La ville de Lyon a inaugurĂ© le 7 novembre une chaufferie au bois, qui alimentera 5.500 logements et 30 Ă©quipements publics, avec « une rĂ©duction de la pollution de 80% », notamment pour les rejets de CO2, par rapport Ă l’ancienne chaufferie qui fonctionnait au charbon et au fioul.
« Cette chaufferie permettra de rĂ©duire la pollution rejetĂ©e de 80%, avec notamment une Ă©conomie de 24.500 tonnes de CO2 par an, soit une rĂ©duction de 87% des Ă©missions de CO2 », a expliquĂ©, lors de l’inauguration, JoĂ«l Bizot, directeur adjoint de la construction de la ville de Lyon.
« On ne coupe pas du bois pour alimenter la chaufferie, a-t-il ajoutĂ©, mais on utilise du bois rĂ©cupĂ©rĂ© Ă partir des dĂ©chets d’Ă©lagage, des espaces verts, des dĂ©chets de sciure, issus de palettes ou de caisses ».
SituĂ©e dans le quartier de La Duchère, l’une des trois collines de Lyon, cette chaufferie, qui a fonctionnĂ© pendant plus de 40 ans au charbon et au fioul, a Ă©tĂ© entièrement rĂ©novĂ©e, de mai 2006 Ă octobre 2007, pour un budget de 15 millions d’euros, afin de pouvoir dĂ©sormais ĂŞtre alimentĂ©e par du bois.
« De plus, l’utilisation du bois au lieu du fioul, dont le prix est indexĂ© sur la hausse du pĂ©trole, va permettre des baisses de charges de chauffage pour les riverains de l’ordre de 10% », a ajoutĂ© JoĂ«l Bizot.
Avec 9,3 millions de tonnes Ă©quivalent pĂ©trole (Mtep), la France est le premier pays consommateur de « bois-Ă©nergie » pour le chauffage en Europe, devant la Suède (8,2 Mtep) et la Finlande (Mtep), selon l’Agence de l’environnement et de la maĂ®trise de l’Ă©nergie (Ademe).
Thèmes abordés








