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MARCHÉS PUBLICS
La CU de Bordeaux saisit le tribunal administratif car son pont tournant est inopérant
Karine Ménégo | Actu prévention sécurité | Actualité Club Techni.Cités | Régions | Publié le 23/12/2011 | Mis à jour le 22/07/2013

La Communauté urbaine de Bordeaux annonce déposer en cette fin d'année 2011 une requête en référé auprès du tribunal administratif, afin de déterminer qui est responsable du fiasco : depuis janvier dernier, des techniciens sont au chevet d'un pont tournant qui vise en théorie à permettre à deux voies de tramway d'enjamber les écluses des bassins à flots bordelais.

D’une longueur de 48 m pour un poids de 370 tonnes, ce pont tournant a été refait à neuf pour accueillir en mars 2009 l’extension du tramway B jusqu’à Bacalan, un quartier populaire du nord de Bordeaux en pleine mutation.
Mais cet ouvrage, inauguré en octobre 2008, n’aura jamais pu fonctionner comme prévu. Depuis septembre 2010, il n’est plus utilisé : un défaut d’alignement des rails, de l’ordre de trois millimètres, limite les passages du tramway des deux tiers par rapport à ce qui était prévu.

Problèmes techniques et aléas climatiques – L’EPCI explique le 15 décembre 2011 que « la conjugaison de problèmes techniques et d’aléas climatiques – réglage des dispositifs de sécurité, malfaçons constatées dans la fabrication, inondation des fosses abritant les vérins en février 2010 et dilatation de l’ouvrage consécutif aux fortes chaleurs de l’été 2009 – ont amené l’exploitant du réseau de transports en commun à ne plus utiliser le pont principal des écluses, pour une durée indéterminée ».
Avant d’ajouter que la CU « a décidé de déposer une requête en référé auprès du tribunal administratif en vue de la nomination d’un expert, afin de faire valoir ses droits à réparation ».

L’objectif est de savoir qui du cabinet d’études mandaté sur ce dossier, Systra, ou de l’entreprise qui a livré l’ouvrage, Baudin-Châteauneuf, peut être tenu pour responsable de cette situation… puis de trouver comment y remédier.

Reconstruire totalement ? Au lendemain, le 16 décembre 2011, Alain Juppé, vice-président de la CU de Bordeaux, a plaidé en faveur d’une reconstruction totale de l’ouvrage : « C’était un choix erroné. Il ne semble pas y avoir de malfaçons. Il va falloir refaire ce pont, car le trafic des tramways est trop perturbé », a tonné le maire de Bordeaux.

Ce pont tournant représente un investissement de 3,5 millions d’euros, sans compter les mesures prises pour pallier à ses défaillances.