La première sĂ©ance de nĂ©gociations syndicats-patronat pour l’application de la loi sur l’introduction d’un service minimum dans le secteur des transports interurbains et scolaires a tournĂ© court le 25 septembre, a-t-on appris de sources concordantes.
L’ensemble des organisations syndicales ont quittĂ© rapidement la sĂ©ance après des prises de parole. Trois syndicats, FO, la CFDT et la FNCR (autonomes), ont annoncĂ© qu’ils ne nĂ©gocieraient pas, tandis que la CGT et la CFTC, bien qu’opposĂ©es Ă la loi, se rendront Ă la prochaine sĂ©ance le 4 octobre, ont prĂ©cisĂ© des sources syndicales.
La FĂ©dĂ©ration nationale des transports de voyageurs (FNTV, patronat) a regrettĂ© cette attitude, « alors que la loi doit s’appliquer ».
« Il est possible de nĂ©gocier au niveau de la branche sur son volet prĂ©vention des conflits, mais sur le volet organisation en cas de grève c’est trop complexe, du fait de la multiplicitĂ© des collectivitĂ©s concernĂ©es », a prĂ©cisĂ© GĂ©rard Perre, prĂ©sident de la commission sociale de la FNTV.
Pour le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de FO-transports, GĂ©rard Appruzese, la loi sur le service minimum « n’est pas une loi de nĂ©gociations mais une loi d’obligation ».
Si aucun accord n’est trouvĂ© avant la fin de l’annĂ©e, « un dĂ©cret s’appliquera de façon contraignante au 1er janvier » dans les entreprises, a-t-il indiquĂ©, « ce qui nous laisse le temps de nous mobiliser », a-t-il estimĂ©.
Pour Jean-Marc Lambert (CGT transports interurbains), « nous attendons des propositions concrètes du patronat pour favoriser le dialogue social ».
Les transports interurbains et scolaires comprennent quelque 40.000 salariĂ©s dans 3.000 entreprises souvent familiales. 95% d’entre elles ont moins de 50 salariĂ©s, 50% moins de 5 salariĂ©s. Les grèves sont peu nombreuses de ce fait.
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