©Regie Eau du Grand Lyon Studio Chaillou
Les composés per- et polyfluoroalkylés sont produits par l’industrie depuis les années 1950. Ces polluants dits éternels, qui se dégradent très peu, ont progressivement contaminé tous les milieux : eau, air, sol et alimentation. Dans les eaux destinées à la consommation humaine, l’Europe a intégré une limite de qualité sur vingt PFAS qui s’applique depuis le 1er janvier 2026. La France, ayant anticipé cette échéance depuis trois ans, ne devrait pas assister à une flambée de non-conformités. Mais la réglementation doit évoluer et si les traitements constituent transitoirement une solution à la main des collectivités, la prévention reste une priorité pour protéger la ressource de manière pérenne.
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Micropolluants, PFAS… Comme un poison dans l’eau
Appliquer la surveillance réglementaire
Depuis le 1er janvier 2026, la surveillance des composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS) est intégrée au contrôle sanitaire de l’eau potable en application de la directive européenne 2020/2184 du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Une limite de qualité a été fixée sur la somme de vingt PFAS, à 2 μg/L sur l’eau brute et 0,1 μg/L (ou 100 ng/L) sur l’eau distribuée. La France a anticipé cette échéance depuis janvier 2023. Deux instructions ont ainsi été publiées par la Direction ...






