Une nouvelle étude de janvier sur l’égalité professionnelle dans la fonction publique territoriale édité par la Fédération nationale des centres de gestion (FNCDG) et l’Association nationale des directeurs et directeurs adjoints des centres de gestion (ANDCDG) de la fonction publique territoriale, avec le CIG Petite couronne, dresse un état des lieux des tendances permettant d’apprécier la situation comparée des femmes et des hommes et son évolution.
L’étude fait état d’un nombre majoritaire de femmes dans la FPT (61%) mais inégal selon les structures et les filières. Les centres communaux d’action sociale affichent le taux le plus élevé (89%), suivis des communes de moins de 20 agents (68%). Les intercommunalités sont les plus « équilibrées » (54% malgré des disparités selon leur taille).
Concernant les filières, parmi les très féminisées, le document fait état de la filière médico-sociale (96% de femmes), administrative (84%), animation (74%). Tandis que les filières masculinisées sont : la filière technique (59% d’hommes), sportive (71%), police municipale (79%), incendie secours (93%).
Une précarité plus élevée chez les femmes
Mais parallèlement à cette féminisation des métiers, le document présente aussi un taux de précarité plus élevé chez les femmes. Les femmes sont moins souvent titulaires (78% contre 83% pour les hommes). On compte moins de femmes en CDI (62% des femmes en CDI alors qu’elles représentent 67% des contractuels permanents).
L’étude note également que 90% des agents à temps partiel sont des femmes et 18% des femmes sont à temps non complet (contre 5% des hommes). L’absentéisme est plus élevé chez les femmes (7,3 % pour les femmes contre 6,1 % pour les hommes), ce fait est lié à l’âge, à la pénibilité des métiers et à la maternité.
Quant aux inégalités salariales, les femmes perçoivent en moyenne 6,7% de moins que les hommes. La moyenne de rémunération annuelle est de 31 938 euros pour les femmes contre 34 079 euros pour les hommes. Enfin, les primes représentent une part plus importante chez les hommes (21% contre 18%).
Références



