Alors que Christine Lagarde doit rencontrer les élus le 10 avril pour leur présenter la méthode mise en oeuvre pour compenser la suppression de la taxe professionnelle sur les équipements et biens mobiliers, Les Echos du 7 avril révèlent les pistes qui devraient être retenues par Bercy.
Selon le quotidien Ă©conomique, l’Etat doit trouver 22,2 milliards d’euros afin de pouvoir rĂ©aliser son projet de suppression d’une partie de la taxe professionnelle. L’article indique que trois impĂ´ts devraient ĂŞtre transfĂ©rĂ©s intĂ©gralement aux collectivitĂ©s :
- la taxe supplĂ©mentaire sur les conventions d’assurance dont 2,1 milliards reviennent dĂ©jĂ aux dĂ©partements qui toucheraient alors 2,8 milliards d’euros de plus ;
- les droits de mutation à titre onéreux rapporteraient 340 millions de plus aux communes et aux départements, qui en perçoivent déjà une part ;
- le produit de la cotisation minimale de taxe professionnelle qui reprĂ©sentaient jusqu’alors 2,6 milliards d’euros, mais pourrait atteindre 7,2 milliards du fait de la suppression de la TP sur les Ă©quipements.
Les Echos considèrent qu’«un transfert de taxe intĂ©rieure sur les produits pĂ©troliers est Ă©galement possible», mĂŞme s’il ne serait que partiel.
Encore d’autres recettes
Ces recettes n’Ă©tant pas suffisantes pour couvrir les 22,2 milliards Ă compenser, le journal Ă©voque d’autres pistes comme l’augmentation des dotations budgĂ©taires – limitĂ©e Ă 6,1 milliards d’euros – qui «ne sera pas le levier principal», l’instauration d’une taxe sur les entreprises de l’Ă©nergie ou le relèvement de la taxe sur le foncier bâti des entreprises. L’article ne fait pas Ă©tat de la piste d’une cotisation minimale sur la valeur ajoutĂ©e prĂ©conisĂ©e par Edouard Balladur.
Toutefois, le montant Ă verser pour une «compensation intĂ©grale» promise par Nicolas Sarkozy approcherait sans doute plus des 30 milliards d’euros, si l’on tient compte des dĂ©grèvements perçus par l’Etat mais reversĂ©s aux collectivitĂ©s. Il resterait donc Ă trouver encore plusieurs milliards qui ne sont pas Ă©voquĂ©s Les Echos.
Pour Ă©viter un surcoĂ»t important dès 2010, Bercy souhaiterait «étaler la suppression de la TP, par exemple sur trois ans», mais l’ElysĂ©e serait «hĂ©sitant», indique le quotidien, «car les entreprises espèrent une suppression totale dès 2010».
Une ultime rĂ©union d’arbitrage doit intervenir le 7 avril Ă l’ElysĂ©e et «des ajustements au cours des prochaines semaines» en fonction de la rĂ©action des Ă©lus seront encore possibles.
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