Longtemps qualifiĂ© d’arlĂ©sienne, l’accès direct aux fichiers est une revendication ancienne des policiers municipaux. Et une promesse toute aussi ancienne des gouvernements successifs. En 2014, dĂ©jĂ , le ministère de l’IntĂ©rieur annonçait un dĂ©cret. Depuis lors, le texte est passĂ© entre toutes les mains, parfois plusieurs fois. RĂ©cemment encore, la CNIL puis le Conseil national d’Ă©valuation des normes eurent Ă donner leurs avis.
Le décret, qui marque une évolution significative de la pratique professionnelle des policiers municipaux, est finalement paru au Journal officiel du 24 mai. Que prévoit-il ? Quelles en sont les limites ? Et surtout, quelle mise en pratique de cet accès ?
MĂŞme si les deux fichiers concernĂ©s – Système national des permis de conduire (SNPC) et Système d’immatriculation des vĂ©hicules (SIV, font logiquement l’objet de diffĂ©rents articles dans le Code de la route, une analyse globale est possible en raison des similitudes.
Différents types d’accès
Plusieurs situations sont à distinguer, même si toutes les précisions n’ont pas encore été apportées par les textes. On distingue en effet, comme précédemment, plusieurs modalités d’accès aux informations contenues dans le fichier :
- un accès direct,
- un accès indirect par l’intermédiaire soit des services de police ou de gendarmerie soit du préfet.
Les agents de police municipale et les gardes champêtres, ainsi que les maires, sont concernés, selon les cas, par certaines ...
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