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culture

Inquiétude des départements pour le dispositif « Collège au cinéma »

Publié le 27/01/2012 • Par Jean-Jacques Talpin • dans : France

Les bilans dressés par le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC) et l’association Culture et Départements confirment la montée en charge du dispositif « Collège au cinéma » depuis 1999. Mais les difficultés financières des conseils généraux menacent le dispositif. Les professionnels avancent leurs propositions pour le sauver.

En 20 ans, 9 millions de collégiens ont bénéficié du dispositif « Collège au cinéma ». Un dispositif animé par le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC) et les Directions régionales des affaires culturelles (Drac), financé essentiellement par les conseils généraux et assumé par des enseignants volontaires. Selon le bilan de cette opération tiré par le CNC pour l’année scolaire 2009-2010, plus de 482 000 collégiens étaient alors engagés mais aussi 17 000 enseignants, 1 125 cinémas (soit 54 % du parc français) dans 92 départements.

Pour autant, Eric Garandeau, président du CNC, note que « çà et là sont apparus quelques signes d’essoufflement qui nous incitent à souhaiter une mobilisation de tous les acteurs de ce dispositif ».
Les rencontres « Collège au cinéma » qui se sont tenues en novembre 2011 à Paris ont ainsi été l’occasion de questionner cette action en s’appuyant sur une étude menée par Culture et Départements, l’association des directeurs de la culture des conseils généraux.

L’enquête, à laquelle ont répondu 33 départements, montre la vitalité du dispositif, mais aussi les menaces qui pèsent sur lui, comme la réduction des budgets culturels des départements et surtout le « découragement » des enseignants animateurs.

Un succès très visible – Depuis 1989, année de la première édition avec 18 départements et 70 000 collégiens, la progression a été spectaculaire. Le dernier bilan du CNC montre ainsi que cette opération mobilise la plupart des départements (92 sur 101) avec 3 555 collèges volontaires et près de 1,3 million d’entrées, apportant ainsi des recettes non négligeables à nombre de petits établissements (1 125) en majorité classés Art et essai (65 %).

L’opération touche essentiellement des élèves des classes de 6e et 5e et d’abord dans des territoires ruraux. Ainsi, plusieurs départements (Aveyron, Creuse, Corrèze, Gers) envoient plus de 50 % de leurs collégiens au cinéma alors que la participation est nettement plus faible dans les Yvelines, le Val-de-Marne ou les Alpes-Maritimes.
Dans certains cas (Corrèze, Haute-Loire, Yonne), la totalité des collégiens bénéfice même de ce programme.
Mêmes disparités entre les 17 000 professeurs participants avec dans certains cas (Eure-et-Loir, Aveyron, Loire) plus de 30 % des effectifs enseignants engagés.

Les conseils généraux premiers financeurs – A ce bilan quantitatif et positif du CNC, l’étude de Culture et Départements apporte des éclairages différents.
Certes, l’éducation à l’image reste la première motivation des 33 conseils généraux ayant répondu à l’enquête. Mais de plus en plus, le soutien aux salles et aux exploitants devient un argument de poids.

De même, la dimension économique du financement fait débat. Opération partenariale, « Collège au cinéma » est financée à 70 % par les conseils généraux avec une moyenne de 45 000 euros.
« Mais les départements sont étranglés, note François Pouthier, président de Culture et Départements. En 2010 et 2011, les budgets culture ont diminué avec des baisses qui peuvent aller jusqu’à 30 % ».
Certains conseils généraux plafonnent donc leur ligne « Collège et cinéma » autour de 40 000 euros ce qui limite d’autant le nombre de collégiens.
« Et pourtant, souligne François Pouthier, cette action représente une faible dépense, mais qui est fortement touchée par la hausse du coût des transports ».

La formation sacrifiée – La véritable inquiétude des directeurs de la culture porte sur l’implication de l’Education nationale, « démotivée voire exsangue », avec à la clef « une véritable lassitude et une démobilisation des enseignants » selon François Pouthier.

L’étude de Culture et Départements est donc pessimiste : «Les contraintes sont de plus en plus fortes sur les équipes avec une marge de manœuvre faible et du découragement (…). L’opération repose sur les bonnes volontés, lesquelles risquent de s’épuiser. (…) Il est à craindre que le dispositif ne puisse perdurer quand les enseignants les plus motivés ne voudront plus en assurer les missions ».

De même, la formation des enseignants au cinéma reste le « vrai parent pauvre du dispositif ». Pourtant, des formations sont prévues pour les enseignants, ainsi que l’édition de supports pédagogiques et des prévisionnements de films.

Un point de vue partagé par Bernard Kuhn, en charge de « Collège au cinéma » au CNC : « Le dispositif est menacé par la situation financière des départements et par l’essoufflement des enseignants. Mais ce programme tient encore grâce à l’implication de tous les partenaires qui veulent absolument le conserver. »

Approfondir le dispositif – François Pouthier plaide donc pour une relance du dispositif : « Il faut l’inscrire dans les projets des établissements pour être relayé par les équipes éducatives et administratives, afin que cela ne repose pas sur un seul enseignant. »
Bernard Kuhn est conscient de ce besoin de nouveau souffle : « Nous réfléchissons à d’autres pistes, explique-t-il, comme l’immersion d’élèves dans un festival, la rencontre avec des professionnels ; avec l’Assemblée des départements de France, nous allons mener une expérimentation dans 2 ou 3 départements ».
Le CNC va aussi s’impliquer dans l’opération « 1 artiste à l’école » proposée par La ligue de l’enseignement et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et qui mobilise aussi des cinéastes.

Pas question donc d’interrompre l’opération qui pour Culture et Départements « a fait ses preuves, qui fonctionne bien et qu’il est essentiel de soutenir malgré les difficultés budgétaires rencontrées par les partenaires ».

Les conseils généraux souhaitent même aller au-delà pour renforcer le dispositif en allant vers de nouvelles actions d’éducation à l’image afin « d’approfondir le lien entre les jeunes et la culture cinématographique, notamment pour ceux qui en sont les plus éloignés, afin que ce dispositif longtemps innovant et véritablement généralisé puisse trouver de nouvelles voies à défricher ».

Les modalités du dispositif

« Collège au cinéma » propose aux élèves de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma et de se constituer ainsi, « grâce au travail pédagogique d’accompagnement conduit par les enseignants qui doivent être formés et les partenaires culturels, les bases d’une culture cinématographique ».
La participation à cette action repose sur le volontariat des chefs d’établissement et des enseignants.
Les activités de « Collège au cinéma » sont inscrites dans le calendrier scolaire au rythme minimum d’une projection par trimestre avec des tarifs attractifs (entre 2 et 3 euros).
Ce dispositif mobilise plusieurs partenaires. Au niveau national, le CNC est chargé de la coordination et est relayé au niveau régional par les Drac et au niveau départemental par les conseils généraux et les inspections d’académie.

Ecoliers, lycéens et apprentis aussi

Des dispositifs semblables ont été mis sur pied avec « Ecole et cinéma » et « Lycéens et apprentis au cinéma ». « Ecole et cinéma » est menée en direction des enfants et enseignants de l’école élémentaire et pré-élémentaire. Pour l’année 2009/2010, ce dispositif a mobilisé 24 régions, 93 départements, 8 241 écoles, 27 300 classes et 645 258 élèves inscrits, soit 11,6 % des écoliers français, 1 043 salles de cinéma dont 45 circuits itinérants, avec 1,6 million d’entrées et 74 films programmés. Le financement (12 000 euros en moyenne par département dont 5 000 euros apportés par les Drac) est assuré par les coopératives scolaires, les communautés de communes, les parents d’élèves. Sept conseils généraux et un conseil régional y sont engagés.
Pour sa part « Lycéens et apprentis au cinéma » propose le même dispositif aux jeunes des lycées publics et privés, des lycées agricoles et des CFA.

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