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Protection des données personnelles 

Publié le 16/02/2017 • Par laredacADS • dans : Juridique acteurs du sport

Cet article fait partie du dossier

Respect de la vie privée

 

« L’informatique doit ĂŞtre au service de chaque citoyen. Son dĂ©veloppement doit s’opĂ©rer dans le cadre de la coopĂ©ration internationale. Elle ne doit porter atteinte ni Ă  l’identitĂ© humaine, ni aux droits de l’homme, ni Ă  la vie privĂ©e, ni aux libertĂ©s individuelles ou publiques. » 

 

La loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative Ă  l’informatique, aux fichiers et aux libertĂ©s introduit de cette manière, dans son article 1, les enjeux attachĂ©s Ă  la protection des donnĂ©es personnelles des individus, dans un monde confrontĂ© au dĂ©veloppement rapide des solutions informatiques permettant le traitement aisĂ© de telles donnĂ©es. 

 

La loi s’applique de manière large, Ă  l’ensemble des traitements automatisĂ©s de donnĂ©es Ă  caractère personnel, Ă  l’exception des traitements mis en Ĺ“uvre pour l’exercice d’activitĂ©s exclusivement personnelles. 

 

Les entreprises et associations sportives sont directement concernĂ©es par le droit des donnĂ©es Ă  caractère personnel Ă  plusieurs titres, au titre de leur gestion du personnel, de la gestion des membres de l’association, de la billetterie mise en Ĺ“uvre, d’opĂ©rations rĂ©alisĂ©es auprès d’abonnĂ©s, de prospects, etc. 

 

Dans ce cadre, il importe de rappeler les principes gĂ©nĂ©raux de la loi, de rappeler les obligations Ă  charge du responsable du traitement, notamment au regard des formalitĂ©s prĂ©alables Ă  mettre en Ĺ“uvre auprès de la Cnil, ainsi que des obligations d’information concernant les personnes physiques concernĂ©es. 

 

C’est la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s) qui est chargĂ©e de veiller au respect de cette loi sur le territoire français. 

 

1. Les missions de la Cnil 

 

La Cnil est une autoritĂ© administrative indĂ©pendante.  

 

La Cnil est composĂ©e de dix-sept membres, parmi lesquels on compte, notamment, deux dĂ©putĂ©s et deux sĂ©nateurs dĂ©signĂ©s respectivement par leur chambre d’origine, trois personnalitĂ©s qualifiĂ©es, pour leur connaissance de l’informatique ou des questions touchant aux libertĂ©s individuelles, nommĂ©es par dĂ©cret, ou encore deux personnalitĂ©s qualifiĂ©es pour leur connaissance de l’informatique, dĂ©signĂ©es par le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale et le prĂ©sident du SĂ©nat. 

Les membres accomplissent un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. 

 

La Cnil est aujourd’hui prĂ©sidĂ©e par Alex TĂĽrk, sĂ©nateur. 

Elle a pour mission d’informer toutes les personnes concernĂ©es par un traitement de donnĂ©es Ă  caractère personnel, ainsi que tous les responsables de traitement de leurs droits et obligations au regard de la loi Informatique et libertĂ©s. 

 

Il lui revient Ă©galement de veiller Ă  ce que les traitements de donnĂ©es Ă  caractère personnel soient mis en Ĺ“uvre conformĂ©ment Ă  la loi. 

Ă€ ce titre, elle doit ĂŞtre sollicitĂ©e afin d’autoriser les traitements portant sur des donnĂ©es particulièrement sensibles. 

 

La Cnil a Ă©galement un rĂ´le de rĂ©daction de normes destinĂ©es Ă  simplifier l’obligation de dĂ©claration des responsables de traitement, pour les catĂ©gories les plus courantes de traitement, dont la mise en Ĺ“uvre n’est pas susceptible de porter atteinte Ă  la vie privĂ©e ou aux libertĂ©s. 

 

Elle a Ă©galement la charge d’éditer des règlements types en vue d’assurer la sĂ©curitĂ© des systèmes. 

 

Son rĂ´le s’étend Ă©galement Ă  la rĂ©ception des rĂ©clamations, pĂ©titions et plaintes relatives Ă  la mise en Ĺ“uvre des traitements de donnĂ©es Ă  caractère personnel et Ă  l’information des auteurs sur les suites donnĂ©es Ă  celles-ci. 

 

Enfin, elle peut ĂŞtre sollicitĂ©e par le biais de demandes d’avis Ă©manant des pouvoirs publics ou des juridictions sur des problĂ©matiques particulières relatives Ă  la loi Informatique et libertĂ©s. Elle est Ă©galement consultĂ©e sur tout projet de loi ou de dĂ©cret relatif Ă  la protection des personnes Ă  l’égard des traitements automatisĂ©s. Son avis est, dans cette hypothèse, rendu public. 

 

La Cnil a, en corollaire de ses missions, un pouvoir de contrĂ´le et de vĂ©rification portant sur tout traitement mis en Ĺ“uvre. 

 

Depuis la rĂ©forme du 6 aoĂ»t 2004, la Cnil peut Ă©galement, Ă  l’issue d’une procĂ©dure contradictoire, prononcer des sanctions Ă  l’encontre de responsables de traitement ne respectant pas la loi dont elle assure le respect. 

Celles-ci peuvent aller de l’avertissement Ă  une sanction pĂ©cuniaire pouvant atteindre 300 000 euros, en cas de rĂ©cidive, en passant notamment par une mise en demeure ou une injonction de cesser le traitement. 

Ces sanctions sont prises par la formation contentieuse de la Cnil, composĂ©e de six membres se rĂ©unissant au moins une fois par mois. 

 

Les dĂ©cisions de la Cnil peuvent faire l’objet de recours devant la juridiction administrative. 

 

Saisie par un avocat, la Cnil mène une enquête sur l’éventuelle contribution par le Paris Saint-Germain (le PSG) d’une liste de supporters indésirables, en dehors de tout cadre légal.

La plupart de ces ex-supporters seraient en opposition avec la direction du club sur la politique mise en œuvre par celui-ci et ne feraient l’objet d’aucune interdiction de stade.

 

2. DĂ©finitions 

 

Constitue une donnĂ©e Ă  caractère personnel toute information relative Ă  une personne physique identifiĂ©e ou qui peut ĂŞtre identifiĂ©e, directement ou indirectement, par rĂ©fĂ©rence Ă  un numĂ©ro d’identification ou Ă  un ou plusieurs Ă©lĂ©ments qui lui sont propres. 

 

Il peut s’agir du nom, du numĂ©ro d’immatriculation, du numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, de la photographie, d’élĂ©ments biomĂ©triques tels que l’empreinte digitale, l’ADN, etc., et, plus gĂ©nĂ©ralement, de toute information qui, sans ĂŞtre associĂ©e au nom d’une personne, peut permettre de l’identifier et de connaĂ®tre ses habitudes ou ses goĂ»ts. 

 

En revanche, la loi Informatique et libertĂ©s ne s’applique pas aux personnes morales. Ainsi, par exemple, un fichier comprenant des noms de sociĂ©tĂ©s ne relève pas du champ d’application de cette loi, en dehors des hypothèses oĂą il contiendrait des noms de personnes physiques. 

Le traitement en lui-mĂŞme de donnĂ©es Ă  caractère personnel correspond Ă  toute opĂ©ration, ou ensemble d’opĂ©rations, portant sur de telles donnĂ©es, quel que soit le procĂ©dĂ© utilisĂ©, et notamment, la collecte, l’enregistrement, l’organisation, la conservation, l’adaptation ou la modification, l’extraction, la consultation, l’utilisation, la communication par transmission, diffusion ou toute autre forme de mise Ă  disposition, le rapprochement ou l’interconnexion, ainsi que le verrouillage, l’effacement ou la destruction. 

Ă€ titre d’illustration, le fichier de gestion des joueurs d’une Ă©quipe de handball, afin d’assurer leur rĂ©munĂ©ration, le fichier des membres d’une association, un fichier de badges pour l’accès aux locaux… constituent de tels traitements soumis Ă  l’application de la loi Informatique et libertĂ©s. 

La loi Informatique et libertĂ©s met Ă  la charge du responsable du traitement un certain nombre d’obligations qui seront examinĂ©es ci-après. 

Est considĂ©rĂ©e comme le responsable du traitement la personne physique ou morale qui dĂ©termine les finalitĂ©s et les moyens des opĂ©rations appliquĂ©es Ă  des donnĂ©es Ă  caractère personnel. 

 

Afin d’identifier le responsable du traitement, il est possible de s’interroger sur les questions suivantes : 

– Ă  quoi servira le traitement et comment fonctionnera-t-il ? 

– qui s’en sert ? 

 

Le responsable du traitement doit ĂŞtre distinguĂ© des personnes qui interviennent dans le cadre de sa mise en Ĺ“uvre et, notamment, des sous-traitants qui ne peuvent agir que sous l’autoritĂ© du responsable du traitement et sur instruction de celui-ci. 

 

L’existence d’une relation de sous-traitance ne dĂ©charge pas le responsable du traitement de sa responsabilitĂ© vis-Ă -vis du respect de la loi Informatique et libertĂ©s. 

 

3. Les formalitĂ©s prĂ©alables Ă  accomplir avant toute mise en Ĺ“uvre d’un traitement de donnĂ©es Ă  caractère personnel 

 

De principe, l’ensemble des traitements automatisĂ©s de donnĂ©es Ă  caractère personnel doit faire l’objet d’une dĂ©claration prĂ©alable auprès de la Cnil. 

 

a) La dĂ©claration normale 

 

La dĂ©claration normale comporte l’engagement Ă©manant du responsable du traitement, selon lequel le traitement satisfait aux exigences de la loi. 

Elle doit ĂŞtre adressĂ©e Ă  la Cnil qui dĂ©livre, sans dĂ©lai Ă  l’expĂ©diteur, un rĂ©cĂ©pissĂ© Ă  partir duquel le traitement peut ĂŞtre mis en Ĺ“uvre. 

 

Pour les catĂ©gories les plus courantes de traitement, la Cnil Ă©tablit et publie des normes destinĂ©es Ă  simplifier l’obligation de dĂ©claration. Ces normes prĂ©cisent les finalitĂ©s des traitements faisant l’objet d’une dĂ©claration simplifiĂ©e, les donnĂ©es Ă  caractère personnel traitĂ©es, les catĂ©gories de personnes concernĂ©es, les destinataires auxquels les donnĂ©es Ă  caractère personnel sont communiquĂ©es, ainsi que leur durĂ©e de conservation. 

 

Dans cette hypothèse, les traitements correspondant Ă  l’une de ces normes peuvent faire l’objet d’un simple engagement de conformitĂ© envoyĂ© Ă  la Cnil. 

 

Enfin, certains traitements bĂ©nĂ©ficient d’une dispense de dĂ©claration de la part de la Cnil. Il s’agit, par exemple, s’agissant des collectivitĂ©s territoriales, des fichiers de fournisseurs ou, pour les associations, les traitements de paie, de comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale ou de communication non commerciale. 

 

b) La demande d’autorisation 

 

En revanche, certains traitements doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation prĂ©alable Ă  la Cnil. 

 

Parmi eux figurent, notamment, ceux portant sur des données génétiques, des diagnostics médicaux, des données relatives aux infractions, condamnations ou mesures de sûreté, ainsi que tous les traitements susceptibles du fait de leur nature, de leur portée ou de leur finalité, d’exclure des personnes du bénéfice d’un droit, d’une prestation ou d’un contrat, en l’absence de toutes dispositions législatives ou réglementaires(*)

Il s’agit, par exemple pour ces derniers, des listes noires tenues par les Ă©tablissements de crĂ©dit. 

 

De mĂŞme, le traitement de donnĂ©es correspondant aux origines raciales ou ethniques, Ă  la vie sexuelle ou Ă  la santĂ© des personnes concernĂ©es doit faire l’objet d’une demande d’autorisation prĂ©alable auprès de la Cnil. 

Ă€ cet Ă©gard, les fichiers de suivi mĂ©dical des clubs sportifs sont directement concernĂ©s. 

 

Les opĂ©rations de contrĂ´le effectuĂ©es courant 2009 par la Cnil, Ă  destination des clubs de football de Ligue 1 ont d’ailleurs, au premier chef, portĂ© sur ce type de fichiers collectant des donnĂ©es sensibles. 

 

Entrent Ă©galement dans l’obligation d’autorisation prĂ©alable de la Cnil, les traitements automatisĂ©s ayant pour objet l’interconnexion de fichiers dont les finalitĂ©s sont diffĂ©rentes, de mĂŞme que ceux comportant des apprĂ©ciations sur des difficultĂ©s sociales des personnes ou comportant des donnĂ©es biomĂ©triques nĂ©cessaires au contrĂ´le de l’identitĂ© des personnes. 

 

La Cnil se prononce lorsqu’elle est saisie d’une demande d’autorisation, dans un dĂ©lai de deux mois Ă  compter de la rĂ©ception de la demande. Ce dĂ©lai peut ĂŞtre renouvelĂ© une fois sur dĂ©cision motivĂ©e de son prĂ©sident. 

Lorsque la Cnil ne se prononce pas dans les dĂ©lais impartis, la demande d’autorisation est rĂ©putĂ©e rejetĂ©e. 

 

L’autorisation dĂ©livrĂ©e par la Cnil prĂ©cise la dĂ©nomination et la finalitĂ© du traitement, le service auprès duquel s’exerce le droit d’accès, les catĂ©gories de donnĂ©es enregistrĂ©es et les destinataires habilitĂ©s Ă  recevoir communication de ces donnĂ©es. 

 

4. La dĂ©signation d’un correspondant informatique et libertĂ©s (CIL) 

 

La rĂ©forme survenue par la loi n° 2004-801 du 6 aoĂ»t 2004 de la loi Informatique et libertĂ©s du 6 janvier 1978 a introduit la possibilitĂ© pour les organismes de dĂ©signer un correspondant informatique et libertĂ©s interne ou externe. 

 

Le correspondant Ă  la protection des donnĂ©es Ă  caractère personnel est chargĂ©, conformĂ©ment Ă  l’article 22 de la loi, d’assurer, d’une manière indĂ©pendante, le respect des obligations prĂ©vues dans la loi Informatique et libertĂ©s. 

Cette facultĂ© est ouverte Ă  tous les responsables de traitement, qu’ils aient le statut d’association, de collectivitĂ© locale, d’administration, de PME ou de multinationale. 

 

La dĂ©signation d’un correspondant informatique et libertĂ©s permet Ă  l’organisme concernĂ© d’allĂ©ger les formalitĂ©s dĂ©claratives auprès de la Cnil, puisque, Ă  compter de la dĂ©signation, seuls les traitements soumis Ă  autorisation ou avis prĂ©alable de la Cnil doivent ĂŞtre dĂ©clarĂ©s, les autres traitements n’étant soumis qu’à une obligation de figurer dans le registre tenu par le correspondant. 

Le correspondant informatique et libertĂ©s a Ă©galement un rĂ´le d’information et de sensibilisation sur la thĂ©matique « respect des donnĂ©es Ă  caractère personnel » et doit veiller au respect des droits des personnes concernĂ©es (droit d’accès, de rectification et d’opposition). 

 

Il s’assure, en outre, que les donnĂ©es traitĂ©es ne sont utilisĂ©es qu’aux seules fins pour lesquelles elles ont Ă©tĂ© collectĂ©es. 

 

Il lui appartient, enfin, de faire respecter la sĂ©curitĂ©, la confidentialitĂ© des informations, afin que celles-ci ne soient pas communiquĂ©es Ă  des personnes n’ayant aucune raison de les connaĂ®tre. 

 

Les missions du correspondant informatique et libertĂ©s sont donc les suivantes : 

– tenir, dans les trois mois de sa dĂ©signation, un registre recensant l’ensemble des traitements automatisĂ©s mis en Ĺ“uvre au sein de la structure l’ayant dĂ©signĂ© et en assurer l’accès Ă  toute personne intĂ©ressĂ©e ; 

– veiller Ă  l’application de la loi Informatique et libertĂ©s. Il peut, dans ce cadre, accomplir une mission de conseil auprès du responsable de traitement et contribue Ă  la diffusion, au sein de l’organisme, d’une culture informatique et libertĂ©s. En cas de difficultĂ© grave rencontrĂ©e dans l’exercice de ses missions, il lui revient le soin d’alerter la Cnil, après avoir effectuĂ© auprès du responsable du traitement l’ensemble des dĂ©marches nĂ©cessaires sans que celles-ci aboutissent ; 

– le correspondant informatique et libertĂ©s Ă©tablit un bilan annuel de ses activitĂ©s, qu’il prĂ©sente au responsable du traitement et tient Ă  la disposition de la Cnil. 

 

Le correspondant informatique et libertĂ©s peut ĂŞtre un salariĂ© de l’organisme (CIL interne) ou ĂŞtre une personne extĂ©rieure (avocat, par exemple). 

 

Le correspondant est une personne bĂ©nĂ©ficiant de qualifications requises pour exercer ses missions et ne peut faire l’objet d’aucune sanction de la part de son employeur, du fait de l’accomplissement de ses missions. 

Il peut saisir la Cnil des difficultĂ©s qu’il rencontre dans l’exercice de ses missions. 

 

En cas de non-respect des dispositions de la loi, le responsable du traitement reste responsable et est enjoint par la Cnil de procĂ©der aux formalitĂ©s prĂ©alables pour lesquelles il Ă©tait prĂ©cĂ©demment dispensĂ©. 

 

En cas de manquement constatĂ© Ă  ses devoirs, le correspondant est, quant Ă  lui, dĂ©chargĂ© de ses fonctions, sur demande, ou après consultation, de la Cnil. 

 

La dĂ©signation d’un correspondant informatique et libertĂ©s se fait après information des reprĂ©sentants du personnel et par notification Ă  la Cnil, sa dĂ©signation prenant effet un mois après la date de rĂ©ception de la notification par la Cnil. 

 

Ă€ titre d’illustration, la Ligue de football professionnel (LFP) a dĂ©signĂ©, en 2009, un correspondant informatique et libertĂ©s, afin d’allĂ©ger les formalitĂ©s de dĂ©claration et de veiller Ă  la bonne application de la loi Informatique et libertĂ©s. 

 

Dans l’hypothèse du non-respect par le club sportif des obligations dĂ©claratives auprès de la Cnil, le système correspondant ne pourrait ĂŞtre opposĂ© aux personnes concernĂ©es. 

 

Ne sont pas concernĂ©s par cette dispense de formalitĂ©s, mĂŞme en cas de nomination d’un correspondant Ă  la protection des donnĂ©es Ă  caractère personnel, les traitements concernĂ©s par un transfert de donnĂ©es Ă  caractère personnel Ă  destination d’un État non membre de la CommunautĂ© europĂ©enne.  

 

5. Les principaux traitements mis en Ĺ“uvre dans le cadre sportif 

 

a) La vidĂ©osurveillance 

 

La difficultĂ© en matière de vidĂ©osurveillance relève de la coexistence de ces deux rĂ©gimes, celui de la loi Informatique et libertĂ©s et celui de l’article 10 de la loi du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation pour la sĂ©curitĂ©, imposant une autorisation prĂ©fectorale. 

 

Ă€ cet Ă©gard, la dĂ©termination de la qualitĂ© de « lieu public » ou « ouvert au public », d’un cĂ´tĂ©, ou de « lieu privĂ© » ou « non ouvert au public », de l’autre, est fondamentale. 

 

En prĂ©sence de lieux mixtes ou dès lors que les images filmĂ©es dans les lieux publics sont enregistrĂ©es et conservĂ©es dans des traitements informatisĂ©s (pour lesquels s’applique la loi Informatique et libertĂ©s), une incertitude subsiste sur l’application du rĂ©gime pertinent. 

 

Les structures ayant dĂ©signĂ© un correspondant informatique et libertĂ©s (CIL) n’ont pas l’obligation de procĂ©der au dĂ©pĂ´t, auprès de la Cnil, d’une dĂ©claration normale visant le dispositif de vidĂ©osurveillance mis en place. 

 

> ProcĂ©dure Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s) 

 

Rien n’interdit Ă  un club sportif d’installer des camĂ©ras de vidĂ©osurveillance, Ă  condition de respecter les dispositions de la loi Informatique et libertĂ©s. 

 

Cette installation doit ĂŞtre motivĂ©e par des raisons de sĂ©curitĂ© des personnes ou des biens et ne peut viser les vestiaires, douches, toilettes ou tout autre endroit dont la surveillance constituerait une atteinte Ă  l’intimitĂ© de la vie privĂ©e des personnes concernĂ©es. 

 

Une information individuelle des personnes concernĂ©es doit ĂŞtre assurĂ©e prĂ©alablement Ă  l’installation du dispositif. 

 

De même, le club a l’obligation de consulter les représentants du personnel avant l’installation du système de vidéosurveillance(*)

 

Plus largement, l’existence du dispositif doit ĂŞtre signalĂ©e, collectivement, Ă  toute personne susceptible d’être filmĂ©e au moyen, par exemple, de l’apposition d’une mention d’information affichĂ©e Ă  l’entrĂ©e des locaux et prĂ©cisant les conditions d’exercice du droit d’accès aux enregistrements effectuĂ©s (cf. modèle proposĂ©). 

 

L’accès aux images enregistrĂ©es est limitĂ© aux personnes chargĂ©es de la sĂ©curitĂ© au sein du club sportif. 

 

Ă€ dĂ©faut de respect de ces règles, toute personne concernĂ©e peut saisir la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s) d’une plainte, ou l’inspection du travail, ou encore dĂ©poser une plainte pĂ©nale auprès du procureur de la RĂ©publique, afin de dĂ©noncer les faits constatĂ©s. 

 

En toute hypothèse, il reviendra au club sportif la charge de procĂ©der Ă  la dĂ©claration auprès de la Cnil du système de vidĂ©osurveillance mis en place. 

 

Cette dĂ©claration devra mentionner la finalitĂ© du traitement envisagĂ©, l’emplacement et le nombre des camĂ©ras installĂ©es, les destinataires des images collectĂ©es, ainsi que la durĂ©e de conservation de celles-ci, gĂ©nĂ©ralement limitĂ©e Ă  un mois. 

 

La Cnil doit Ă©galement ĂŞtre rendue destinataire des conditions d’information des personnes filmĂ©es sur leurs droits d’accès, de rectification et de suppression des donnĂ©es les concernant. 

 

> La procĂ©dure d’autorisation prĂ©fectorale 

 

Par ailleurs, les systèmes de vidĂ©osurveillance installĂ©s dans les lieux ouverts au public (stades, rues, locaux recevant du public, commerces, etc.) sont soumis, prĂ©alablement Ă  leur mise en place, Ă  une autorisation du prĂ©fet du dĂ©partement du lieu d’implantation ou, Ă  Paris, du prĂ©fet de police. 

 

L’autorisation prĂ©fectorale est prise après avis d’une commission dĂ©partementale des systèmes de vidĂ©osurveillance. 

 

Elle est donnĂ©e pour une durĂ©e de cinq ans renouvelable. 

 

La demande d’autorisation comprend un dossier complet dĂ©posĂ© auprès de la commission dĂ©partementale et doit ĂŞtre accompagnĂ©e des documents suivants : 

– un rapport de prĂ©sentation comprenant les motivations du projet et les techniques mises en Ĺ“uvre ; 

– un plan-masse des lieux indiquant les bâtiments du demandeur et ceux des tiers se trouvant dans le champ de vision des camĂ©ras avec l’indication des accès et ouvertures ; 

– un plan de dĂ©tails Ă  une Ă©chelle suffisante montrant le nombre et l’implantation des camĂ©ras ainsi que les zones qu’elles couvrent ; 

– la description du dispositif prĂ©vu pour la transmission, l’enregistrement et le traitement des images ; 

– la description des mesures de sĂ©curitĂ© qui seront prises pour la sauvegarde et la protection des images enregistrĂ©es ; 

– les modalitĂ©s d’information du public ; 

– le dĂ©lai de conservation des images ; 

– la dĂ©signation de la personne ou du service responsable du système ; 

– les consignes gĂ©nĂ©rales donnĂ©es aux personnes de l’exploitation du système pour son fonctionnement et le traitement des images ; 

– les modalitĂ©s du droit d’accès des personnes intĂ©ressĂ©es. 

 

L’autorisation prĂ©fectorale dĂ©livre un rĂ©cĂ©pissĂ© de la demande, qui est instruite par la commission.  

 

Cette commission est composĂ©e de quatre membres dĂ©signĂ©s pour trois ans (un magistrat du siège prĂ©sidant la commission, un maire, un reprĂ©sentant des chambres de commerce et d’industrie et une personne qualifiĂ©e choisie en raison de sa compĂ©tence par le prĂ©fet). 

 

La commission peut convoquer le demandeur ou solliciter des complĂ©ments d’information et transmet son avis au prĂ©fet qui est tenu de prendre sa dĂ©cision dans un dĂ©lai de quatre mois ; l’absence de rĂ©ponse valant rejet de la demande. 

 

Le refus exprès d’autorisation doit faire l’objet d’une dĂ©cision motivĂ©e. 

 

Le titulaire de l’autorisation doit tenir un registre mentionnant les enregistrements rĂ©alisĂ©s, la date de destruction des images et, le cas Ă©chĂ©ant, la date de leur transmission au parquet. 

 

Il doit informer le public de manière claire et permanente de l’existence du système et de la personne responsable, au moyen d’affiches ou de panneaux, dont le format, le nombre et la localisation doivent ĂŞtre adaptĂ©s Ă  la situation des lieux concernĂ©s. 

 

Toutes les modifications substantielles du système mis en place devront ĂŞtre dĂ©clarĂ©es Ă  la prĂ©fecture ; de mĂŞme que tout changement d’exploitant de l’établissement ou changement d’activitĂ©, de configuration des lieux, etc.(*) 

 

En dehors des cas oĂą une enquĂŞte de flagrant dĂ©lit, une enquĂŞte prĂ©liminaire ou une information judiciaire sont initiĂ©es, les enregistrements doivent ĂŞtre dĂ©truits dans le dĂ©lai fixĂ© par l’autorisation, lĂ  aussi limitĂ© Ă  un mois. 

 

Toute personne rencontrant une difficultĂ© dans le fonctionnement d’un système de vidĂ©osurveillance peut saisir la commission dĂ©partementale des systèmes de vidĂ©osurveillance ou s’adresser Ă  la juridiction administrative ou judiciaire suivant les situations et l’objet du recours (notamment en qualitĂ© publique ou privĂ©e de la personne responsable du système, recours en annulation d’autorisation prĂ©fectorale, poursuites pĂ©nales). 

 

La personne concernĂ©e peut Ă©galement agir en rĂ©fĂ©rĂ©, le cas Ă©chĂ©ant. 

 

Modèle d’information pour un équipement de vidéosurveillance

Établissement sous vidéosurveillance (représentation graphique d’une caméra).

Nous vous informons que cet établissement est placé sous vidéosurveillance pour des raisons de … (indiquer les finalités poursuivies).

Pour tout renseignement, s’adresser Ă  … (identifier la personne ou le service compĂ©tent), auprès duquel vous pouvez Ă©galement exercer votre droit d’accès, conformĂ©ment Ă  la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative Ă  l’informatique, aux fichiers et aux libertĂ©s, modifiĂ©e par la loi du 6 aoĂ»t 2004.

Ce modèle est disponible en version électronique sur www.modeles-experts.com

b) La gestion du personnel 

 

Les clubs sportifs sont Ă©galement amenĂ©s Ă  traiter des donnĂ©es Ă  caractère personnel dans le cadre de la gestion administrative des personnels, la mise Ă  disposition d’outils informatiques au profit de ceux-ci, l’organisation du travail, la gestion des carrières et de la mobilitĂ©, ainsi que la formation. 

 

Un tel traitement, dès lors qu’il respecte les contraintes prescrites par la dĂ©libĂ©ration n° 2005-002 du 13 janvier 2005 (norme simplifiĂ©e n° 46) Ă©laborĂ©e par la Cnil, peut se contenter d’un engagement de conformitĂ© Ă  cette norme, qui devra ĂŞtre adressĂ© Ă  la Cnil. 

 

Parmi les destinataires des donnĂ©es collectĂ©es figureront notamment les personnes habilitĂ©es chargĂ©es de la gestion du personnel, les supĂ©rieurs hiĂ©rarchiques des employĂ©s concernĂ©s, ainsi que les dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux et les instances reprĂ©sentatives du personnel, sous certaines rĂ©serves (coordonnĂ©es professionnelles des employĂ©s exclusivement). 

 

Les donnĂ©es ainsi traitĂ©es doivent ĂŞtre conservĂ©es par le club sportif au maximum pendant la pĂ©riode d’emploi de la personne visĂ©e. 

 

Comme dans tout traitement de donnĂ©es Ă  caractère personnel, les employĂ©s devront ĂŞtre informĂ©s du traitement mis en Ĺ“uvre et de l’existence et des conditions d’exercice de leurs droits d’accès, de rectification et d’opposition aux donnĂ©es les concernant. 

 

c) Gestion des fichiers clients et prospects 

 

Les clubs sportifs sont Ă©galement amenĂ©s Ă  traiter des donnĂ©es relatives Ă  leurs clients et prospects, que ce soit dans le cadre de la billetterie, de l’envoi d’invitations ou d’informations, de newsletters, etc. 

 

Ă€ cet Ă©gard, et sous rĂ©serve du respect des dispositions prescrites par la dĂ©libĂ©ration n° 2005-112 du 7 juin 2005 (norme simplifiĂ©e n° 48) de la Cnil, ils peuvent se contenter d’un engagement de conformitĂ© Ă  ladite norme, pour tous les traitements ayant comme finalitĂ© la gestion de leur clientèle et la rĂ©alisation d’opĂ©rations relatives Ă  la prospection. 

 

Auront notamment accès au traitement les personnels chargĂ©s du service commercial et des services administratifs, les services chargĂ©s du contrĂ´le (commissaire aux comptes, service chargĂ© des procĂ©dures internes du contrĂ´le…), les entreprises extĂ©rieures liĂ©es contractuellement pour l’exĂ©cution d’un contrat, etc. 

Les donnĂ©es ne devront ĂŞtre conservĂ©es que pour la durĂ©e strictement nĂ©cessaire Ă  la gestion de la relation commerciale, sauf pour ce qui concerne les donnĂ©es nĂ©cessaires Ă  l’établissement de la preuve d’un droit ou d’un contrat, qui peuvent ĂŞtre archivĂ©es pour une durĂ©e de dix ans. 

 

Les donnĂ©es relatives aux prospects ne peuvent ĂŞtre conservĂ©es que pour une durĂ©e maximale d’un an après le dernier contact de la part de ces derniers ou ĂŞtre supprimĂ©es lorsque lesdits prospects n’ont pas rĂ©pondu Ă  deux sollicitations successives. 

 

La norme simplifiĂ©e 48 a fait l’objet de modification en juin 2012 (dĂ©libĂ©ration Cnil n° 2012-209 du 21 juin 2012).

Les organismes qui auraient adressĂ© Ă  la Cnil un engagement de conformitĂ© Ă  la prĂ©cĂ©dente norme ont un an pour mettre leur traitement en conformitĂ©.

 

d) Les traitements mis en Ĺ“uvre par les associations 

 

Les associations mettent en Ĺ“uvre diffĂ©rents traitements dans le cadre de leurs activitĂ©s. 

 

Elles peuvent ĂŞtre concernĂ©es par les points visĂ©s ci-avant comme la vidĂ©osurveillance, la gestion du personnel, mais elles sont toutes particulièrement concernĂ©es par la gestion de leurs membres. 

 

Dans ce cadre, la norme simplifiĂ©e (dĂ©libĂ©ration n° 2006-130 du 9 mai 2006, dispense de dĂ©claration n° 8) qui avait Ă©tĂ© mise en Ĺ“uvre pour des traitements de la gestion des membres d’une association a Ă©tĂ© abrogĂ©e par une dĂ©libĂ©ration n° 2010-229 du 10 juin 2010, dispensant de dĂ©claration, les traitements automatisĂ©s de donnĂ©es Ă  caractère personnel mis en Ĺ“uvre par des organismes Ă  but non lucratif. 

 

En effet, par cette dĂ©libĂ©ration, la Cnil considĂ©rant que les donnĂ©es relatives aux membres de l’association constituent les traitements courants ne paraissant susceptibles de porter atteinte Ă  la vie privĂ©e des personnes, dans le cadre de leur autorisation rĂ©gulière et pour cette raison, il convient de dispenser ces traitements de toutes formalitĂ©s dĂ©claratives prĂ©alables. 

 

Ne sont pas concernĂ©s les traitements mis en Ĺ“uvre par une association ou un organisme Ă  but non lucratif et Ă  caractère religieux, philosophique, politique ou syndical. 

 

Sont concernĂ©s les traitements automatisĂ©s de donnĂ©es Ă  caractère personnel, mis en Ĺ“uvre par des organismes Ă  but non lucratif, tels que les associations de loi 1901, des associations de loi 1908, de droit local en Alsace et en Moselle, les fondations et fonds de dotation. 

 

Cette dĂ©libĂ©ration concerne les traitements ayant pour seules finalitĂ©s :  

– l’enregistrement et la mise Ă  jour des informations individuelles nĂ©cessaires Ă  la gestion administrative des membres donateurs, en particulier la gestion des cotisations ; 

– de rĂ©pondre Ă  des besoins de gestion des Ă©tats statistiques ou des listes de membres de contacts, notamment en vue d’adresser bulletins, convocations et journaux ; 

– d’établir des annuaires de membres, y compris lorsque ces annuaires sont mis Ă  la disposition du public sur le rĂ©seau Internet ; 

– d’effectuer, par tout moyen de communication, des opĂ©rations relatives Ă  des actions de prospection auprès des membres, donateurs et prospects. 

 

Dans le cas oĂą est utilisĂ© un service de communication au public en ligne (site Internet), un traitement des donnĂ©es de connexion Ă  des fins purement statistiques peut Ă©galement ĂŞtre effectuĂ©. 

 

Pour bĂ©nĂ©ficier de cette dispense de dĂ©claration, il est nĂ©cessaire de vĂ©rifier que les donnĂ©es conservĂ©es par l’association ne contiennent que les donnĂ©es relatives : 

– Ă  l’identitĂ© des personnes physiques : nom, prĂ©noms, sexe, date de naissance, adresse, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone (fixe et mobile) et de tĂ©lĂ©copie, adresse de courrier Ă©lectronique ; 

– des informations relatives Ă  la gestion administrative de l’organisme : Ă©tat des cotisations, position vis-Ă -vis de l’association, informations strictement liĂ©es Ă  l’objet statutaire de l’organisme, identitĂ© bancaire pour la gestion des dons ; 

– donnĂ©es de connexion : date, heure, adresse Internet protocole de l’ordinateur du visiteur, pages consultĂ©es, Ă  des seules fins statistiques d’estimation de la frĂ©quentation du site. 

Ne peuvent ĂŞtre incluses dans les fichiers, des informations relatives aux numĂ©ros d’inscription au rĂ©pertoire d’identification des personnes (numĂ©ro de SĂ©curitĂ© sociale ou numĂ©ro Insee) ; des donnĂ©es qui feraient apparaĂ®tre directement ou indirectement les origines raciales, ethniques, des opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou qui sont relatives Ă  la santĂ©, Ă  la vie sexuelle des personnes ou encore des donnĂ©es concernant les infractions, condamnations ou mesures de sĂ»retĂ© ou relatives aux difficultĂ©s sociales et Ă©conomiques des personnes. 

 

En matière sportive, il convient d’être particulièrement vigilant sur les traitements mis en Ĺ“uvre pour des besoins de sĂ©curitĂ© des accès Ă  l’enceinte sportive. 

 

Ces traitements sont susceptibles d’inclure des informations sur les infractions, condamnations ou mesures de sĂ»retĂ© relatives aux personnes physiques ou encore des Ă©lĂ©ments d’identification autres que ceux visĂ©s ci-avant. 

 

MĂŞme une association sportive qui disposerait d’informations relatives Ă  la santĂ© de ses membres ne peut bĂ©nĂ©ficier de cette exonĂ©ration. 

 

Les destinataires de telles donnĂ©es sont, au sein de l’association, les personnes statutairement responsables de la gestion, ainsi que celles chargĂ©es de l’administration et de la gestion des membres. 

 

Peuvent Ă©ventuellement ĂŞtre destinataires de ces donnĂ©es, les organismes gĂ©rant les systèmes d’assurance et de prĂ©voyance. 

 

En consĂ©quence, le transfert d’informations Ă  des tiers, notamment pour des besoins de sĂ©curitĂ© des enceintes sportives, n’entre pas dans le cadre de la dispense prĂ©citĂ©e. 

 

Ces donnĂ©es doivent ĂŞtre conservĂ©es jusqu’à la dĂ©mission, la radiation ou le dĂ©part des personnes concernĂ©es, sauf accord exprès de l’intĂ©ressĂ©. 

 

S’agissant des donateurs, la Cnil recommande que les donnĂ©es ne soient pas conservĂ©es au-delĂ  de deux sollicitations restĂ©es infructueuses. 

 

Si l’association fait des demandes de dons, la Cnil recommande que le responsable du traitement prenne toutes mesures utiles pour s’assurer que les donnĂ©es utilisĂ©es soient exactes, complètes et mises Ă  jour et correspondent Ă  des personnes qui ne se sont pas opposĂ©es Ă  recevoir des sollicitations. 

 

En tout Ă©tat de cause, les donnĂ©es doivent ĂŞtre conservĂ©es pour une durĂ©e limitĂ©e. 

 

Si l’appel aux dons est issu d’un fichier louĂ©, les donnĂ©es ne doivent pas ĂŞtre conservĂ©es au-delĂ  de la durĂ©e nĂ©cessaire Ă  la rĂ©alisation de la campagne de collecte de dons pour lesquels les donnĂ©es ont Ă©tĂ© louĂ©es. 

 

Lors de l’adhĂ©sion de la personne physique Ă  l’association pour devenir membre, celle-ci doit ĂŞtre informĂ©e de l’identitĂ© du responsable du traitement, des finalitĂ©s poursuivies par le traitement, du caractère obligatoire ou facultatif des rĂ©ponses Ă  apporter, des consĂ©quences Ă©ventuelles, Ă  leur Ă©gard, d’un dĂ©faut de rĂ©ponse, des destinataires des donnĂ©es, de leurs droits d’opposition, d’accès et de rectification, ainsi que des modalitĂ©s d’exercice de leurs droits. 

 

Les associations sportives mettent rĂ©gulièrement Ă  disposition de leurs membres un annuaire reprenant les donnĂ©es d’identification du membre de l’association, ainsi que ses adresse, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone et adresse de courrier Ă©lectronique. 

 

La Cnil recommande que les personnes concernĂ©es soient prĂ©alablement informĂ©es et en mesure de s’opposer Ă  ce que tout ou partie des donnĂ©es les concernant soit publiĂ© et Ă©galement que l’accès Ă  l’annuaire, par le biais d’Internet, soit diffusĂ© en accès restreint. 

Il est Ă©galement demandĂ© que les personnes puissent indiquer les informations qu’elles ne souhaitent voir diffuser, comme leur adresse personnelle, tant sur la version web que sur papier de l’annuaire. 

 

De mĂŞme, les personnes figurant dans l’annuaire doivent avoir Ă©tĂ© en mesure de s’opposer Ă  ce que les donnĂ©es les concernant soient utilisĂ©es Ă  des fins de prospection. 

 

Il s’agit donc pour l’association de prĂ©voir un bulletin de diffusion dans l’annuaire afin de vĂ©rifier de l’information et du consentement de la personne concernĂ©e. 

 

L’association reste tenue de prendre toutes prĂ©cautions utiles pour prĂ©server la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es et notamment empĂŞcher qu’elles soient dĂ©formĂ©es, endommagĂ©es ou que des tiers non autorisĂ©s y aient accès. 

 

L’accès au traitement doit se faire au moyen d’un mot de passe individuel, rĂ©gulièrement renouvelĂ©, ou par tout autre dispositif au moins Ă©quivalent. 

 

Le responsable du traitement reste tenu de ses autres obligations prĂ©vues par les textes applicables Ă  la protection des donnĂ©es Ă  caractère personnel, malgrĂ© la dispense de dĂ©claration. 

 

6. Le transfert Ă  l’étranger de donnĂ©es Ă  caractère personnel 

 

Le principe applicable en la matière est celui de l’interdiction des transferts de donnĂ©es Ă  caractère personnel en dehors du territoire français, Ă  moins que le pays destinataire n’assure un niveau de protection adĂ©quat. 

 

Le responsable d’un traitement ne peut transfĂ©rer des donnĂ©es Ă  caractère personnel vers un État n’appartenant pas Ă  l’Union europĂ©enne que si cet État assure un niveau de protection suffisant de la vie privĂ©e et des libertĂ©s et droits fondamentaux des personnes Ă  l’égard du traitement dont ces donnĂ©es font ou peuvent faire l’objet. 

 

Le caractère suffisant du niveau de protection assurĂ© par un État s’apprĂ©cie en fonction notamment des dispositions en vigueur dans cet État, des mesures de sĂ©curitĂ© qui sont appliquĂ©es, les caractĂ©ristiques propres du traitement, ainsi que de la nature, de l’origine et de la destination des donnĂ©es. 

 

L’Union europĂ©enne publie rĂ©gulièrement la liste des pays disposant de ce niveau de protection adĂ©quat. 

Figure parmi de tels pays l’ensemble des État membres de l’Union europĂ©enne. 

En dehors de ceux-ci, tout transfert de donnĂ©es Ă  l’étranger est strictement encadrĂ©. 

 

La protection adĂ©quate peut ainsi ĂŞtre apportĂ©e de plusieurs manières : 

– lorsque le pays destinataire des donnĂ©es personnelles a une lĂ©gislation reconnue par la Commission europĂ©enne comme offrant un niveau de protection suffisant (Canada, Suisse, Argentine…) ; 

– par la signature de clauses contractuelles types adoptĂ©es par la Commission europĂ©enne entre le responsable du traitement et le destinataire des donnĂ©es ; 

– par l’adoption de règles internes d’entreprise constituant un code de conduite en matière de transfert depuis l’Union europĂ©enne vers des pays tiers, et intĂ©grĂ©es au sein de groupes multinationaux ; 

– lorsque le destinataire est basĂ© aux États-Unis, si celui-ci adhère aux principes « safe harbor Â»(*). Ces principes reposent sur les Ă©lĂ©ments suivants : information des personnes, possibilitĂ© pour la personne concernĂ©e de s’opposer Ă  un transfert Ă  des tiers ou Ă  une utilisation des donnĂ©es pour des finalitĂ©s diffĂ©rentes, consentement explicite pour les donnĂ©es sensibles, droits d’accès et de rectification, sĂ©curitĂ© des donnĂ©es (la liste des entreprises ayant adhĂ©rĂ© aux principes du « safe harbor Â» est accessible sur le site du dĂ©partement du commerce amĂ©ricain : http://www.export.gov/safeHarbor). 

 

De tels transferts peuvent intervenir, par exemple, dans toutes les hypothèses de sous-traitance des appels tĂ©lĂ©phoniques de relance d’impayĂ©s, mais Ă©galement lorsqu’une filiale d’un groupe assure, pour l’ensemble des salariĂ©s de celui-ci, une mission centrale de gestion des ressources humaines, par exemple. 

 

Tout transfert de donnĂ©es vers l’étranger doit avoir une finalitĂ© dĂ©terminĂ©e, explicite et lĂ©gitime et avoir fait l’objet d’une information auprès des personnes concernĂ©es. 

 

Des mesures techniques de sĂ©curitĂ© doivent Ă©galement ĂŞtre mises en place afin de protĂ©ger les donnĂ©es contre tout accès, destruction, altĂ©ration ou diffusion non autorisĂ© des donnĂ©es transfĂ©rĂ©es. 

 

Le non-respect de ces dispositions est passible de sanctions pĂ©nales pouvant aller jusqu’à 300 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement(*)

 

Modèle de mention d’information pour le transfert de données à l’étranger

(identitĂ© du responsable du traitement) dispose(nt) de moyens informatiques destinĂ©s Ă  gĂ©rer … (indiquer la finalitĂ© du traitement, par exemple la gestion des ressources humaines, la gestion de la paie, la maintenance informatique, etc.).

Les informations enregistrĂ©es sont rĂ©servĂ©es Ă  l’usage du (ou des) service(s) concernĂ©(s) et ne peuvent ĂŞtre communiquĂ©es qu’aux destinataires suivants : … (prĂ©ciser les destinataires).

Certains de ces destinataires sont situĂ©s en dehors de l’Union europĂ©enne, et en particulier les destinataires suivants : … (indiquer le nom des entitĂ©s ou services destinataires ainsi que leur pays d’établissement). Ces destinataires auront communication des donnĂ©es suivantes : … (prĂ©ciser par exemple nom, prĂ©nom, matricule, coordonnĂ©es professionnelles, salaire, donnĂ©es de connexion…).

La transmission de ces données aux destinataires situés en dehors de l’Union européenne est destinée à … (indiquer la finalité du transfert des données).

Les garanties suivantes ont Ă©tĂ© prises pour s’assurer d’un niveau de protection suffisant des donnĂ©es personnelles :

– le pays du ou des destinataires offre un niveau de protection adĂ©quat par dĂ©cision de la Commission europĂ©enne : … (prĂ©ciser laquelle) ;

– le ou les destinataires adhĂ©rant aux principes du Safe Harbour ;

– le transfert de donnĂ©es a Ă©tĂ© autorisĂ© par la Cnil et est encadrĂ© par les clauses contractuelles types Ă©tablies par la Commission europĂ©enne (prĂ©ciser le numĂ©ro de la dĂ©libĂ©ration autorisant le transfert) ;

– le transfert de donnĂ©es a Ă©tĂ© autorisĂ© par la Cnil et est encadrĂ© par des règles internes validĂ©es par la Cnil ;

– la sociĂ©tĂ© bĂ©nĂ©ficie d’une des exceptions mentionnĂ©es Ă  l’article 69 de la loi du 6 janvier 1978 modifiĂ©e en 2004 : … (prĂ©ciser laquelle).

ConformĂ©ment aux articles 39 et suivants de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiĂ©e en 2004 relatives Ă  l’informatique, aux fichiers et aux libertĂ©s, toute personne peut obtenir communication et, le cas Ă©chĂ©ant, rectification ou suppression des informations la concernant, en s’adressant au service … (citer le nom du service auprès duquel il est possible d’exercer son droit d’accès).

Ce modèle est disponible en version électronique sur www.modeles-experts.com

7. Le respect des droits des personnes physiques : information et droits d’accès, de rectification et d’opposition des personnes concernĂ©es 

 

Hormis les cas de dispense de formalitĂ©s prĂ©alables, le responsable du traitement est tenu de respecter ces formalitĂ©s prĂ©alables. 

 

La seconde sĂ©rie d’obligations qu’il est tenu de respecter, dans tous les cas de figure, concerne les droits d’information des personnes physiques concernĂ©es. 

 

a) Mentions d’information 

 

Le responsable du traitement est tenu d’informer la personne physique concernĂ©e de l’identitĂ© du responsable du traitement ou de son reprĂ©sentant ; de la finalitĂ© poursuivie par le traitement auquel les donnĂ©es sont destinĂ©es ; du caractère obligatoire ou facultatif des rĂ©ponses ; des consĂ©quences Ă©ventuelles Ă  son Ă©gard d’un dĂ©faut de rĂ©ponse ; des destinataires ou catĂ©gories de destinataires des donnĂ©es ; de ses droits ; des transferts Ă©ventuels hors Union europĂ©enne. 

 

De mĂŞme, si les informations collectĂ©es le sont au travers d’Internet, la personne concernĂ©e doit ĂŞtre informĂ©e, de manière claire et complète, par le responsable du traitement ou son reprĂ©sentant : 

– de la finalitĂ© de toute action tendant Ă  accĂ©der, par voie de transmission Ă©lectronique, Ă  des informations stockĂ©es dans son Ă©quipement terminal de connexion, ou Ă  inscrire, par la mĂŞme voie, des informations dans son Ă©quipement terminal de connexion ; 

– des moyens dont elle dispose pour s’y opposer. 

 

Ces dispositions ne sont applicables que si l’accès aux informations stockĂ©es dans l’équipement terminal de l’utilisateur ou l’inscription d’informations dans l’équipement terminal de l’utilisateur : 

– soit, a pour finalitĂ© exclusive de permettre ou faciliter la communication par voie Ă©lectronique ; 

– soit, est strictement nĂ©cessaire Ă  la fourniture d’un service de communication en ligne, Ă  la demande expresse de l’utilisateur. 

 

Il peut s’agir de l’utilisation de cookies pour un site Internet dĂ©diĂ©, qui utiliserait des cookies, comme les sites d’information gĂ©nĂ©raliste qui disposent de pages consacrĂ©es au sport, et Ă  l’intĂ©rieur de ces diffĂ©rentes rubriques, des pages consacrĂ©es Ă  des sports ou des clubs spĂ©cifiques. 

 

Il peut Ă©galement s’agir du site d’une association qui, par souci de faciliter l’accès Ă  ses membres Ă  un espace rĂ©servĂ©, met en place des cookies. 

 

Il sera, à cet égard, rappelé que la mise en œuvre de cookies est désormais, depuis l’ordonnance du 24 août 2011, soumise à l’autorisation préalable de l’internaute (opt-in).

 

Les donnĂ©es collectĂ©es n’ont pas Ă©tĂ© recueillies directement auprès de la personne physique, le responsable du traitement doit fournir ces informations lors de l’enregistrement des donnĂ©es ou, au plus tard, lors de la première communication d’information auprès de ces personnes physiques. 

 

b) Droits d’accès, de rectification et d’opposition 

 

Le droit d’accès correspond au droit pour toute personne de savoir si des donnĂ©es Ă  caractère personnel la concernant, quel que soit le support utilisĂ© (enregistrement audio, vidĂ©o…), font l’objet d’un traitement automatisĂ©. 

 

Elle peut ainsi s’adresser Ă  tout organisme, afin de l’interroger sur l’existence de donnĂ©es Ă  caractère personnel la concernant. 

 

Le droit d’accès est un droit personnel, s’exerçant sans obligation de motivation de la demande. 

 

Seule l’obligation de justifier de l’identitĂ© de la personne demanderesse est prescrite par la loi. 

 

Le droit d’accès peut s’exercer par Ă©crit au service chargĂ© du droit d’accès auprès de l’organisme concernĂ© ou sur place. 

 

Ce droit s’étend au droit de connaĂ®tre l’origine des informations traitĂ©es. 

 

Toute personne physique a le droit de s’opposer, pour des motifs lĂ©gitimes, Ă  ce que des donnĂ©es Ă  caractère personnel la concernant fassent l’objet d’un traitement. 

 

Elle a le droit de s’opposer sans frais Ă  ce que les donnĂ©es la concernant soient utilisĂ©es Ă  des fins de prospection, notamment commerciale, par le responsable actuel du traitement ou celui d’un traitement ultĂ©rieur. 

 

Une fédération sportive sanctionnée par la Cnil au titre d’une violation du droit des données personnelles
 
À la suite d’une plainte déposée par un licencié, la Cnil a procédé à un contrôle auprès de la Fédération française d’athlétisme (FFA). Le licencié souhaitait obtenir la suppression des résultats sportifs de son enfant mineur, publiés sur le site Internet de la FFA.
 
La formation restreinte de la Cnil a sanctionné la Fédération française d’athlétisme pour des manquements à l’information des sportifs concernant la publication de leurs résultats sur son site Internet et à la sécurité et la confidentialité des données.
 
Suite Ă  la mise en demeure qu’elle lui a adressĂ©e le 14 fĂ©vrier 2013 et en l’absence de mise en Ĺ“uvre de mesures correctives par la FFA dans les dĂ©lais qui lui Ă©taient impartis, la Cnil a Ă©tĂ© contrainte, par le biais de sa formation restreinte, de sanctionner les manquements relevĂ©s.
Parmi ceux-ci figuraient?:
– un manquement Ă  l’obligation d’informer les personnes concernĂ©es de l’existence d’un traitement de donnĂ©es Ă  caractère personnel les concernant (publication en ligne des rĂ©sultats) et de la possibilitĂ© qui devait leur ĂŞtre laissĂ©e d’exercer leur droit d’opposition par l’intermĂ©diaire des diffĂ©rents organisateurs des compĂ©titions ;
– un manquement Ă  l’obligation d’assurer la sĂ©curitĂ© et la confidentialitĂ© des donnĂ©es, en prĂ©sence de mots de passe insuffisamment robustes au regard des règles de sĂ©curitĂ© constituant l’état de l’art.
Outre les 3?000 euros de sanction pĂ©cuniaire infligĂ©e, c’est surtout le caractère public de la dĂ©cision prise par la Cnil qui est Ă  souligner, en raison de l’impact que celui-ci peut avoir en termes d’image…

 

Toute personne physique justifiant de son identitĂ© peut Ă©galement exiger du responsable du traitement que soient, selon les cas, rectifiĂ©es, complĂ©tĂ©es, mises Ă  jour, verrouillĂ©es ou effacĂ©es, les donnĂ©es Ă  caractère personnel la concernant qui sont inexactes, incomplètes, Ă©quivoques, pĂ©rimĂ©es, dont la collecte, l’utilisation, la communication ou la conservation est interdite. 

 

Il appartient au responsable du traitement de justifier, sans frais pour le demandeur, qu’il a procĂ©dĂ© aux opĂ©rations demandĂ©es. 

 

Ces dispositions s’appliquent Ă©galement lorsqu’un traitement intĂ©resse la sĂ»retĂ© de l’État, la dĂ©fense ou la sĂ©curitĂ© publique. 

 

La demande de droit d’accès est alors adressĂ©e Ă  la Cnil pour mener les investigations utiles et faire procĂ©der aux modifications nĂ©cessaires. 

 

Il est ensuite notifié au requérant qu’il a été procédé aux vérifications.

 

Modèle de mention d’information pour un formulaire

(indiquer l’identité du responsable du traitement)

Les informations recueillies font l’objet d’un traitement informatique destiné à … (préciser la finalité).

Les destinataires des donnĂ©es sont : … (prĂ©ciser).

ConformĂ©ment Ă  la loi Informatique et libertĂ©s du 6 janvier 1978 modifiĂ©e en 2004, vous bĂ©nĂ©ficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant Ă  … (prĂ©ciser le service et l’adresse).

Vous pouvez également, pour des motifs légitimes, vous opposer au traitement des données vous concernant.

Ce modèle est disponible en version électronique sur www.modeles-experts.com

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Sommaire du dossier

  1. La protection de l’image 
  2. Protection des données personnelles 
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