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Social

Un dispositif aide les jeunes sans-abri souffrant de troubles psychiques à se loger

Publié le 08/10/2021 • Par Rouja Lazarova • dans :

sante-logement-centre
sharaku1216 / AdobeStock
Sortant d’institutions ou de familles ne les prenant plus en charge, de nombreux jeunes en proie à des troubles psychiatriques sévères se retrouvent dans la rue.L’expérimentation « Un chez soi d’abord - jeunes » vise les 18-25 ans atteints de maladies psychiques se trouvant dans cette situation ou risquant de l’être.Le programme combine un accompagnement vers et dans le logement avec un suivi médico-social intense. C’est l’Etat qui le finance, avec certaines collectivités.

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«En tant que site historique de l’expérimentation Un chez soi d’abord, nous avons été sollicités en 2018 par la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement [Dihal] pour en lancer une autre, dédiée exclusivement aux jeunes », explique Nicolas Trujillo, coordinateur de « Un chez soi d’abord – jeunes » (UCSDJ), à Toulouse (486 800 hab.). Le programme consiste à loger des sans-abri atteints de troubles psychiatriques sévères, en leur assurant un accompagnement médicosocial intensif.

Inspiré du « Housing First » (le logement d’abord), il a été testé en France dans la Ville rose, ainsi qu’à Paris, Lille et Marseille entre 2011 et 2016, et élargi ensuite. L’évaluation démontre que, au-delà des effets bénéfiques pour les personnes, la démarche permet d’éviter des coûts.

Compétences mélangées

L’expérimentation de la version « jeunes » démarre fin 2019. En même temps, une initiative locale similaire, « Toit d’abord », voit le jour à Carpentras (28 800 hab., Vaucluse). Elle est pilotée par l’Agence régionale de santé (ARS) et l’actuelle direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, en partenariat avec l’association Rheso. L’ARS participe au financement. Dans les métropoles, l’expérience est quant à elle financée par la Dihal et l’ARS. Mais à Toulouse, elle a bénéficié du soutien des collectivités : 80 000 euros de la métropole et 40 000 du conseil départemental, au titre du fonds de solidarité pour le logement, qui servent notamment à financer un pécule pour les jeunes – nombreux – à intégrer le dispositif sans ressources.

A Lille et à Toulouse, les acteurs ont créé un groupement de coopération sociale et médicosociale (GCSMS). « Nous avons réuni trois porteurs : l’association Clémence-Isaure, spécialisée dans les addictions, le centre hospitalier Gérard-Marchant et le bailleur social Soliha. Le GCSMS a l’énorme avantage d’engendrer la transversalité. Nos compétences – addictologie, psychiatrie, accompagnement vers et dans le logement – se mélangent. De plus, il permet la mutualisation des moyens », estime Nicolas Trujillo.

Equipes de soin et de gestion

Dans les métropoles, le dispositif a une capacité de 50 places, à Carpentras, de 30. Les jeunes sont orientés par les acteurs de la veille sociale, les missions locales, le secteur de la psychiatrie, des services pénitentiaires.

Les équipes, pluridisciplinaires, se constituent en deux groupes : celles de soin et celles dédiées à la gestion et à l’intermédiation locatives. Les premières comprennent des éducateurs (à Carpentras, des « accompagnatrices sociales »), des infirmiers, des psychiatres, des psychologues, des médiateurs de santé pairs – une fonction primordiale, car ils permettent de transmettre le vécu des personnes et de faire vivre leur parole. Les secondes gèrent toute la partie logement (visites, états des lieux, signature de contrats de sous-location, apprentissage de ce qu’est un loyer, travail sur la signification du verbe « habiter »). En amont, elles captent les logements – essentiellement dans le parc privé, à leur grand regret car le logement social, moins cher, donne plus de perspectives à une prise d’autonomie.

Deux visites par semaine

L’accompagnement démarre en amont et se poursuit après l’entrée dans le logement à travers deux visites à domicile par semaine. Les professionnels interviennent en binôme. « Nous ne sommes pas en mode référent, mais dans la multiréférence. Une question médicale peut être abordée avec l’infirmier ou l’éducateur, en fonction de la confiance et du lien tissé avec le jeune », indique Nicolas Trujillo. Une grande partie de l’accompagnement est dédiée à l’acquisition d’autonomie. « Ils découvrent l’administration, ont des difficultés. Il faut leur apprendre comment fonctionnent la CAF, la Sécu, la mutuelle, mais aussi à se protéger et accéder à leurs droits », poursuit-il. La prise en charge psychiatrique se fait surtout par les centres médicopsychologiques (CMP). Même si ni le diagnostic – encore instable à cet âge – ni le suivi psychiatrique ne font partie des critères d’entrée dans le dispositif.

L’accompagnement doit s’adapter à un public spécifique. « Les jeunes sont à l’entrée de la maladie psychique, ils en ignorent les symptômes. L’acceptation de la maladie est la majeure difficulté. Nous faisons beaucoup d’éducation thérapeutique pour les aider à appréhender les symptômes et les traitements », confie Véronique Waxin, au sein de l’association ABJE Solidarités, à Lille.
« Les jeunes ont du mal à accepter un traitement à vie. Ils ont besoin d’arrêter, d’expérimenter. Nous travaillons en lien avec le CMP afin que ces fenêtres thérapeutiques se passent le mieux possible », approfondit Nicolas Trujillo. « Ils ont très envie de s’insérer socialement et professionnellement. Ils sont dynamiques, très demandeurs en activités », ajoute Véronique Waxin. L’insertion socioprofessionnelle est une priorité pour l’accompagnement de ces jeunes qui ont l’avenir devant eux.

1,1 M€

c’est le budget de fonctionnement annuel pour l’expérimentation à Toulouse et à Lille, répartis ainsi : 750 000 € pour l’accompagnement médicosocial et 350 000 € pour l’intermédiation locative.

 

Témoignage  – « La santé mentale engendre des difficultés avec l’emploi classique »

Hildegarde Thyberghien, responsable du service médicosocial de l’association Rheso, à Carpentras

« Nous sommes établis à Carpentras, mais nous captons des logements dans le Vaucluse, à Orange, à Sorgues et bientôt à Avignon. Nous proposons trois logements afin de donner le choix à nos jeunes et les rendre acteurs de leur parcours.
En général, ils ont moins connu la rue, en sont moins marqués. Notre public est composé de 75 % de femmes souffrant de psychotraumatismes provoqués par des violences subies. Nous avons, au sein de notre équipe, une psychologue spécialisée en victimologie pour renforcer l’accompagnement. Nous essayons de les amener vers le soin, mais les rendez-vous chez certains spécialistes excèdent six séances, et cela les décourage. Seules 60 % ont un certain suivi de santé. Une grande partie de notre travail est orienté vers l’insertion socioprofessionnelle. Nous avons un fort partenariat avec la mission locale qui suit nos jeunes et en intègre certains en garantie jeune. Nous signons une convention tripartite entre l’association Rheso, la mission locale et le jeune. La santé mentale engendre des difficultés avec l’emploi classique. Il faut prendre en compte sa temporalité.
Nous faisons de la médiation avec l’employeur et coopérons avec le programme de travail alternatif payé à la journée. La mission bien-être peut paraître non prioritaire, mais elle est indispensable et fait partie du rétablissement, ce qui reste notre objectif. Ce que nous voulons cultiver chez les jeunes, c’est de garder espoir. »

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