SubsidiaritĂ© – Selon le prĂ©sident du Gart, « les textes constituant le 4e paquet ferroviaire ne respectent pas le principe de subsidiaritĂ©. » Deux points ont alertĂ© Roland Ries : tout d’abord, « la rĂ©daction proposĂ©e par la Commission europĂ©enne tend implicitement Ă interdire la crĂ©ation de toute entreprise ferroviaire verticalement intĂ©grĂ©e après l’entrĂ©e en vigueur de la nouvelle directive. De plus, la Commission europĂ©enne sera dotĂ©e d’un pouvoir souverain d’apprĂ©ciation lui permettant d’interdire Ă tout opĂ©rateur membre d’une entreprise verticalement intĂ©grĂ©e de proposer des services ferroviaires de voyageurs hors des frontières d’origine, alors mĂŞme que le fonctionnement de ladite entreprise n’aurait soulevĂ© aucune objection jusque-lĂ . »
Concurrence en 2019 – En clair, et alors que la Commission europĂ©enne vise Ă introduire une obligation de mise en concurrence pour les contrats de service public Ă partir de dĂ©cembre 2019, le sĂ©nateur redoute l’incertitude juridique qui pourrait dĂ©couler d’un tel texte, tant sur les services ferroviaires opĂ©rĂ©s en France, que sur ceux organisĂ©s dans un autre pays europĂ©en.
En l’espèce, les entreprises ferroviaires, lorsqu’elles forment des structures verticalement intégrées, pourraient se voir interdire d’opérer dans d’autres Etats membres.
Pour l’heure, la commission des Affaires européennes a adopté la proposition de résolution de Roland Ries. Elle va examiner en profondeur le 4e paquet ferroviaire.
Pour mémoire, cet ensemble de textes avait été présenté officiellement le 30 janvier dernier.
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