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CONCERTATION
Les administrations bousculées par les nouveaux modes d’élaboration des décisions publiques
Bénédicte Rallu | Actu juridique | France | Publié le 23/01/2012

Depuis 2006, les administrations sont engagées sur une voie d’amélioration des consultations publiques. Le secrétariat général du gouvernement mise sur le décret du 8 décembre 2011 relatif à l’utilisation d’internet dans ce domaine pour moderniser les pratiques et alléger les processus. Un colloque, le 20 janvier 2012, a montré que les administrations s’approprient peu à peu ces nouvelles règles.

La loi de simplification du droit du 17 mai 2011 (articles 16 et 70) et le décret du 8 décembre [1] ont permis de sécuriser les processus de consultations publiques en substituant notamment une consultation ouverte sur internet à la consultation obligatoire de commissions.
Depuis la publication du décret, le site www.vie-publique.fr [2] recense les consultations lancées par l’Etat, ses établissements publics et les collectivités territoriales préalablement à un projet d’acte.

Les administrations ont « encore besoin d’un peu de pratique » selon les mots de Thierry-Xavier Girardot, secrétaire général adjoint du gouvernement qui s’exprimait lors du colloque « Consulter autrement, participer effectivement » organisé par le Conseil d’Etat le 20 janvier. Mais la culture des processus d’élaboration des décisions évolue peu à peu.

Ainsi une circulaire du 17 février 2011 [3] relative à la simplification des normes et le travail de la commission consultative d’évaluation des normes ont amélioré les études d’impact. « Les administrations prennent l’habitude, la pratique se développe et la qualité des études d’impact s’améliore », a constaté M. Girardot.

Lutte contre la prolifération des commissions – Deux décrets des 7 et 8 juin 2006 ont quant à eux permis de « lutter contre la prolifération des commissions consultatives » en conditionnant la création de toute nouvelle instance à la publication d’un décret après une étude de nécessité, et en instaurant un système de caducité automatique au bout d’une période de cinq ans. « Malgré la très forte pression » pour en créer de nouvelles, ce système a conduit à la suppression nette de 119 commissions.

Conclusion, pour le député des Ardennes Jean-Luc Warsmann (UMP), père de la loi de simplification du droit : « bien des progrès ont été réalisés, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir ».

REFERENCES