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Télécoms

Pourquoi ça coince sur la mutualisation des pylônes de téléphonie mobile

Publié le 22/12/2021 • Par Martine Courgnaud - Del Ry Romain Mazon • dans : A la une, actus experts technique, France

PylÙne antenne-relais
PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Les opérateurs ne sont pas contraints de partager les sites de téléphonie mobile. La loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique du 15 novembre 2021 apporte un début d’évolution dans les communes peu denses.

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Les antennes et pylônes de téléphonie mobile n’ont pas bonne presse. Ni auprès des citoyens, ni auprès des élus, dont certains contestent l’installation de ces équipements. Leur nombre est pourtant appelé à croître encore, avec le déploiement de la 5 G.

Une voie existe cependant pour diminuer leur nombre et leur impact environnemental : la mutualisation, qui consiste à ce que les opérateurs partagent l’infrastructure pour installer leurs équipements respectifs. Or, moins d’un site de téléphonie mobile sur deux est partagé entre plusieurs opérateurs télécoms. Fin 2020, 45 % des sites étaient en mutualisation « passive » d’équipements – les pylônes et les mâts –­ et 28 % en partage « actif » – par les antennes – selon la Cour des comptes, dans son rapport « Réduire la fracture numérique mobile : le pari du “New Deal” 4 G », publié en septembre. La mutualisation a progressé depuis 2017, même si la proportion est en baisse car le déploiement de sites a été plus rapide. Mais, alors que les élus le réclament, les opérateurs semblent, jusque-là, assez peu enclins à ce partage.

Développement tous azimuts

« Il ne faut pas oublier que le numérique mobile s’est construit sur une dynamique de concurrence par les infrastructures », rappelle ­Patrick ­Chaize, sénateur (LR) de l’Ain. Une stratégie que ­Jean-Luc ­Sallaberry, chef du département numérique de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies, qualifie de « péché originel de ­Bruxelles ».

Au fur et à mesure qu’ils développaient leurs réseaux, les quatre opérateurs mobiles – Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free – ont multiplié la construction de mâts et de pylônes pour assurer une bonne couverture. Un développement tous azimuts, encouragé par la Commission européenne au nom de la libre concurrence, qui n’a pas facilité le partage des sites entre opérateurs.

Surtout que, au-delà de limiter la prolifération de pylônes, la mutualisation a d’autres vertus : elle nécessite moins ­d’emprise foncière, entraîne des économies d’échelle, diminue la consommation d’énergie et accélère les déploiements. Sans compter qu’elle facilite « l’acceptabilité sociale ». C’est d’autant plus crucial en zone rurale, où la rentabilité est faible pour les opérateurs, et où les enjeux de développement économique et de communication mobile sont décisifs pour les territoires.

Equation satisfaisante

Ce – relativement– faible degré de mutualisation pourrait cependant connaître une accélération en ­raison de l’évolution des stra­tégies des opérateurs télécoms, avec le développement des « TowerCo », des opérateurs d’infrastructures. Ils exploitent des points hauts (pylônes, toits-­terrasses), où les opérateurs peuvent installer leurs antennes, sur un site déjà construit et dont le bail a été négocié.

Ces opérateurs interviennent sur plus de la moitié des 60 000 sites de téléphonie mobile français. « Nos solutions sont ­systématiquement mutualisées, précise ­Thierry ­Amarger, président d’ATC France, filiale du leader mondial American Tower Corporation. Cela permet d’aller plus vite et de créer une équation économique satisfaisante dans les petites communes, qui ont intérêt à faire venir plusieurs opérateurs. »

Dans la pratique, soit ATC rachète un pylône, le rend mutualisable et propose aux opérateurs télécoms de s’y relier. Soit, ayant identifié des besoins de couverture et une demande des opérateurs sur un territoire, la société investit dans la construction d’un pylône, avant de le proposer aux intéressés. Fin 2021, ATC disposera de 3 800 pylônes mutualisables, tous situés en zone rurale, dont plus de la moitié sous forme de bail direct avec les communes.

« Il existe aussi une limite technique à la mutualisation, signale ­Frédéric ­Gerbelot, chargé de mission à l’association de collectivités Avicca. Un pylône répondant aux besoins d’une certaine époque peut ne pas supporter la charge d’équipements supplémentaires quelques années plus tard. » Cependant, « la technologie permet aujourd’hui de rendre actif un pylône et, en même temps, de partager les flux et les fréquences. Tous les outils sont là pour mutualiser et contourner la stratégie européenne », précise ­Jean-Luc ­Sallaberry.

L’importance de la mutualisation se confirme avec le déploiement de la 5 G. En effet, alors qu’en milieu urbain la densité d’antennes suffit pour ce nouveau réseau, il faudra, en zone rurale, davantage de pylônes, pour une couverture équivalente à la 4 G. Car, si les bandes de fréquences utilisées pour la 5 G fournissent de meilleurs débits, elles portent en revanche beaucoup moins que celles qui supportent les réseaux 2 G, 3 G et 4 G.

Deux leviers pour accélérer le mouvement

Deux éléments récents, de nature différente, pourraient contribuer à inciter les acteurs à davantage mutualiser les pylônes de téléphonie mobile. La loi du 15 novembre 2021 visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France, d’abord. Impulsée par ­Patrick ­Chaize, sénateur (LR) de l’Ain, elle propose un nouveau moyen, pour les maires, de contrôler l’installation de nouveaux pylônes. Son article 30 permet aux élus de zones à faible densité de population ou d’habitation d’imposer l’utilisation des pylônes existants aux opérateurs. En cas d’impossibilité technique, ceux-ci devront fournir des justificatifs pour le prouver. La disposition pourrait notamment trouver sa pertinence dans les secteurs touristiques et sur le littoral : la population y croît pendant les vacances, les antennes s’y multi­plient et créent une pollution visuelle.

En effet, jusqu’à maintenant, rien ne contraignait les opérateurs à la mutualisation. Dans le cadre du plan du dispositif de couverture ciblée, selon lequel chaque opérateur s’est engagé à couvrir 5 000 sites définis par arrêtés ministériels, il y a bien une incitation à la mutualisation, mais pas d’obligation. L’article D.98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, prévoit que l’opérateur doit, « dans la mesure du possible », partager les sites.

L’autre élément qui pourrait booster la mutualisation tient à l’évolution du marché des opérateurs télécoms et la montée en puissance des Tower Co. Elles détiennent, selon la Cour des comptes, « plus de la moitié des sites en activité après notamment que les opérateurs leur ont cédé une partie de leur parc de pylônes pour alléger leur bilan et réduire leur endettement alors qu’ils doivent réaliser et financer des investissements importants ». SFR et Free ont créé leur propre TowerCo. Et Orange a lancé commercialement la sienne, Totem, le 2 novembre, en y logeant ses 26 000 sites mobiles et en prévoyant d’accueillir les autres opérateurs, contre un loyer. En ouvrant l’accès y compris à ses sites urbains, Orange pourrait faire bondir les envies de mutualisation.

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