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Fonction publique

Les Français et les fonctionnaires, je t’aime moi non plus ?

Publié le 07/06/2018 • Par Blanche Bourgeois • dans : France, Toute l'actu RH

Marianne dans une mairie
Fotolia
Les Français seraient-ils schizophrènes ? Deux sondages à quelques semaines d'écart révèlent le rapport paradoxal des citoyens à leurs agents. Si la population plébiscite la fonction publique, elle juge la dépense publique trop élevée. Un hiatus plus logique qu'il n'y paraît jugent pourtant certains experts.

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Cherchez l’erreur… Alors qu’un sondage de l’IFOP publiĂ© il y a quelques semaines rĂ©vĂ©lait qu’un tiers des Français estimait qu’il fallait baisser la dĂ©pense publique, une nouvelle Ă©tude du mĂŞme institut, commandĂ©e notamment par le journal d’orientation libĂ©rale L’Opinion, dĂ©voile l’attachement des citoyens Ă  la fonction publique.

A la question « considérez que chacune des activités suivantes devrait à l’avenir être assurée par le secteur public ou le secteur privé ? », 73% des répondants estiment que la fonction publique en général et notamment territoriale doit continuer de prendre en charge les bibliothèques, les piscines, les stades municipaux…

Même constat pour le ramassage des ordures ménagères (62%) ou les transports en commun à 68%. Les Français seraient-ils schizophrènes, souhaitant à la fois des services publics de qualité et des fonctionnaires de moins en moins nombreux ?

La fonction publique, une tradition bien française

« La contradiction n’est qu’apparente » juge Jean-Philippe Dubrulle du département Opinion de l’IFOP. « La France reste un pays qui a une tradition forte du service public. Les Français restent fortement très à la notion d’égalité et le service public qui est censé être présent partout sur le territoire y fait directement écho. »

Luc Rouban, directeur de recherches au CNRS estime, lui, que la remise en cause de la dépense publique ne concerne pas le regard des citoyens sur les agents.

Plus que les fonctionnaires, c’est la dĂ©pense publique qui pose question

« L’ensemble des dépenses liées aux fonctionnaires de l’Etat, territoriaux et hospitaliers et notamment à leurs revenus ne représentent que 23% de la dépense publique. 58% de celle-ci renvoit aux dépenses de transfert qui concernent principalement les aides sociales comme le RSA, l’allocation adulte handicapé… » Comprendre : moins que les fonctionnaires, ce sont les minima sociaux qui seraient dans le viseur des Français.

Plus largement, il faudrait inscrire ce grand Ă©cart dans un contexte social. « Les problèmes constatĂ©s Ă  l’Ă©chelle individuelle sont de plus en plus rarement associĂ©s, de manière spontanĂ©e, Ă  des causes globales, mĂ©ritant des rĂ©ponses collectives. Il n’est donc pas si troublant que cela de constater les contradictions persistantes et toute l’ambivalence qui traversent les Français sur la thĂ©matique des services publics » jugent ainsi ChloĂ© Morin, ancienne conseillère en charge de l’opinion publique Ă  Matignon sous Manuel Valls et Marie Gariazzo, directrice adjointe au dĂ©partement Opinion de l’IFOP dans une tribune sur l’Huffington Post.

Le grand écart entre villes et campagnes

Autre enseignement de cette étude, le profil des répondants -âge, sexe, lieu de vie, niveau d’études- modifie la donne. Ce sont dans les communes rurales que l’on trouve le plus de citoyens qui défendent le service public. 72% des personnes interrogées qui vivent en commune rurale se disent ainsi très attachées à la gestion publique des transports en commun contre 36% pour les habitants de l’agglomération parisienne.

Un hiatus qui s’explique, estime Jean-Philippe Dubrulle, « par la question de survie que représentent les services publics dans les territoires ruraux ».

« Dans les campagnes, il y a une sensibilité beaucoup plus forte à la fonction publique que dans les grandes villes qui s’explique par deux phénomènes : d’abord la présence de plus en plus faible des services publics et une population moins aisée(…) La privatisation renvoie à un processus qui va amener une augmentation des prix des services rendus, ce qui inquiète les plus modestes » continue ce dernier.

L’amour plus fort que tout

« Dans les grandes villes, les services publics sont partout, ce qui rend paradoxalement leur visibilité moins forte. Et puis l’électorat qui a voté La République en Marche estime que le modèle de la fonction publique est imparfait et qu’il faut le transformer » complète le sondeur. Un élément à garder en tête alors que le rapport d’Action publique 2022 prônerait un plan d’économies de la dépense publique de 30 milliards d’euros ont révélé nos confrères des Echos.

Mais tout n’est pas noir sous le ciel de la fonction publique. Un sondage réalisé par la société Odoxa à l’automne dernier indique que 64% des Français ont une bonne opinion du secteur public. Manifestement, le message a du mal à passer. 65% des agents publics se sentent en effet mal aimés. « Les fonctionnaires se sentent très peu considérés par les usagers mais ce n’est pas du tout la réalité. Les Français sont fiers de leurs services publics » insiste Luc Rouban.

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Commentaires

Les Français et les fonctionnaires, je t’aime moi non plus ?

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Henri Tanson

08/06/2018 08h29

Depuis des annĂ©es, nos dirigeants essaient de faire passer l’idĂ©e auprès du public, que les fonctionnaires, ça coĂ»te de l’argent, que les services publics ce sont avant tout des dĂ©penses, en sous-entendant que si les services Ă©taient confiĂ©s au privĂ©, tout serait moins cher… Le privĂ© Ă©tant forcĂ©ment vertueux.
Et depuis que nous avons basculĂ© dans l’UE (Maastricht 1993), la Commission europĂ©enne n’en finit pas de pousser la France Ă  rĂ©duire ses dĂ©penses publiques, Ă  privatiser ses services publics. L’article 106 du TFUE impose la mise en concurrence de tout ce qui est public en France, avec le secteur privĂ©.
Alors, nos prĂ©sidents successifs obĂ©issants et soumis, rĂ©duisent les budgets, vendent des entreprises publiques, confient au privĂ© des secteurs Ă©conomiques entiers…
Mais est-ce bien notre intérêt ?
Si les Français n’Ă©taient pas soumis Ă  ces campagnes de dĂ©nigrement, ils n’accepteraient pas ces rĂ©formes contraires Ă  leur intĂ©rĂŞt.

Chouquette77

08/06/2018 02h52

Ces Français lĂ  veulent tout simplement des services publics gratuits et efficaces ; en gros, ils sont pour l’esclavage des fonctionnaires qui devraient ĂŞtre Ă  leur entier dĂ©vouement et gratuitement cela va sans dire. Ils oublient que derrière ce sont des personnes, des gens qui ont une vie privĂ©e, une famille Ă  nourrir, un logement, des factures et des impĂ´ts Ă  payer. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre (et le c*l de la crĂ©mière en plus) !

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