Quelques bases juridiques clés
- Article L. 232-1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles.
- Article R. 232-1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles.
Cette allocation (APA) a Ă©tĂ© mise en place par la loi du 20 juillet 2001 (loi n° 2001-647). Elle est venue remplacer la prestation spĂ©cifique dĂ©pendance prestation spĂ©cifique dĂ©pendance (PSD) dont les conditions d’attribution Ă©taient rigoureuses. L’APA rĂ©pond Ă la volontĂ© des pouvoirs publics de permettre aux personnes âgĂ©es dĂ©pendantes de bĂ©nĂ©ficier d’une aide dans le cadre des actes essentiels de la vie et leur permettant ainsi une prise en charge adaptĂ©e Ă leurs besoins. Il s’agit aussi pour cette allocation allocation d’intervenir pour les personnes dont l’Ă©tat nĂ©cessite une surveillance particulière. La question de la dĂ©pendance dĂ©pendance ne pouvait qu’apparaĂ®tre dans le dĂ©bat social puisque l’allongement de la vie est une rĂ©alitĂ©. Au 31 dĂ©cembre 2007 plus de 1 078 000 personnes bĂ©nĂ©ficiaient de cette prestation.
Les conditions d’attribution
Une condition d’âge
ĂŠtre âgĂ© d’au moins 60 ans. Cette condition d’âge peut faire l’objet d’une critique puisque la plupart des pays europĂ©ens ne posent pas de condition d’âge afin de bĂ©nĂ©ficier d’une prestation similaire.
Il faut ĂŞtre en situation de perte d’autonomie , nĂ©cessitant une aide pour les actes essentiels de la vie. En effet, la personne doit se trouver dans l’incapacitĂ© d’assumer les consĂ©quences du manque ou de la perte d’autonomie liĂ©es Ă son Ă©tat physique ou mental. Il y a ainsi une condition de degrĂ© dans la perte d’autonomie qui sera Ă©valuĂ©e sur la base de la grille AGGIR (Autonomie gĂ©rontologie groupe iso-ressources) qui classe les personnes en six groupes :
- le groupe iso-ressources 1 comprend les personnes âgĂ©es confinĂ©es au lit, ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altĂ©rĂ©es et qui nĂ©cessitent une prĂ©sence indispensable et continue d’intervenants ;
- le groupe iso-ressources 2 concerne les personnes âgĂ©es confinĂ©es au lit, ou au fauteuil, dont les fonctions intellectuelles ne sont pas totalement altĂ©rĂ©es et dont l’Ă©tat exige une prise en charge pour la plupart des activitĂ©s de la vie courante. Ce groupe s’adresse aussi aux personnes âgĂ©es dont les fonctions mentales sont altĂ©rĂ©es, mais qui ont conservĂ© leurs capacitĂ©s de se dĂ©placer ;
- le groupe iso-ressources 3 rĂ©unit les personnes âgĂ©es ayant conservĂ© leur autonomie autonomie mentale, partiellement leur autonomie locomotrice, mais qui ont besoin quotidiennement et plusieurs fois par jour d’ĂŞtre aidĂ©es pour leur autonomie corporelle ;
- le groupe iso-ressources 4 intègre les personnes âgĂ©es n’assumant pas seuls leurs transferts mais qui, une fois levĂ©es, peuvent se dĂ©placer Ă l’intĂ©rieur de leur logement. Elles doivent parfois ĂŞtre aidĂ©es pour la toilette et l’habillage. Ce groupe s’adresse Ă©galement aux personnes âgĂ©es n’ayant pas de problèmes locomoteurs mais devant ĂŞtre aidĂ©es pour les activitĂ©s corporelles et pour les repas ;
- le groupe iso-ressources 5 comporte des personnes âgĂ©es personne âgĂ©e ayant seulement besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, la prĂ©paration des repas et le mĂ©nage ;
- le groupe iso-ressources 6 rĂ©unit les personnes âgĂ©es n’ayant pas perdu leur autonomie pour les actes essentiels de la vie courante.
Une condition de résidence
En effet, la personne devra justifier d’une rĂ©sidence stable et rĂ©gulière en France. En l’absence de rĂ©sidence stable les personnes ont la possibilitĂ© de demander une domiciliation auprès d’un Ă©tablissement social ou mĂ©dico-social agréé. Ce sont notamment des centres communaux ou intercommunaux d’action sociale (CCAS CCAS ou CIAS), des centres locaux d’information et de coordination (CLIC), des mutuelles, des services d’aide Ă domicile. Les personnes de nationalitĂ© Ă©trangère doivent justifier de la rĂ©gularitĂ© de leur sĂ©jour.
On observe que l’APA n’est pas soumise Ă une condition de ressources ressources . Cependant, il faut savoir que le montant de cette prestation va varier en fonction des ressources du demandeur. C’est ainsi que l’allocataire dont le revenu mensuel est compris entre 0,67 et 2,67 fois le montant de la majoration pour tierce personne (soit entre 677,25 euros et 2 698,89 euros) est redevable d’une participation Ă©gale Ă : A (1) Ă— [R (2) – (S (3) Ă— 0,67)]/S Ă— 2 Ă— 90%. Dans le cas oĂą la personne possède un revenu supĂ©rieur Ă 2,67 fois le montant de la majoration pour aide constante d’une tierce personne alors sa participation sera de 90 % du montant de la fraction du plan d’aide utilisĂ©.
La procédure procédure
La personne devra retirer un dossier de demande d’APA auprès des services du conseil gĂ©nĂ©ral de son lieu de rĂ©sidence mais Ă©galement auprès de diffĂ©rents organismes ayant signĂ© une convention avec le dĂ©partement. Il s’agit par exemple des CCAS, CIAS, organismes de SĂ©curitĂ© sociale, des mutuelles…
Le dossier devra alors ĂŞtre transmis au prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral. Ce dossier doit contenir un certain nombre de pièces : dans le cas oĂą la personne est de nationalitĂ© française ou ressortissant d’un Ă©tat membre de l’Union europĂ©enne, doit ĂŞtre intĂ©grĂ© au dossier une photocopie du livret de famille ou de la carte d’identitĂ© ou du passeport (d’un État membre de l’Union) ou un extrait d’acte de naissance ; si celle-ci ne possède pas la nationalitĂ© d’un État europĂ©en, on doit trouver une photocopie de la carte de rĂ©sidence ou du titre de sĂ©jour ; une photocopie du dernier avis d’imposition ou de non-imposition Ă l’impĂ´t sur le revenu ; une photocopie du dernier relevĂ© de taxe foncière sur les propriĂ©tĂ©s bâties et non bâties ; un relevĂ© d’identitĂ© bancaire ou postal.
Le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral a alors dix jours pour en accuser rĂ©ception et en informer le maire du lieu de rĂ©sidence du demandeur. L’accusĂ© de rĂ©ception doit mentionner certaines informations telles que, par exemple, la date d’enregistrement du dossier de demande complet. Dans le cas oĂą celui-ci constate que le dossier prĂ©sentĂ© est incomplet, il doit faire connaĂ®tre au demandeur dans le dĂ©lai de dix jours Ă compter de la rĂ©ception de la demande le nombre et la nature des pièces justificatives manquantes. Les services du conseil gĂ©nĂ©ral auront alors dix jours lorsque sont envoyĂ©es les pièces demandĂ©es afin de prĂ©ciser si le dossier est complet.
Les modalitĂ©s d’examen de la demande varient que la personne rĂ©side Ă domicile ou en Ă©tablissement.
Dans le cas oĂą elle rĂ©side Ă domicile, la procĂ©dure sera alors la suivante : la demande doit ĂŞtre instruite par une Ă©quipe mĂ©dico-sociale devant comprendre au moins un mĂ©decin et un travailleur social. Un membre de l’Ă©quipe mĂ©dico-sociale se rendra Ă cette occasion au domicile du demandeur. Ce dernier peut demander la prĂ©sence d’un mĂ©decin au choix de la personne. Ce mĂ©decin pourra Ă©galement ĂŞtre consultĂ© par l’Ă©quipe mĂ©dico-sociale pendant l’examen de la demande. Suite Ă cette visite, deux possibilitĂ©s seront offertes : l’Ă©quipe constate que la personne relève des groupes 5 et 6 et dans ce cas celle-ci ne peut bĂ©nĂ©ficier de l’APA (il sera Ă©tabli un simple compte rendu de visite) ; soit il est constatĂ© que la personne fait partie des quatre premiers groupes et dans ce cas il va lui ĂŞtre proposĂ© un plan d’aide personnalisĂ©e. Quelle que soit la situation, la loi prĂ©voit un dĂ©lai devant ĂŞtre respectĂ© par l’Ă©quipe dans la prise de dĂ©cision. En effet, dans les trente jours Ă compter du dĂ©pĂ´t du dossier un plan d’aide personnalisĂ© doit ĂŞtre proposĂ©. Ce plan doit mentionner, notamment, le classement dans la grille AGGIR ainsi que le taux de sa participation financière Ă©ventuelle (en effet, si les revenus de la personne sont infĂ©rieurs Ă 677,25 euros/mois celle-ci sera alors exonĂ©rĂ©e de toute participation). La personne aura alors dix jours afin d’accepter le plan ou proposer d’Ă©ventuelles modifications. Dans le cas oĂą elle demande une modification celle-ci recevra alors une proposition dĂ©finitive dans les huit jours. En cas de refus ou d’absence de rĂ©ponse de l’intĂ©ressĂ© Ă cette proposition dans le dĂ©lai de dix jours, la demande d’allocation personnalisĂ©e d’autonomie est alors rĂ©putĂ©e refusĂ©e. Les droits Ă l’APA Ă domicile sont ouverts Ă la date de notification de la dĂ©cision d’attribution par le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral.
La procĂ©dure est diffĂ©rente au cas oĂą la personne rĂ©side en Ă©tablissement . L’Ă©valuation est, ici, faite par l’Ă©quipe mĂ©dico-sociale de la structure sous la responsabilitĂ© du mĂ©decin coordonnateur ou d’un mĂ©decin conventionnĂ©, puis confirmĂ©e par les services du dĂ©partement et la caisse d’assurance-maladie. Ă€ la fin de l’Ă©valuation, la personne est alors classĂ©e dans la grille AGGIR. Dans le cas d’une rĂ©sidence en Ă©tablissement, la date d’ouverture des droits sera celle de l’enregistrement du dossier.
Quels que soient les cas (personne Ă domicile oĂą en Ă©tablissement), en cas d’urgence attestĂ©e, d’ordre mĂ©dical ou social, le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral a la possibilitĂ© d’attribuer l’allocation Ă titre provisoire, et pour un montant forfaitaire. La prestation sera accordĂ©e Ă compter du dĂ©pĂ´t de la demande et jusqu’Ă l’expiration du dĂ©lai de deux mois, durĂ©e pendant laquelle intervient l’Ă©quipe mĂ©dico-sociale.
La dĂ©cision d’attribution : l’allocation est accordĂ©e par le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral sur proposition d’une commission qu’il prĂ©side. Il doit notifier sa dĂ©cision dans les deux mois Ă compter du dĂ©pĂ´t du dossier.
La nature et le montant de la prestation
L’APA est une aide en nature aide en nature qui permet d’assurer le paiement de certaines dĂ©penses engagĂ©es par une personne. Elle est versĂ©e soit au demandeur soit, avec l’accord de celui-ci, directement Ă l’Ă©tablissement qui l’accueille. En ce qui concerne les dĂ©penses pouvant ĂŞtre prises en charge, il peut s’agir : de la rĂ©munĂ©ration de l’intervenant Ă domicile, du règlement des frais d’accueil temporaire, avec ou sans hĂ©bergement, dans des Ă©tablissements ou services autorisĂ©s Ă cet effet, du règlement des services rendus par les accueillants familiaux ; des dĂ©penses de transport, d’aides techniques, d’adaptation du logement et de toute autre dĂ©pense concourant Ă l’autonomie du bĂ©nĂ©ficiaire.
Le montant montant maximum mensuel (au 1 er janvier 2008) du plan d’aide va varier en fonction du groupe oĂą sera placĂ©e la personne : 1 208,94 euros en cas de classement en GIR-1 ; 1 036,19 euro en GIR-2 ; 777,32 euros en GIR-3 ; 518,55 euros en GIR-4.
Le montant de l’APA qui sera attribuĂ© va ainsi varier en fonction du groupe oĂą a Ă©tĂ© placĂ©e la personne et du montant de ses revenus. On remarque que certaines ressources sont exclues de la base de calcul. Il en est ainsi par exemple : des prestations en nature des assurances maladie, maternitĂ©, invaliditĂ©, d’accidents du travail ou accordĂ©es au titre de la CMU, des allocations logement, de l’aide personnalisĂ©e au logement, et de la prime de dĂ©mĂ©nagement attribuĂ©e par la CAF, du capital dĂ©cès (SĂ©curitĂ© sociale), de l’indemnitĂ© en capital versĂ©e suite Ă un accident du travail, ainsi que les primes de rééducation et prĂŞts d’honneur versĂ©s par la CPAM, de la retraite du combattant et les pensions attachĂ©es aux distinctions honorifiques. Le demandeur va devoir aussi s’acquitter d’une participation qui va dĂ©pendre de ses ressources sauf si celles-ci sont infĂ©rieures Ă 677,25 euros/mensuel. On remarque que, dans le cas oĂą la personne est en Ă©tablissement, les règles de calcul pour la dĂ©termination de l’APA vont diffĂ©rer. On constate, par exemple, qu’une somme minimum de 75 euros doit ĂŞtre laissĂ©e Ă la personne. Dans l’hypothèse de l’attribution de l’APA, en cas d’urgence, le montant forfaitaire attribuĂ© par le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral est Ă©gal Ă 604,47 euros si la personne est Ă domicile. Dans le cas oĂą elle se trouve en Ă©tablissement, le montant forfaitaire sera alors Ă©gal Ă 50 % du tarif affĂ©rent Ă la dĂ©pendance des rĂ©sidents classĂ©s en GIR-1 ou 2. Il faut savoir que les dispositions lĂ©gales soulignent que l’APA n’est pas versĂ©e dans le cas oĂą après dĂ©duction de la participation financière du demandeur, son montant mensuel est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă trois fois la valeur du SMIC horaire brut, soit 25,32 euros (depuis le 1 er juillet 2007).
L’APA peut faire l’objet d’une suspension dans certains cas comme par exemple si le demandeur n’honore pas sa participation financière. Dans ce cas, le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral pourra suspendre l’allocation sous rĂ©serve de respecter une procĂ©dure. Il devra ainsi au prĂ©alable mettre en demeure, par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception, le demandeur de payer sa participation. La personne disposera alors d’un mois afin d’acquitter les sommes dont il est redevable. La suspension prend effet Ă compter du premier jour du mois suivant la notification par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception de la dĂ©cision du prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral.
Dans le cas oĂą le demandeur a pu percevoir une somme supĂ©rieure Ă celle Ă laquelle il avait droit alors il pourra lui ĂŞtre rĂ©clamĂ© le trop perçu mais dans certaines conditions. Les versements suivants seront alors rĂ©duits mais les retenues ne pourront excĂ©der par versement 20 % du montant de l’allocation versĂ©e. En outre, il faut remarquer que le trop perçu ne pourra faire l’objet d’un recouvrement si celui-ci est infĂ©rieur Ă trois fois la valeur du SMIC SMIC horaire, soit 25,89 euros (depuis le 1 er mai 2008).
Recours
Le demandeur a la possibilitĂ© d’effectuer un recours recours dans plusieurs hypothèses comme par exemple refus d’attribution ou encore en cas de dĂ©saccord sur le montant, de suspension de l’allocation, de rĂ©duction de celle-ci.
Plusieurs possibilitĂ©s s’offrent alors Ă lui :
- il peut ĂŞtre effectuĂ© un recours amiable devant la commission de l’APA du dĂ©partement dĂ©partement . Cette commission est prĂ©sidĂ©e par le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral. Ă€ cette occasion, cette commission est Ă©largie Ă des reprĂ©sentants des usagers. La saisine de cette commission doit s’effectuer dans les deux mois qui suivent la notification de la dĂ©cision contestĂ©e ;
- un recours est possible Ă©galement devant la commission dĂ©partementale de l’aide sociale (la loi prĂ©cise que lorsque le recours concerne l’apprĂ©ciation du degrĂ© de perte d’autonomie alors la commission doit recueillir l’avis d’un mĂ©decin titulaire d’un diplĂ´me universitaire de gĂ©riatrie ou titulaire d’une capacitĂ© en gĂ©rontologie et gĂ©riatrie) prĂ©sidĂ©e par le prĂ©sident (4) du TGI. Cette commission comprend en outre : trois conseillers gĂ©nĂ©raux nommĂ©s par le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral et trois fonctionnaires de l’État. Un commissaire du gouvernement dĂ©signĂ© par le prĂ©fet aura la mission de prononcer ses conclusions sur les diffĂ©rentes affaires. Un tel recours est possible dans les deux mois Ă compter de la notification de la dĂ©cision par le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral ;
- la dĂ©cision de la commission dĂ©partementale d’aide sociale commission dĂ©partementale d’aide sociale peut, elle aussi, faire l’objet d’un recours dans les deux mois Ă compter de la notification de sa dĂ©cision et cela devant la commission centrale d’aide sociale ;
- enfin, les dĂ©cisions de la commission centrale d’aide sociale commission centrale d’aide sociale peuvent faire un recours devant le conseil d’État conseil d’État .
Le financement financement de l’APA
C’est la Caisse nationale de solidaritĂ© pour l’autonomie qui est compĂ©tente afin d’assurer le financement de l’APA.
Les produits affectĂ©s Ă la Caisse nationale de solidaritĂ© pour l’autonomie caisse nationale de solidaritĂ© pour l’autonomie sont constituĂ©s par :
- une contribution au taux de 0,3 % due par les employeurs privĂ©s et publics. Cette contribution a la mĂŞme assiette que les cotisations patronales d’assurance-maladie affectĂ©es au financement des rĂ©gimes de base de l’assurance-maladie. Elle est recouvrĂ©e dans les mĂŞmes conditions et sous les mĂŞmes garanties que lesdites cotisations ;
- une contribution additionnelle au prĂ©lèvement social mentionnĂ© Ă l’article L. 245-14 du Code de la SĂ©curitĂ© sociale et une contribution additionnelle au prĂ©lèvement social mentionnĂ© Ă l’article L. 245-15 du mĂŞme code. Ces contributions additionnelles sont assises, contrĂ´lĂ©es, recouvrĂ©es et exigibles dans les mĂŞmes conditions et sous les mĂŞmes sanctions que celles applicables Ă ces prĂ©lèvements sociaux. Leur taux est fixĂ© Ă 0,3 % ;
- une fraction de 0,1 point du produit des contributions sociales mentionnées aux articles L. 136-1, L. 136-6, L. 136-7 et L. 136-7-1 du même code ;
- une participation des rĂ©gimes obligatoires de base de l’assurance vieillesse, reprĂ©sentative d’une fraction identique pour tous les rĂ©gimes, dĂ©terminĂ©e par voie rĂ©glementaire, des sommes consacrĂ©es par chacun de ceux-ci en 2000 aux dĂ©penses d’aide mĂ©nagère Ă domicile au bĂ©nĂ©fice des personnes âgĂ©es dĂ©pendantes remplissant la condition de perte d’autonomie mentionnĂ©e Ă l’article L. 232-2 du Code de l’action sociale et des familles. Cette fraction ne peut ĂŞtre infĂ©rieure Ă la moitiĂ© ni supĂ©rieure aux trois quarts des sommes en cause. Le montant de cette participation est revalorisĂ© chaque annĂ©e, par arrĂŞtĂ© du ministre chargĂ© de la SĂ©curitĂ© sociale, conformĂ©ment Ă l’Ă©volution prĂ©visionnelle des prix Ă la consommation hors tabac prĂ©vue dans le rapport Ă©conomique et financier annexĂ© Ă la loi de finances pour l’annĂ©e considĂ©rĂ©e ;
- la contribution des rĂ©gimes d’assurance-maladie mentionnĂ©e au deuxième alinĂ©a de l’article L. 314-3 du Code de l’action sociale et des familles. Cette contribution est rĂ©partie entre les rĂ©gimes au prorata des charges qui leur sont imputables au titre du I de l’article L. 14-10-5 du mĂŞme code.
Thèmes abordés
Notes
Note 01 Montant de la fraction du plan d'aide utilisé. Retour au texte
Note 02 Revenu mensuel de la personne. Retour au texte
Note 03 Montant de la majoration pour tierce personne. Retour au texte
Note 04 Ou d'un magistrat désigné par celui-ci. Retour au texte








