équipements sportifs

David Douillet : « Une cellule de conseil guidera les collectivités qui créent des équipements sportifs »

| Mis à jour le 22/07/2013
Par • Club : Club Techni.Cités

Ministère des sports

Présent au dernier Salon des maires et des collectivités locales (SMCL) des 22, 23 et 24 novembre 2011, David Douillet, judoka aux multiples titres olympiques et mondiaux, devenu, à 42 ans, à la faveur d’une carrière politique fulgurante, ministre des Sports le 26 septembre, a évoqué sa volonté de mieux accompagner et conseiller les collectivités locales.

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Vous avez été nommé ministre des Sports en septembre dernier, pour environ 7 mois donc. Durant cette courte période, quels sont les projets que vous vous engagez à mener à leur terme ?

Sept mois, c’est suffisant pour poser des bases solides dont le sport français a besoin. Les chantiers sur lesquels nous travaillons perdureront au-delà des échéances politiques.
Nous allons prioritairement travailler sur le développement de la pratique en corrigeant les inégalités territoriales en matière d’offre ou d’équipements sportifs.

J’ai également demandé à mes services déconcentrés d’aider les clubs à aller chercher de nouveaux publics et à diversifier l’offre de pratique. Un autre grand axe d’action sera de définir une stratégie d’influence à l’international.

Comment jugez-vous le rôle des collectivités dans le sport français, en dehors du fait qu’elles en sont le premier financeur ?

Il est essentiel. Les collectivités font vivre le sport au quotidien : elles encouragent la diversité des pratiques et répondent efficacement aux nombreuses demandes des citoyens. Leur rôle est complémentaire de celui de l’Etat et du mouvement sportif pour développer la pratique de masse en France.

Elles ont aussi parfaitement intégré l’utilité du sport pour le bien-être de leurs populations ou le renforcement du lien social. En un mot, les collectivités assument parfaitement leur responsabilité.

Juste avant vous, Chantal Jouanno s’est attachée à réformer la gouvernance du sport français en créant l’Assemblée du sport. Allez-vous pérenniser cette instance ? Comment ?

La première phase de l’Assemblée du sport a été un moment de dialogue très enrichissant. Je remercie les collectivités locales qui s’y sont fortement investies. Aujourd’hui, il est temps de pérenniser la démarche.
J’ai fait le choix d’une instance plus réduite que celle qui avait été prévue au départ, pour des raisons de souplesse et d’efficacité. J’installerai bientôt la conférence nationale du sport qui réunira l’ensemble des acteurs clés, soit 31 personnes.

Vous avez déjà, à plusieurs reprises, évoqué un « schéma de cohérence territoriale » pour les équipements sportifs. De quoi s’agit-il ? Quelle complémentarité avec le recensement national des équipements sportifs (RES), l’atlas des équipements, les diagnostics territoriaux approfondis (DTA), etc. ?

Je considère que la première des missions de l’Etat est l’accompagnement stratégique des collectivités. Aujourd’hui, le ministère des Sports doit renforcer ses capacités d’expertise pour éclairer les élus locaux. Le schéma de cohérence territoriale que j’ai décidé de lancer s’inscrit dans ce cadre.
Après le recensement des équipements sportifs et l’atlas, il s’agit d’un nouvel outil pour aller beaucoup plus loin que la simple observation de l’offre d’équipements.
Avec ce schéma, nous identifierons de manière très précise les types d’équipements qu’il faut construire sur les territoires en déficit afin de remédier aux déséquilibres.

Est-il exact que pour aider les collectivités à investir mieux, vous songez à créer une agence de conseil ?

Nous allons effectivement créer dans ce but une cellule de conseil au sein du ministère des Sports. J’ai toujours été choqué de voir que de nombreux projets publics coûtent plus chers que les projets privés.
L’Etat doit proposer son aide aux collectivités pour les aiguiller dans leurs projets d’équipements sportifs.

La cellule de conseil développera une expertise sur la question des normes et des coûts d’investissement et de fonctionnement.

Je veux aussi aider les élus à trouver le type d’équipements qui correspond le mieux à leur besoin. Aujourd’hui, on ne construit plus seulement des stades ou des gymnases avec tribune comme on le faisait il y a 30 ans. On s’adapte aux évolutions de la pratique sportive.

Conseiller les collectivités, aiguiller leurs investissements via des critères appliqués par le Centre national de développement du sport (CNDS)… Tout cela ne revient-il pas à ignorer que les territoires sont en concurrence, y compris dans le domaine des équipements sportifs ?

Ce qui guide mon action, c’est l’intérêt général. J’ai entendu les élus locaux qui estiment que le ministère ne les a pas suffisamment conseillés jusqu’à présent. Nous avons donc un devoir de vérité à leur égard.

Je n’ai pas peur de dire à certains élus que l’on soutiendra le projet de la commune voisine, parce que le besoin y est plus important. Je n’ai pas peur de dire que l’on va redéfinir un projet, car son coût est surévalué ou car il ne correspond pas aux besoins du bassin de population concerné.

Les collectivités comme l’Etat doivent servir la République et l’intérêt général, notamment dans le domaine du sport. Nous servons tous le même pays.

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Commentaires

3  |  réagir

13/12/2011 06h30 - gege95

bonjour,

Pour les « relativement anciens » vous rappelez vous du défunt laboratoire des sols sportifs intégré à l’Ensep si je ne me trompe. Qui a fermé au profit d’une structure privée donc payante. Je ne sais même plus si elle existe encore.
Donc, si vous voulez savoir si la proposition qui est faite lors de la création d’une structure sportive est bonne eh bien vous allez voir pour payer les services d’un bureau d’étude ou autre.
L’Etat se contentant d’édicter des normes ou d’adapter celles au niveau européen. Pour les conseils ou les avis avisés, l’Etat n’est plus là. Donc effectivement faire et défaire …

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13/12/2011 11h01 - logique

Formidable, une agence de conseil (en mort subite) ou d’audit, ou d’études (c’est la même chose) qui coûte une fortune, qui brasse du vent et qui est bien souvent dirigé par le « proche d’un politique » qui se remplit les poches avec de l’argent public.
J’ai eu connaissance d’un dossier d’adduction d’eau, en pleins causses donc en un endroit où il n’y a pas d’eau. Il y a eu je ne sais combien d’études contradictoires qui ont coûté à la « pauvre » collectivité donc au contribuable un argent fou, pour au total dire qu’il était impossible de faire cette adduction d’eau, sans une autre étude…
Le bon sens aurait voulu que l’on dise que la solution était de « tirer un tuyau » d’un peu loin, il est vrai, mais les études se bornaient à chercher de l’eau là où il n’y en a pas… et à faire payer ces études fort cher car il fallait à chaque fois « utiliser » un nouveau procédé (plus cher) pour… non pas trouver de l’eau, mais pour « plumer la poule aux oeufs d’or »…

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13/12/2011 10h10 - Alcide

La RGPP a supprimé les services des DDE (DDEA – DDT) qui permettaient aux communes d’avoir un conseil pour le montage d’opérations.
Aujourd’hui monsieur Douillet mets en place une « agence de conseil » pour permettre aux collectivités d’obtenir ce service.
Faire et défaire (avec l’argent public) c’est toujours travailler paraît-il…

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