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Lutte contre les déserts médicaux

Hôpitaux : discrètement, les fermetures de services se poursuivent

Publié le 17/09/2021 • Par Géraldine Langlois • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

Hôpital
©Spiroview Inc. - stock.adobe.com
Moins fréquentes, les fermetures de services ou établissements hospitaliers surviennent tout de même encore, plus vraiment pour des raisons d'efficience financière ou de sécurité mais parce que la tension du marché de l'emploi médical et soignant impacte des hôpitaux des petites villes de plein fouet. L'emploi et l'attractivité des territoires concernés en pâtit toujours.

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La fermetures de plusieurs services d’urgences et de Smur durant l’été, la nuit ou toute la journée, a rappelé que même quand les besoins en soins restent forts, ce type de mesure peut survenir et pose de sérieux problèmes en termes d’égalité d’accès aux soins. Les fermetures définitives de maternités, de services de chirurgie ou d’urgences – voire de petits hôpitaux – se font certes moins fréquentes ces dernières années. Il faut dire que « les pouvoirs publics ont eu la main lourde » antérieurement, observe Christophe Bouillon, maire de Barentin (Seine-Maritime) et président de l’Association des petites villes de France (APVF). Selon lui, avec 100 000 lits fermés en 20 ans, ce qui est « énorme », « on a atteint l’os en matière de fermeture d’hôpitaux et de services ».

Michèle Leflon, présidente de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité (CNCDHMP), partage cet avis : « Au point où on en est, toute nouvelle fermeture met une partie de la population à plus de 30min d’un autre service et augmente la part de la population qui en est déjà éloignée. »

Même moins nombreux, des projets sont tout de même en cours. A Luçon (Vendée, 9400 hab.), les habitants militent pour le maintien du service d’urgences. Celui de Sarlat (Dordogne, 9000 hab.) a été « sauvé », titre la presse locale. A Dole (Jura, 23 400 hab.), les habitants se mobilisent contre la fermeture du service de chirurgie conventionnelle au profit de la chirurgie ambulatoire et craignent celle de la maternité. A Vierzon (Cher, 26 900 hab.), la fermeture de l’hôpital, ardemment décriée par les habitants et les élus, a été écartée en 2019 mais une menace sur sa maternité a suivi…

Mobilisations locales

Les mobilisations locales permettent parfois d’éviter les fermetures prévues – ou de les retarder, comme à Die (Drôme), où la maternité a tout de même fini par être fermée fin 2017 après 30 ans de protestations. Mais sans mobilisation, les fermetures interviennent plus rapidement : « A Bar-le-Duc, la maternité a fermé du jour au lendemain » en 2019, observe Michèle Leflon.

En avril 2019, Emmanuel Macron a promis qu’il n’y aurait plus « d’ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d’hôpitaux ni d’écoles, sans l’accord du maire. » Mais selon la présidente de la Coordination, l’assentiment des maires est parfois acquis par les autorités de manière peu transparente ou contre des promesses sur des points qui dépendent d’autres autorités décisionnaires. « Les élus veulent vraiment bien faire et comme ils n’ont pas forcément tous les éléments en main, ils écoutent ce que leur explique l’ARS », poursuit Michèle Leflon.

Manque de personnels

Ni la coordination ni l’APVF ne remettent en cause les fermetures décidées pour des raisons de sécurité faute d’une activité objectivement suffisante. Elles ont lutté en revanche contre les fermetures liées au manque d’efficience financière mesuré à l’aune de la tarification à l’activité. Mais « aujourd’hui, estime Christophe Bouillon, les fermetures ne sont plus décidées pour des raisons comptables mais à cause du manque de personnel ».

Faute de personnel, on ferme d’abord quelques lits. Travailler dans le service devient moins intéressant et le recrutement plus difficile. D’autres lits sont fermés puis le service tout entier… Selon le président de l’APVF, le problème n’est donc plus le manque d’attractivité des territoires pour les professionnels de santé mais celui des hôpitaux eux-mêmes, dont la fermeture ou la réduction de voilure se répercute ensuite sur l’attractivité des territoires…

L’espoir du Ségur

« On a eu un espoir au moment de la crise sanitaire, qui est venue étayer les constats sur la crise hospitalière qui sévit depuis des années », note Christophe Bouillon, et lors du Ségur de la santé. L’une de ses conclusions vise en effet à soutenir le développement des des « hôpitaux de proximité » (sans maternité ni chirurgie), ancrés dans leur territoire, et à en faire des « laboratoires en matière de coopération territoriale ».

« Un début de réponse, selon l’APVF, dont tous les effets ne seront visibles qu’avec du temps et l’apport de moyens considérables », mais qui « n’est pas terminé » estime le président de l’association, notamment sur les dimensions concernant l’attractivité et la désertification médicale. Parmi les 50 propositions de sa contribution envoyée en septembre 2020 à Olivier Véran, l’APVF préconise par exemple, de rendre systématique « une étude d’impact sur le chiffrage des coûts indirects liés à la fermeture ou la réorganisation de services dans un bassin de vie », de réinstaller des plateaux techniques dans les hôpitaux de proximité et de placer ces hôpitaux « au cœur d’un bouclier de services », d’instaurer un moratoire sur les fermetures de lits, etc.

« On ne demande pas des hôpitaux tous identiques, insiste Christophe Bouillon, ce serait absurde, mais que les décisions soient basées sur des études populationnelles, sur les besoin de santé de la population de chaque territoire ». En tout cas, ajoute-t-il, « on ne peut plus vivre de fermetures sèches ». Des organisations originales, imaginées et mises en places ici ou là peuvent être dupliquées, comme la présence de médecins de l’hôpital voisin plusieurs jours par semaine pour maintenir une activité ou par le remplacement d’une activité par une autre.

« La crise sanitaire a montré qu’il faut renforcer les armatures hospitalières », souligne le président de l’APVF. Elle a aussi réveillé les aspirations des citadins à s’installer à la campagne. Le début d’une inversion de tendance ?

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