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STATUT

Les fonctionnaires territoriaux ont le blues

Publié le 08/12/2011 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : A la une, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

Silhouettes sombres
Getty
Le moral est en berne, selon une étude menée entre juillet et septembre 2011 par la Mutuelle nationale territoriale (MNT) et qui devait être présentée lors des Entretiens territoriaux de Strasbourg (ETS) des mercredi 7 et jeudi 8 décembre. Réalisée sur la base d’entretiens individuels, elle laisse apparaître un manque d’appuis et de repères.

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Caractéristique, la question du sens. Les agents associent à leurs missions des valeurs de proximité, de service à la personne, qui ne sont pas celles portées par les élus.

Les auteurs de l’étude soulignent que « dans certains cas, l’intervention de ces derniers est même jugée négative sur la qualité du service (politisation, clientélisme, etc.) ».

La complexité de la décentralisation rebute – Pour les agents, la décentralisation elle-même n’a plus rien d’un mythe mobilisateur, portant à l’inverse une dynamique négative.
« Il y a une complexité de la décentralisation, sa complexité rebute, les changements incessants désorientent, d’où un discours sur la décentralisation réduit à sa dimension de transfert de charges. Ce transfert, compris comme une sorte de ‘bon débarras’ de la part de l’Etat, peut de plus avoir des effets indirects pour les agents : […] une augmentation de leur charge de travail », pointe l’enquête.

Autre point délicat : le management paraît paralysé par le poids des organisations, laissant une place déterminante à la relation interpersonnelle avec le manager et les collègues.
Particulièrement fragilisés, les encadrants de proximité semblent dépossédés de tout pouvoir de décision (qui reste centralisée et systématiquement validée par les élus).

De leur côté, les insatisfactions sur la reconnaissance se cristallisent autour de l’arbitraire ressenti dans l’attribution des primes et de l’observation d’abus, certes minoritaires, mais généralement non sanctionnés.

Le statut ne rassure plus – Les auteurs de l’étude relèvent que la référence à la souffrance au travail apparaît davantage que dans les entretiens avec des salariés du privé.
Même le statut propre à la fonction publique ne semble plus rassurer les agents, qui évoquent la crainte d’une éventuelle remise en cause de la sécurité de l’emploi ou des niveaux de salaire jugés trop faibles, sans qu’ils ne soient justement associés à la sécurité de l’emploi.

Le malaise est encore plus marqué chez les catégories C, qui cumulent deux fragilités :

  • une conjoncture économique difficile qui renforce leur insécurité économique
  • et un horizon professionnel souvent remis en cause par l’obstacle des concours.

Argent + perspective = épanouissement – « Pour les autres agents, ceux qui sont parvenus à passer B et/ou des C qui travaillent dans de grandes collectivités (grandes mairies en particulier), la question est moins prégnante. […] De manière générale, le regard porté sur la FPT est très lié à la capacité à boucler ses fins de mois et à avoir une perspective. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, la FPT est perçue comme un piège pour les agents. Quand ces deux conditions sont réunies, alors est ouverte la possibilité d’un épanouissement des agents », nuancent les auteurs de l’étude.

Au mois d’octobre, l’enquête « Climat social 2011 » de l’observatoire de Cegos montrait une fonction publique territoriale moins insatisfaite de son sort que les autres versants de la fonction publique et que les salariés du secteur privé.

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Commentaires

Les fonctionnaires territoriaux ont le blues

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elgreco

09/12/2011 12h36

Ouais, c’est bien le blues, bonne zik avec ses racines de revendications issus de l’esclavagisme.Alors, plutôt que de s’apitoyer, il faut créer les moyens de contrecarrer ces situations , dérivées directes des reformes gouvernementales, et se syndiquer et lutter pour faire progresser l’idée, la pensée même du modèle social français issu du conseil national de la résistance au sortie de la seconde guerre mondiale.

logique

09/12/2011 03h50

Comment voulez-vous que les territoriaux n’aient pas le blues ?

Par définition, ils travaillent pour des politiques et les politiques se moquent d’eux ; pas de leur garde rapprochée, certes, mais de tous les autres.
Pourvu qu’ils soient réélus, telle est leur seule préoccupation.
Il suffit qu’il y ait un changement de majorité et on change tout le personnel « rapproché ».
Alors, d’autres collectivités, du même bord, reclassent ces « évincés » carriéristes qui ne pensent qu’à écraser leurs subordonnés et encaisser la bonne paie pour se faire bien voir.
Une solution possible, que les territoriaux se mettent à la politique…
quoi que… un élu battu, fut-il du même bord que ses collègues, est lui aussi bien vite oublié ; il fait de la place aux autres…
Tous des requins ces élus ! MOI d’abord et après, le déluge…

Et ces nouveaux « gradés » sortant de l’école qui « vallent tant » et qui veulent écraser tout sur leur passage, des anciens qu’ils ne veulent pas écouter ; à ceux-là je leur dis : « Attention, vous serez bientôt trop ancien pour les jeunes qui arrivent et pourtant, vous commencez votre carrière »
Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse…
A 2 doigts de la retraite, je pense que celles et ceux qui ont encore une vingtaine d’année à « donner » à la territoriale ne finiront pas dans la « territoriale »… Au train où ça va, la territoriale va partir dans le privé ; tous les métiers vont changer. L’administration a trop de règlement et pour y déroger, il estdéjà fait appel au partenariat public privé…
Ces mêmes élus qui légifèrent d’un côté, trouvent le moyen de détourner la loi…
De plus, 1 départ à la retraite sur 2 ne sera pas remplacé. Les fonctionnaires sont donc irremplaçables…

ALIMAS

10/12/2011 06h39

(09A399A01). L’HERBE EST-ELLE PLUS VERTE AILLEURS ? Nous avons longtemps cru, nous, la société civile, que la fonction publique de par sa vocation de «services à rendre au public» devait être protégée des «chasses aux sorcières» lors de changement de gouvernance de la fonction politique. Pour ce faire, il a été institué le concept de «fonctionnement statutaire» contenant en premier article, la garantie de l’emploi à vie pour tous les fonctionnaires. En contrepartie, ces derniers acceptaient de facto, une progression professionnelle et salariale, bâtie sur une homogénéité (on s’assemble et l’on se ressemble au travers des caractéristiques d’un statut …!). Ce système a, de façon sournoise, perverti la notion de «services à rendre au public». Le «statut» qui devait être le noyau du système, s’est lui-même phagocyter de multiples intervenants dans un cocon à plusieurs couches qui, aujourd’hui, font disparaître l’essence même de «service public» ; ce dernier n’est plus «visible» ! Trop de strates et d’intérêts particuliers étouffent les «fonctionnaires de base», au profit des Conseils exécutifs politiques et des équipes dirigeantes publiques. Il s’est formé depuis des années, une «smala» atteinte de fièvre dépensière, puisant l’argent public de façon éhontée jusqu’à atteindre des sommets de dettes et de déficits vertigineux. Je ne vais pas une fois de plus, vous bassiner avec la litanie des changements structurels et conjoncturels qu’il devient urgent de faire, dans l’administration publique et politique. Je peux comprendre votre «blues» amis fonctionnaires de base, mais je ne puis que vous conseiller d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Vous n’avez plus le choix.

Le Père Cheron

13/12/2011 06h22

Le Conseil national de la résistance serait horrifié par l’état de la société française… et sans doute peu séduit par le fonctionnement des institutions européennes.
L’admnistration territoriale est progressivement dénaturée par des élus qui attendent des fonctionnaires qu’ils agissent en politiques, et les traitent en ennemis s’ils ne sont pas de leur bord…
Le haut de la hiérarchie est souvent occupée par des fonctionnaires, engagés politiquement au côté du maire, qui renforcent cette tendance.
Nos carrières, la hiérarchie et les élus s’en fichent.
Quant à l’idéal du service public, il est, en effet, davantage entretenu par le bon esprit de nombreux fonctionnaires que par la volonté municipale.
Je suis en fin de carrière, et je regrette tout ce temps gaspillé dans un contexte aussi médiocre…

La mère Michel

11/01/2012 02h49

Effectivement difficile d’obtenir un avancement dans un poste de de haut niveau si l’on n’est pas du « bon bord » et il est vrai que servir le public a été remplacé par servir les élus….qui demandent que des décisions puis des actions soient faites dans l’urgence sans tenir compte des coûts pour les contribuables… Dommage, mais que ces élus ne s’étonnent pas du désintérêt des administrés pour la « res publica »

Pad

30/12/2011 11h45

Avec deux expériences en collectivités en poste de DST, c’est peu dire que le moral des agents est dégradé face aux conditions de travail et lorsque le respect de la personne n’est pas au rendez-vous.

Avec des rémunérations voulues les plus faibles possibles tandis qu’il est demandé toujours plus aux agents, les dents grincent. Que dire d’un catégorie C que l’on me proposait comme adjoint sans considérer un avancement… j’ai refusé.

Oui, les élus ont leur part de responsabilité mais il ne faut pas oublier le DGS : de par sa position, ses pleins pouvoirs, il fait la pluie et le beau temps. Ainsi, s’il est un chef et non un manager, si sa personne l’emporte sur son professionnalisme, le climat social peut devenir désastreux, il n’y a plus de motivation. Les arrêts de travail seraient en cela un indicateur…

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