Les femmes représentent 61,5 % des agents de la fonction publique territoriale, soit près de 1,27 million d’agentes sur les 2,06 millions que compte ce versant au 31 décembre 2024, selon le bulletin d’information statistique n°207 de la DGCL publié le 11 février 2026. Derrière cette moyenne se cachent pourtant des écarts selon le statut, la catégorie et la filière d’emploi.
Ces écarts sont d’abord notables selon le statut. Les femmes sont ainsi plus représentées parmi les contractuels (65,9 %, soit environ 366 000 agentes) que parmi les fonctionnaires (59,1 %, soit environ 839 000 agentes), un écart de près de 7 points. Par catégorie, elles sont surreprésentées en catégorie A, tant chez les fonctionnaires (71,6 %) que chez les contractuels relevant de cette catégorie (66,3 %). La catégorie B constitue la seule exception à cette tendance, les fonctionnaires y étant davantage féminisés (65,5 %) que leurs homologues contractuels (61,7 %). Quant à la catégorie C, la part des femmes atteint 67,1 % chez les contractuels contre 55,7 % chez les fonctionnaires. Les femmes représentent par ailleurs 57,5 % des bénéficiaires de contrats aidés.
Des écarts marqués entre filières
Les écarts entre filières sont davantage marqués. Ainsi, les filières du soin et de l’accompagnement sont quasi exclusivement féminines, avec 95,1 % de femmes dans la médico-sociale et 94,5 % dans la sociale, suivies par les filières administrative (82,7 %), médico-technique (81,9 %) et animation (73,1 %). Les filières sécuritaires et sportives restent en revanche très majoritairement masculines, avec seulement 30,5 % de femmes dans la filière sportive, 22,2 % dans la police municipale et 7,9 % dans la filière incendie et secours.
Ces déséquilibres n’évoluent que très lentement, selon le bilan statistique de la DGCL. Ainsi, la part des femmes est passée de 7,1 % en 2022 à 7,9 % en 2024 au sein de la filière incendie et secours, et de 21,6 % à 22,2 % dans la police municipale sur la même période.
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