiatives de facilitation de l’accès Ă  la culture, aux sports, aux loisirs sont diverses. On notera :

  • la Commission nationale « Culture – Handicap Â» co-prĂ©sidĂ©e par le ministre de la Culture et le ministre en charge des Personnes handicapĂ©es, vise Ă  favoriser, par ses travaux, l’accès Ă  la culture et aux pratiques artistiques. Pour plus de renseignements sur cette commission, il convient de se reporter au site http://www.culture.gouv.fr/handicap ;
  • le label « Tourisme et Handicap Â» lancĂ© en 2001 par le secrĂ©tariat d’État au Tourisme. La liste des sites labellisĂ©s est consultable sur Internet : http://www.franceguide.com/ ;
  • de nombreux lieux de tourisme (restaurants, hĂ´tels, musĂ©es, etc.) sont Ă©quipĂ©s pour ĂŞtre accessibles. Les adresses de ces lieux sont consultables sur http://www.handivacances.com/ et http://www.tourisme-handicaps.org/;
  • la FĂ©dĂ©ration « handisport Â» facilite l’accès au sport des personnes handicapĂ©es. Par le biais de ses adhĂ©rents et clubs, cette fĂ©dĂ©ration favorise Ă©galement l’accès aux loisirs. Pour plus de renseignements consulter http://www.handisport.org/;
  • plusieurs associations ont pour objet social la promotion de la culture et des loisirs pour les personnes handicapĂ©es. On citera :
      CEMAFORRE (site http://www.cemaforre.asso.fr/) et EUCREA-France ;

    • Regard en France, centre ressources théâtre-handicap (site http://www.regardenfrancecompagnie.com/). 

Mettez toutes les chances de votre côté

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Voir Ă  ce sujet la fiche 21 « Pour aller plus loin… Â», et la fiche 6 « Objectifs et principes et gĂ©nĂ©raux de la loi du 11 fĂ©vrier 2005 Â». Retour au texte

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