C’est la question du moment : faut-il généraliser le port du masque FFP2, ce « bec de canard » beaucoup plus filtrant, notamment face au variant Omicron, très contagieux ? L’avis du Haut Conseil de la santé publique sur une éventuelle généralisation des FFP2 est attendu pour ce vendredi 7 janvier, face au regain épidémique.
L’avis du haut conseil très attendu
Alors que l’annonce de la distribution de masques chirurgicaux aux personnels enseignants a suscité des critiques, le Premier ministre, Jean Castex, a indiqué le 6 janvier sur BFMTV être prêt à prendre de nouvelles mesures si celles-ci sont jugées nécessaires : « S’il nous dit [le haut conseil, ndlr] de faire évoluer cette doctrine, nous ferons évoluer cette doctrine. »
Le 4 janvier, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait déclaré sur France Inter que les scientifiques estimaient aujourd’hui que le masque chirurgical apportait une protection suffisante en population générale. En effet, le Conseil scientifique Covid-19 avait indiqué dans son avis du 8 décembre dernier que le FFP2 était préconisé dans certaines circonstances pour « les personnes fragiles et non vaccinées ».
Distribution de FFP2 à certains personnels
Avant même l’avis du Haut Conseil de la santé publique, certaines collectivités ont néanmoins décidé de prendre les devants, à l’instar de Limoges, qui a annoncé fournir des FFP2 aux personnels et enseignants des crèches, accueils de loisirs, écoles maternelles et élémentaires de la ville. Cette mesure concerne 1 211 personnes, a indiqué la ville dans un communiqué.
De son côté, le conseil départemental de la Mayenne a annoncé avoir pris la décision d’équiper l’ensemble des agents en contact avec le public. Au total, 1 200 masques ont été livrés la semaine dernière « aux centres départementaux des solidarités et antennes à destination de ces professionnels ». « Une acquisition complémentaire de masques est en cours pour fournir, à raison d’un masque par jour à chaque agent en contact du public pendant tout le mois de janvier », indique la collectivité dans un communiqué. Le conseil départemental indique également être en train d’acquérir des autotests : le but est de les mettre à la disposition de ces mêmes agents à titre gratuit. « Ces acquisitions s’ajoutent aux 1 100 autotests destinés aux assistants familiaux », précise la collectivité.
Quant au conseil départemental de la Côte-d’Or, il a annoncé le 4 janvier avoir commandé 100 000 masques FFP2, dont « 10 000 qui seront livrés d’ici à la fin de la semaine dans les 54 collèges de la Côte-d’Orafin d’assurer une protection renforcéedes 450 agents départementaux, notamment ceux présentant des fragilités ou des facteurs de risques particuliers », précise la collectivité dans un communiqué.
Plusieurs pays européens ont déjà fait le choix de recommander, voire d’exiger le port du FFP2, plutôt que celui du masque chirurgical : c’est le cas de l’Autriche, de l’Allemagne, de l’Italie… En Italie, par exemple, le FFP2 est obligatoire dans certains lieux publics depuis le 25 décembre dernier : les transports publics, les théâtres, les musées, les cinémas et les stades, rappelle cet article de Courrier International, et l’Etat italien a dû intervenir pour fixer le prix à l’unité du FFP2 à 75 centimes d’euro.












