A quelques mois de l’élection présidentielle, l’occasion des rencontres européennes de la participation organisées par le think tank « Décider ensemble » était trop belle pour ne pas lancer un appel aux candidats à l’Elysée à placer le citoyen au cœur du débat politique.
« L’importance de l’abstention lors des dernières élections nous impose de réinventer nos pratiques politiques en y intégrant davantage de participation et de concertation. L’approche du scrutin présidentiel doit être l’occasion d’affirmer la place du citoyen au cœur des prises de décision », a lancé Bertrand Plancher, président de « Décider ensemble » en ouverture de ces trois journées de réflexion à Amiens.
Education
Concrètement, l’appel transpartisan propose de lancer le débat en soumettant cinq objectifs aux candidats aux élections présidentielles mais aussi législatives.
Parmi ces cinq objectifs figure la mise en place d’une « véritable éducation à la démocratie » afin de permettre à chacun d’être un « citoyen éclairé ». Sarah El Haïry, secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, présente aux rencontres européennes de la participation, a plaidé pour une éducation de la décision partagée dès le plus jeune âge. « L’école est le bon endroit pour apprendre la démocratie » a complété la secrétaire d’Etat sans pour autant annoncer de mesures concrètes pour remédier à la faible participation des jeunes aux dispositifs de démocratie directe.
« La désertion des jeunes dans le débat politique qui s’est traduite également par une forte abstention de leur part aux dernières élections doit nous conduire à nous interroger collectivement sur notre modèle démocratique et proposer des solutions pour l’avenir », a défendu Bertrand Plancher.
Réflexion centrale de ces rencontres 2021 de la participation, la mobilisation politique des jeunes interroge les acteurs de la démocratie. Comment intéresser les moins de 25 ans aux institutions représentatives traditionnelles ? Comment trouver d’autres formes de mobilisation plus inclusives et innovantes ? A ces questions, une seule certitude est affirmée à Amiens : « la démocratie de demain ne se fera pas sans la jeunesse ».












