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Le droit des étrangers

Publié le 06/06/2011 • Par Le droit en action sociale Dunod • dans : Fiches de révision

Quelques bases juridiques clés

La nationalité

  1. Le CESEDA vient prĂ©ciser l’origine des persĂ©cutions. En effet, il est soulignĂ© que les persĂ©cutions prises en compte dans l’octroi de la qualitĂ© de rĂ©fugiĂ© et les menaces graves pouvant donner lieu au bĂ©nĂ©fice de la protection subsidiaire peuvent ĂŞtre le fait des autoritĂ©s de l’État, de partis ou d’organisations qui contrĂ´lent l’État ou une partie substantielle du territoire de l’État, ou d’acteurs non Ă©tatiques dans les cas oĂą les autoritĂ©s (les autoritĂ©s de l’État et celles des organisations internationales et rĂ©gionales) refusent ou ne sont pas en mesure d’offrir une protection.
  2. En outre, il faut remarquer que quelles que soient les formes d’asile, la demande pourra faire l’objet d’un rejet Ă  partir du moment oĂą la personne aurait accès Ă  une protection sur une partie du territoire de son pays d’origine (il s’agit de ce que l’on appelle « l’asile interne »). C’est-Ă -dire Ă  partir du moment oĂą cette personne n’a aucune raison de craindre d’y ĂŞtre persĂ©cutĂ©e ou d’y ĂŞtre exposĂ©e Ă  une atteinte grave et s’il est raisonnable d’estimer qu’elle peut rester dans cette partie du pays. Il est tenu compte des conditions gĂ©nĂ©rales prĂ©valant dans cette partie du territoire, de la situation personnelle du demandeur ainsi que de l’auteur de la persĂ©cution au moment oĂą il est statuĂ© sur la demande d’asile.
  3. La demande d’asile pourra Ă©galement ĂŞtre rejetĂ©e dans le cas oĂą le demandeur est en provenance d’un « pays d’origine sĂ»re », c’est-Ă -dire qu’il possède la nationalitĂ© d’un État qui « respecte les principes de la libertĂ©, de la dĂ©mocratie et de l’État de droit, ainsi que les droits de l’homme et les libertĂ©s fondamentales ».

La procĂ©dure de demande d’asile

Avant d’effectuer la demande d’asile proprement dite, le demandeur doit ĂŞtre admis au sĂ©jour sur le territoire français.

L’admission prĂ©alable au sĂ©jour

Il est nĂ©cessaire de distinguer deux hypothèses concernant l’admission au sĂ©jour. Une première hypothèse concerne la personne qui sollicite l’asile lors de son entrĂ©e en France. La seconde hypothèse est relative Ă  la personne qui demande l’asile une fois sur le territoire français.

La procĂ©dure d’admission au sĂ©jour lors de l’entrĂ©e en France

Lors de son entrĂ©e sur le territoire français l’Ă©tranger doit porter Ă  la connaissance des autoritĂ©s douanières qu’il entend demander l’asile. Les autoritĂ©s ne peuvent lui interdire d’accĂ©der au territoire français au motif que celui-ci ne dispose pas des documents nĂ©cessaires afin d’y entrer (passeport, visa, pièce d’identitĂ©…). Dans le cas oĂą une dĂ©cision n’est pas prise immĂ©diatement, l’Ă©tranger se verra alors conduit en « zone d’attente zone d’attente » oĂą il sera maintenu pendant le temps « strictement nĂ©cessaire » Ă  l’examen (1) tendant Ă  dĂ©terminer si sa demande n’est pas manifestement infondĂ©e (absence caractĂ©risĂ©e de possibles persĂ©cutions par exemple). Le maintien en « zone d’attente » peut aller jusqu’Ă  quatre jours dans un premier temps. Un tel maintien pourra ĂŞtre prorogĂ© pour une durĂ©e de huit jours (renouvelable une fois) mais sur dĂ©cision du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention. Dans le cas oĂą l’entrĂ©e du territoire lui est refusĂ©e, l’Ă©tranger a alors quarante-huit heures, Ă  compter de la notification du refus, afin de saisir le prĂ©sident du tribunal administratif tribunal administratif (qui a alors soixante-douze heures (2) afin de se prononcer) demandant l’annulation du refus. Dans le cas oĂą ce magistrat ne lui donne pas satisfaction, le demandeur peut faire appel, dans un dĂ©lai de quinze jours Ă  compter de la notification du jugement, devant le prĂ©sident de la cour administrative cour administrative d’appel. Cet appel n’est pas suspensif. Dans le cas oĂą un des magistrats annule le refus de sĂ©jour, l’Ă©tranger se verra octroyer un visa de rĂ©gularisation valable pour une durĂ©e de huit jours. Cette durĂ©e va lui permettre de se rapprocher de la prĂ©fecture afin de se voir attribuer une autorisation de sĂ©jour lui permettant d’effectuer les dĂ©marches de demande d’asile demande d’asile .

La procĂ©dure d’admission au sĂ©jour sur le territoire

Il s’agit ici du cas oĂą l’Ă©tranger ne se prĂ©sente pas Ă  une frontière française mais se trouve sur le territoire. Dans ce cas, il (3) doit se rapprocher de la prĂ©fecture (4) du dĂ©partement le plus rapidement possible afin d’y effectuer une demande d’admission au sĂ©jour. Lors de cette demande il faut savoir que l’Ă©tranger n’a pas Ă  mettre en avant un justificatif d’identitĂ© (passeport…). Une fois sa demande d’admission au sĂ©jour dĂ©posĂ©e la prĂ©fecture doit (5) remettre dans les quinze jours du dĂ©pĂ´t une autorisation provisoire de sĂ©jour portant la mention « en vue de dĂ©marches auprès de l’OFPRA » ainsi qu’un formulaire afin d’effectuer une demande d’asile. Cette autorisation est valable un mois. L’Ă©tranger a alors vingt et un jours Ă  compter de l’obtention de cette autorisation afin de dĂ©poser sa demande d’asile auprès de l’OFPRA (Office français des rĂ©fugiĂ©s et apatrides office français des rĂ©fugiĂ©s et apatrides (OFPRA) ). L’OFPRA, dès rĂ©ception de la demande, doit immĂ©diatement faire parvenir Ă  l’Ă©tranger un accusĂ© de rĂ©ception attestant qu’une demande d’asile a bien Ă©tĂ© enregistrĂ©e. Cette attestation d’enregistrement va permettre Ă  l’Ă©tranger de se prĂ©senter, Ă  nouveau, en prĂ©fecture afin que lui soit remis (6), dans les trois jours, un rĂ©cĂ©pissĂ© « de la demande d’asile valant autorisation provisoire de sĂ©jour ». Celui-ci est valable trois mois et renouvelable tant que l’OFPRA, ou la CNDA CNDA (si appel), ne se sont pas prononcĂ©s sur le dossier.

La demande d’asile

Dans les vingt et un jours de l’attribution de l’autorisation provisoire de sĂ©jour portant la mention « en vue de dĂ©marches auprès de l’OFPRA office français des rĂ©fugiĂ©s et apatrides (OFPRA) » ainsi qu’un formulaire afin d’effectuer une demande d’asile l’Ă©tranger doit effectuer sa demande d’asile auprès de l’OFPRA.

Dans son dossier, doivent se trouver notamment un ensemble d’informations concernant son Ă©tat civil ainsi que les raisons (7) justifiant sa demande d’asile demande d’asile . Le demandeur doit Ă©galement indiquer son lieu de rĂ©sidence ou se faire domicilier auprès d’une association agréée.

Le dossier devra ĂŞtre envoyĂ© en RAR Ă  l’OFPRA. Le demandeur (8) recevra immĂ©diatement de la part de l’office un courrier permettant de justifier de sa demande d’asile (et bĂ©nĂ©ficier ainsi, de la part de la prĂ©fecture, d’un rĂ©cĂ©pissĂ© valable trois mois renouvelables tant que l’OFPRA ne s’est pas prononcĂ©).

Il faut savoir que l’OFPRA a la possibilitĂ© d’auditionner la personne s’il le juge utile. Cependant, on doit noter qu’il n’effectuera pas cette audition dans les hypothèses suivantes : s’il s’apprĂŞte Ă  rendre une dĂ©cision favorable au vu des Ă©lĂ©ments en sa possession ; si le demandeur a la nationalitĂ© d’un pays qu’il ne considère plus comme prĂ©sentant des risques particuliers de persĂ©cutions (clause 1C5 de la convention de Genève du 28 juillet 1951) ; si les Ă©lĂ©ments fournis par le demandeur dans son dossier sont manifestement infondĂ©s (sans lien avec l’octroi de l’asile) ; si des raisons mĂ©dicales empĂŞchent de procĂ©der Ă  l’entretien.

Une fois l’instruction du dossier effectuĂ©e l’OFPRA aura plusieurs possibilitĂ©s :

  • rejeter la demande explicitement ou implicitement (9) : le demandeur a alors la possibilitĂ© d’effectuer un recours auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). La CNDA doit ĂŞtre saisie dans les trente jours qui suivent la dĂ©cision explicite de l’OFPRA. En cas de dĂ©cision nĂ©gative implicite aucun dĂ©lai ne court permettant ainsi au demandeur d’effectuer un recours Ă  n’importe quel moment. Lors du jugement par la CNDA le demandeur a la possibilitĂ© de prĂ©senter Ă©galement oralement ses arguments et il peut se faire assister par un avocat. Le recours devant la CNDA est suspensif sauf si nous sommes dans le cadre d’une procĂ©dure prioritaire. Dans le cas oĂą la CNDA annule la dĂ©cision de l’OFPRA, il devra alors ĂŞtre attribuĂ© Ă  l’Ă©tranger, par la prĂ©fecture et cela dans les huit jours Ă  compter de sa demande, un rĂ©cĂ©pissĂ© de titre de sĂ©jour d’une validitĂ© de trois mois renouvelable ayant la mention « reconnu rĂ©fugiĂ© ». Ce rĂ©cĂ©pissĂ© permet de travailler. Dans le cas oĂą la CNDA confirme la dĂ©cision nĂ©gative de l’OFPRA, un refus de sĂ©jour est notifiĂ© Ă  l’Ă©tranger et une invitation Ă  quitter le territoire dans le dĂ©lai d’un mois lui est notifiĂ©e. Le demandeur a la possibilitĂ© de faire un pourvoi devant le conseil d’État dans les deux mois de la notification de la dĂ©cision de la CNDA. Le recours devant le Conseil d’État conseil d’État n’est pas suspensif permettant ainsi Ă  l’administration d’effectuer une procĂ©dure d’Ă©loignement en direction de l’Ă©tranger. Le pourvoi en cassation n’a pas pour finalitĂ© d’analyser les faits mais seulement de vĂ©rifier que la CNDA a fait une bonne application du droit. Le Conseil d’État met quelques fois plus de deux ans avant de rendre un jugement ;
  • accorder l’asile : le demandeur qui a obtenu la qualitĂ© de rĂ©fugiĂ© va se voir octroyĂ© une carte de rĂ©sident de dix ans renouvelable de plein droit. S’il a bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’asile au titre de la protection subsidiaire il lui sera attribuĂ© une carte de sĂ©jour temporaire d’un an portant la mention « vie privĂ©e et familiale ». Cette carte sera renouvelĂ©e sous rĂ©serve que les conditions de son attribution restent valables le jour de son renouvellement.

Mettez toutes les chances de votre côté

Notes

Note 01 C'est le ministre de l'Intérieur qui prendra la décision autorisant ou refusant l'entrée sur le territoire. Cette décision interviendra après une demande d'avis à l'OFPRA. Retour au texte

Note 02 Pendant cette période, l'étranger ne peut faire l'objet d'une procédure d'expulsion. Retour au texte

Note 03 Il faut savoir que les mineurs font l'objet d'une protection particulière puisque s'ils peuvent effectivement effectuer une demande d'admission au séjour dans le cadre d'une demande d'asile ces derniers ne sont pas expulsables en cas de réponse négative et cela jusqu'à leur majorité. S'il s'agit de mineurs isolés qui demande l'asile alors un administrateur ad hoc leur sera désigné pour effectuer toutes les démarches nécessaires dans le cadre de la demande d'asile. Ils n'ont pas à demander d'admission préalable au séjour (APS d'un mois puis récépissé de 3 mois) puisqu'ils ne sont pas expulsables. Retour au texte

Note 04 Il faut savoir que dans certaines régions, à titre expérimental, la demande d'admission au séjour doit être déposée auprès de la préfecture de région (il en sera ainsi pour la région Aquitaine). Retour au texte

Note 05 Les autorités de la préfecture peuvent refuser l'admission au séjour dans plusieurs cas (art. L. 741-4 du CESEDA) : l'examen de la demande d'asile est de la compétence d'un autre État en application des dispositions du règlement (CE) n° 343/2003 du Conseil du 18 février 2003 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile présentée dans l'un des États membres par un ressortissant d'un pays tiers, ou d'engagements identiques à ceux prévus par ledit règlement avec d'autres États ; l'étranger qui demande à bénéficier de l'asile possède la nationalité d'un pays pour lequel ont été mises en œuvre les stipulations du 5 du C de l'article 1 er de la convention de Genève ou d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr (c'est-à-dire un pays respectant les principes de la liberté, de la démocratie et de l'état de droit, ainsi que les droits de l'homme et les libertés fondamentales) ; la présence en France de l'étranger constitue une menace grave pour l'ordre public, la sécurité publique ou la sûreté de l'État ; la demande d'asile repose sur une fraude délibérée ou constitue un recours abusif aux procédures d'asile ou n'est présentée qu'en vue de faire échec à une mesure d'éloignement prononcée ou imminente. Constitue, en particulier, un recours abusif aux procédures d'asile la présentation frauduleuse de plusieurs demandes d'admission au séjour au titre de l'asile sous des identités différentes. Constitue également un recours abusif aux procédures d'asile la demande d'asile présentée dans une collectivité d'outre-mer s'il apparaît qu'une même demande est en cours d'instruction dans un autre État membre de l'Union européenne. Il faut savoir que le refus d'autorisation de séjour dans les 3 derniers cas n'empêche pas l'étranger d'effectuer une demande d'asile auprès de l'OFPRA. Cependant, dans ce cas, l'OFPRA traitera sa demande sur la base d'une procédure prioritaire c'est-à-dire que l'office se prononcera dans les quinze jours et dans les quatre-vingt-seize heures dans le cas où l'étranger se trouve en rétention. L'étranger qui est dans l'attente d'une réponse selon la procédure prioritaire ne peut faire l'objet d'un éloignement du territoire mais peut faire l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière temporairement non exécutable et être placé en rétention tant que l'office ne s'est pas prononcé. Retour au texte

Note 06 L'étranger doit justifier d'un lieu de résidence. Si cela n'est pas le cas il a la possibilité de se faire domicilier auprès d'une association agréée. Retour au texte

Note 07 Il faut savoir que lorsqu'une personne dépose une demande d'asile elle n'a pas à mentionner le fondement juridique de sa demande. C'est l'OFPRA qui, étudiant le dossier, se prononcera sur le fondement devant être donné à la demande d'asile (asile constitutionnel, conventionnel...). Retour au texte

Note 08 Dans l'attente d'une réponse de l'OFPRA les demandeurs d'asile possèdent plusieurs droits : ils peuvent bénéficier d'un hébergement dans des structures spécialisées (CADA par exemple) ; ils ne peuvent faire l'objet d'un arrêté d'expulsion étant en situation régulière dans l'attente de la décision de l'OFPRA ; peuvent bénéficier d'une allocation temporaire d'attente sous certaines conditions ; ils peuvent bénéficier de la CMU. Retour au texte

Note 09 Silence de l'OFPRA depuis au moins deux mois. Retour au texte

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