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Les Français sont partagés sur l’utilisation des services publics en ligne
Romain Mazonavec l'AFP | France | Publié le 24/01/2012 | Mis à jour le 26/01/2012

Remplir sa déclaration d'impôts, demander son inscription sur les listes électorales ou annoncer un changement d'adresse : de plus en plus de services publics sont accessibles en ligne, mais autant de Français y sont favorables qu'opposés, selon un sondage publié mardi 24 janvier 2012.

D’après cette enquête [1] Harris Interactive pour l’éditeur de logiciels Berger-Levrault, 22% des personnes interrogées (1) [2] estiment que les services publics sont trop dématérialisés et exactement la même proportion juge qu’au contraire, il n’y a pas suffisamment de démarches accessibles en ligne.

Réticences sur les données personnelles – Les Français semblent également quelque peu réticents à enregistrer leurs données personnelles en ligne. Plus de la moitié des personnes interrogées (52%) n’a jamais enregistré la moindre donnée personnelle, 48% en ont enregistré au moins une.

Ainsi, 83% font valoir que cela entraîne une perte de contact avec les agents de l’administration et 79% se disent inquiets pour la sécurité des données. Plus de la moitié (58%), disent également craindre que les pouvoirs publics ne revendent leurs informations à des sociétés de démarchage privées.

Informations fiscales et médicales – Les données bancaires, les informations liées aux revenus et les données médicales sont celles qui suscitent le plus de réticences. Plus de sept Français sur dix (77%) affirment ainsi qu’ils refuseraient d’enregister leurs coordonnées bancaires sur le site d’une administration, 70% les données liées à leur revenus, et 68% leurs données médicales. Les informations liées aux origines suscitent également des craintes (54%), comme celles concernant les casiers judiciaires (53%).

Les données d’état civil sont moins sensibles avec seulement 37% de sondés opposés à l’idée de les enregistrer en ligne, devant la situation familiale (42%) et la situation professionnelle (44%).

Utilisation de l´administration en ligne par les citoyens par sexe entre 2002 et 2010

Les données Eurostat portant sur le pourcentage de particuliers (âge 16-74) utilisant l’Internet pour leurs contacts avec les pouvoirs publics (2) [3] montrent que les citoyens Français, à l’inverse des autres « grands » pays européens, ont diminué leur utilisation de l’administration en ligne après un pic en 2008.
Plus inquiétant pour la politique de modernisation de l’Etat (et des services publics locaux en ligne) reposant sur la dématérialisation des échanges, la tendance reste à la baisse, alors que les autres pays, à l’exclusion de l’Allemagne – qui stagne -, continuent d’enregistrer une hausse des usages.

REFERENCES

Sondage Harris Interactive pour Berger-Levrault : "Les Français, l’e-administration et l’enregistrement de données personnelles en ligne"