Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[Interview] Télécommunications

« Il y a une course de vitesse entre les opérateurs pour déployer la 5G »

Publié le 04/11/2021 • Par Alexandre Léchenet Romain Mazon • dans : A la une, actus experts technique, France

Thomas-Reynaud
VV pour la Gazette
Thomas Reynaud, directeur général de Free répond aux questions de la Gazette. L'opérateur a longtemps joué de son image de trublion. Mais, s’il fait évoluer sa stratégie, il rencontre aussi quelques revers judiciaires dans le déploiement des pylônes de téléphonie mobile.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Quatre ans après son lancement, quelle est votre appréciation du new deal mobile, l’accord visant à accélérer la couverture des territoires ?

En plus de la généralisation de la 4G, le new deal a indéniablement accéléré les déploiements dans les zones blanches et grises. Parmi les sites que nous déployons, un sur deux l’est hors zones denses. En 2017, un réseau, c’était environ 10 000 points hauts (1) ; en 2030, ce sera 30 000 points hauts !

Le new deal mobile a clairement libéré notre capacité d’investissement, nous réinvestissons 30 % de notre chiffre d’affaires dans le réseau. Cela nous permet d’accélérer sur le déploiement, mais aussi sur la fibre optique.

Qu’en est-il de la couverture ciblée ?

Nous allons tenir nos échéances, même si nous rencontrons des difficultés, ici ou là. Parfois, c’est la disponibilité d’un terrain ; d’autres fois, c’est la nécessité d’amener de l’électricité jusqu’au site qui pose problème. Dans la majorité des cas, cela se passe très bien.

La Cour des comptes reproche aux opérateurs un manque de mutualisation. Quelle est votre position ?

La mutualisation est vertueuse et nous poussons pour la pratiquer au maximum, pour des raisons économiques, en matière d’impact visuel sur les paysages, mais aussi pour des raisons environnementales : un site dont les équipements sont mutualisés permet aux opérateurs présents de réduire leur consommation d’énergie de 30 % environ.

Le new deal mobile a permis de poser des règles de mutualisation pour les zones blanches et grises. 5 000 sites sont concernés et nous avons besoin, pour ceux encore à équiper, de davantage de mutualisation. Il faut pouvoir aller plus loin et nous souhaitons que les pouvoirs publics se saisissent de la question.

Une réforme de l’Ifer mobile a été évoquée, puis abandonnée. En quoi cette taxe vous pénalise-t-elle ?

Cette taxe a été créée en 2010 pour se substituer à la taxe professionnelle. Elle s’assoit sur le nombre de sites déployés, mais aussi sur le nombre de technologies utilisées. Avec la création de 20 000 sites supplémentaires par opérateur et l’arrivée de la 4G et de la 5G, son poids va être multiplié par trois dans les prochaines années, pour atteindre 500 millions en 2025. C’est une taxe contre-productive sur l’investissement et sur l’aménagement du territoire.

Par ailleurs, elle est aujourd’hui fragile, puisqu’elle s’appuie notamment sur des technologies qui vont s’éteindre. Nous souhaitons donc une réforme pour encadrer l’envolée spectaculaire de son produit et trouver une solution pérenne, pour les opérateurs, mais également pour les collectivités.

Parlons de la fibre : sur quels critères décidez-vous d’aller sur les réseaux d’initiative publique (RIP) ?

Nous souhaitons être présents sur l’intégralité des RIP. Nous le sommes sur 70 % aujourd’hui. Nous ne voulons pas nous contenter de louer ces réseaux. Nous voulons être en co-investissement aux côtés des collectivités. J’espère que la situation se débloquera avant la fin de l’année pour les RIP dans lesquels nous ne sommes pas encore présents.

Que faites-vous s’agissant de la qualité du réseau et des raccordements ?

Au niveau général, la situation s’améliore. Nous sommes extrêmement vigilants sur la qualité du raccordement, parce que ce sont nos réseaux. Et, derrière, ce sont nos abonnés. Nous alimentons les systèmes d’information avec un compte rendu « enrichi », géolocalisé et horodaté avec une photo prise avant et après l’intervention, puis analysé par des algorithmes d’intelligence artificielle. C’est un standard que nous avons été les premiers à mettre en œuvre.

Une consultation est en cours sur les contours du service universel de l’internet très haut débit. Comment vous positionnez-vous ?

L’universalité d’accès au très haut débit, on va le garantir, c’est une responsabilité collective, autant des pouvoirs publics que des opérateurs. Le déploiement à l’horizontal de la fibre sur le territoire va permettre d’apporter la fibre à 95 % des Français. Il faut que, sur les 5 % restants, on puisse apporter du très haut débit.

Nous pensons que l’ambition du service universel est d’apporter du très haut débit (30 Mbit/s plutôt que 8 Mbit/s) qui s’assoie à la fois sur la fibre et sur les technologies mobiles comme la 4G ou la 5G.

Le service universel doit être réfléchi d’une façon complètement différente à ce qu’il était jusque-là. On passe d’un réseau national opéré par un seul acteur à une pluralité d’acteurs et plusieurs réseaux.

Quelle est votre stratégie pour la 5G ? Faut-il envisager un dispositif afin de garantir l’équipement de tout le territoire ?

Nous sommes au tout début de l’aventure, mais nous investissons massivement sur cette technologie. Nous sommes le premier opérateur en matière de réseau 5G sur le nombre de sites. C’est essentiel pour la smart city ou pour de nombreux usages industriels. Nous faisons face à un défi industriel qui est un doublement du volume de données survenant tous les dix-huit mois.
Il n’est pas anodin que Free fasse son entrée sur le marché des entreprises et des collectivités au moment de l’arrivée de la 5G : nous considérons que cela va constituer une opportunité exceptionnelle pour venir adresser les sujets de ville intelligente ou d’usines connectées.
Sur le sujet de l’aménagement du territoire, aujourd’hui, il y a une course de vitesse entre les opérateurs pour déployer la 5G, et pas seulement dans les zones denses. La dynamique concurrentielle suffit, il n’y a pas besoin d’un dispositif comme le new deal mobile.

Comment le dialogue avec les maires s’organise-t-il ?

Il est constant. Les maires sont le point de passage obligatoire, d’un point de vue administratif, mais également sociétal, pour comprendre les besoins de la population et faire accepter localement le déploiement de nos réseaux. Même s’il existe des exceptions, les contacts sont en général permanents et bons. Nous avons une équipe dédiée à ces sujets, au plus près des territoires.

Après les municipales, plusieurs maires ont défendu des programmes d’allègement de la pression de l’installation des antennes. Comment réagissez-vous ?

Nous nous sommes lancés dans une démarche environnementale volontariste depuis plusieurs années : nous visons la neutralité carbone d’ici à 2035. Une vraie neutralité carbone, qui ne repose pas sur une compensation, mais sur la réduction de nos émissions de CO2. J’ai la conviction qu’il n’y aura pas de transition environnementale sans transition numérique. Mais, pour que cette dimension-là soit acceptable, nous devons être, en tant qu’opérateur, irréprochables.

Comment vous positionnez-vous vis-à-vis de la souveraineté numérique ?

Nous sommes un acteur de la souveraineté numérique, au travers des choix technologiques que nous faisons mais également au travers du déploiement de notre activité de « cloud ». C’est un véritable « cloud » souverain. Souverain dans la dimension « hardware », avec des datacenters, qui nous appartiennent, localisés en France au plus près des citoyens et des consommateurs. Mais souverain aussi dans la couche logicielle, ce qui est unique ; seul OVH le fait également il me semble. Nous ne sommes pas dans la revente de services américains, mais dans le développement de nos propres services logiciels. C’est ce qui rend notre positionnement assez unique.

Thomas Reynaud a répondu à nos questions accompagné notamment de Céline von der Weid, directrice de la communication et de Ombeline Bartin, directrice des affaires publiques.

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 Toits-terrasses ou tours hertziennes où sont installées les antennes relais, ndlr. Retour au texte

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Transition énergétique : comment Primagaz accompagne les collectivités locales

de PRIMAGAZ

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

« Il y a une course de vitesse entre les opérateurs pour déployer la 5G »

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement