Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Devoir de réserve et internet : Agents formés, échanges encadrés : dérapages évités !

Publié le 05/12/2011 • Par Martine Doriac • dans : Dossiers Emploi

Sur le web 2.0, les échanges laissent des traces. Les collectivités les encouragent, mais rappellent les règles.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Cet article fait partie du dossier

Déontologie des fonctionnaires : droits et obligations

Si le devoir de réserve est malmené sur les réseaux sociaux, c’est souvent par erreur, maladresse et manque de formation. « Les jeunes fonctionnaires connaissent leurs droits et obligations, qu’ils potassent pour les concours. Mais il est plus difficile de se repérer en matière de devoir de réserve que de secret et de discrétion professionnels », affirme Carole Knoll, intervenante du séminaire « Pratiques professionnelles et questions éthiques » de l’Institut national des études territoriales (Inet).

Des lieux pour parler –  Durant une journée, les élèves administrateurs analysent des cas pratiques pour se poser les bonnes questions avant d’aborder les réseaux sociaux.
« Avec la transparence permise par ces outils, des agents soumis à la pression peuvent être tentés de partager leur désarroi. Nous rappelons le rôle de chacun et les procédures existantes, comme la note au supérieur hiérarchique et la saisine du procureur en cas de délit », indique Marie-Claude Sivagnanam.

Coanimatrice du module de l’Inet, elle souligne le besoin d’espaces de parole pour les territoriaux. « Les administrateurs ont une promotion. Les attachés n’en ont plus. Pour les questions techniques, il y a des forums. Mais si un jeune agent ne trouve pas à s’exprimer dans sa collectivité ou sur un réseau professionnel, il le fera autrement », estime la formatrice, qui invite à utiliser d’autres modes d’expression que l’écrit quand celui-ci risque de poser problème : « Il vaut mieux rencontrer ses pairs, pour échanger et trouver des solutions. Les colloques servent aussi à cela. »

« Sur les réseaux sociaux, le dérapage est possible, car la frontière entre propos publics et privés reste floue », reconnaît Jean-Jacques Heilaud.
Le président de l’Association des professionnels internet des collectivités territoriales (Apronet) décrit les différents cercles du web 2.0, du privé au professionnel : « Celui qui les maîtrise placera son message à l’endroit adéquat. Si ses propos n’ont pas à être publics, il doit se montrer prudent. Les dérapages, sur Facebook, naissent d’une méconnaissance du système », ajoute ce spécialiste des technologies de l’information, qui distingue les emails envoyés d’une adresse personnelle ou professionnelle et recommande la cryptographie.
Il invite aussi à la vigilance quant aux traces laissées sur le web 2.0, où tout est archivé. « Des collègues pensaient écrire uniquement aux membres de l’Apronet. Leurs employeurs ont consulté les échanges et les ont rappelés à l’ordre. Depuis, nous avertissons que les propos sont publics », indique Jean-Jacques Heilaud, conseillant la modération ou l’emploi d’un pseudonyme.

Recours aux avatars –  Afin de pallier ces risques, de nouvelles plateformes, qui vérifient les adresses professionnelles, sont censées n’inscrire que des territoriaux. Mais cela n’empêche pas un collègue d’en dénoncer un autre, comme l’a vécu un membre de la liste Cap’com, dont le message librement formulé sur son métier de dir’com a été envoyé par un « corbeau » à son employeur.
« C’est le seul incident en dix ans. Il est grave. Pour autant, on ne va pas brider l’expression, par ailleurs modérée. Cette opinion, que nous avons laissé passer, se lisait au second degré », précise Dominique Mégard, présidente de Cap’com, qui reste confiante dans l’usage des réseaux. « S’empêcher de les utiliser, y compris en interne, serait dommage. Une charte de la communication peut faire prendre conscience des risques », estime la communicante.

Chef de projet de la communication numérique au conseil général du Val-de-Marne, Philippe Deracourt se montre encore moins réservé sur ces nouveaux usages. L’enjeu consiste, selon lui, non pas à limiter, mais à développer le web 2.0 en incitant les agents à se l’approprier.
« L’institution demande au directeur de la culture de se faire son porte-parole sur le réseau. Car ce qui intéresse, ce n’est pas le blog du musée ou des médiathèques, mais celui du conservateur. Peut-on exiger de fonctionnaires cette personnification ? Sur leur temps de travail ? Et comment les protéger ? » s’interroge le chef de projet, qui cite « David de Picardie », « Léon de Mérignac » et « Canell’ de Cenon », des avatars d’agents leur permettant d’assumer leur rôle quand l’anonymat n’est plus de mise.

Apprendre à paramétrer son profil

« Sur le web 2.0, à part les emails, tout est public », prévient Franck Confino, directeur de l’agence Adverbia, qui crée des réseaux territoriaux ouverts. Il recommande d’être attentif à la forme des écrits. « Cela ne concerne pas le contenu des opinions », insiste le consultant, notant plus de frilosité que de débordement.
« Les territoriaux fréquentent peu Viadeo ou Linkedin. Il faut les rassurer. On a besoin d’échanger sur ses pratiques pour élargir sa réflexion, trouver une émulation », indique-t-il.
Au-delà de l’instantanéité de Twitter, le principal risque reste les « amis » de Facebook. Franck Confino suggère d’apprendre à paramétrer son profil et à gérer ses autorisations d’accès pour se lancer prudemment avant de libérer sa parole : « On peut accepter son boss pour ne pas le vexer, mais en restreignant son accès, sans sombrer dans la parano. Certains pensent que le DRH les surveille. »

Références

Lire aussi notre Dossier juridique Déontologie des fonctionnaires, droits et obligations [Réservé aux abonnés]

Cet article fait partie du Dossier

Déontologie des fonctionnaires : droits et obligations

Sommaire du dossier

  1. Déontologie des fonctionnaires : des obligations en évolution – Introduction
  2. Déontologie : les fonctionnaires territoriaux vers de nouvelles contraintes
  3. Déontologie des fonctionnaires : une meilleure protection des fonctionnaires lanceurs d’alerte
  4. Déontologie : les valeurs du service public réaffirmées
  5. Douze référents « laïcité » aident les agents à se positionner
  6. «La Loi Déontologie est un bond en avant même si certains dispositifs auraient pu être plus simples » – Guillaume Valette-Valla
  7. Conflits d’intérêts : Quels garde-fous pour les fonctionnaires ?
  8. Déontologie et transparence : « Pour les directeurs généraux, l’absence de statut pose problème dans le cas de l’alerte éthique »
  9. Moralisation de la vie publique : des avancées incomplètes
  10. Moralisation de la vie publique : un éternel recommencement
  11. La loi sur la transparence de la vie publique jugée par Daniel Lebègue, président de Transparency International France
  12. Devoir de réserve et internet : Surfer sans déraper, réseauter sans dérailler
  13. Vie publique, sphère privée sur le web 2.0 ? Témoignages d’utilisateurs
  14. Devoir de réserve et internet : Agents formés, échanges encadrés : dérapages évités !
  15. Devoir de réserve, devoir de prudence ? Avis d’experts
  16. Devoir de réserve et internet : Et du côté des entreprises du secteur privé ?
  17. Les obligations des agents territoriaux en 10 questions
  18. Les règles de cumul d’activités des agents publics en 10 questions
  19. L’obligation de réserve des agents territoriaux en 10 questions
  20. Principes de déontologie financière
  21. Les DGS face à des pratiques irrégulières
  22. Se former à la déontologie : interview de Mary Claudine, conseillère de formation au CNFPT
  23. Interview d’Olivier Fouquet, président de la commission de déontologie
  24. La commission de déontologie des agents publics en 10 questions
  25. Des outils pour une Commission européenne exemplaire
  26. Documents et ressources
Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Pourquoi investir dans un service Europe dans ma Commune

de COMMISSION EUROPEENNE

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Devoir de réserve et internet : Agents formés, échanges encadrés : dérapages évités !

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement