Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Les échéances électorales depuis 1998

Publié le 01/03/2013 • Par Dunod Éditions • dans : Fiches de révision

Ma Gazette

Sélectionnez ce thème et créez votre newsletter personnalisée

L’INTERMITTENCE ÉLECTORALE

Durant ces quatorze années, l’électorat a été invité à s’exprimer par les urnes à vingt-et-une reprises (cf. tableau 6.1) avec, pour conséquence, un taux de participation très disparate, mais qui ne relève pas de nouveaux comportements selon les enjeux. Ainsi, sur l’ensemble des élections, les présidentielles (2002, 2007, 2012) atteignent les meilleurs scores en termes de participation (la « parenthèse enchantée », selon les politologues). Ce sont les législatives – en général un mois plus tard – qui subissent une perte considérable de l’électorat. Les élections législatives de juin 2012 ont cumulé le taux d’abstention le plus important depuis 1973 (43,7 % au second tour de 2012 contre 40 % en 2007 et 28,9 % en 1997). Doit-on y lire que l’engagement passionnel des Français pour les présidentielles laisse la place pour les législatives à quelques initiés du Parlement ? Ou que l’élection présidentielle suffirait à elle seule à organiser la démocratie et le contre-pouvoir ?

Les élections souffrant de la plus importante désertion de votants concernent les régionales et les cantonales (respectivement 48,9 % en 2010 et 55,6 % en 2011). Par conséquent, il n’est pas rare d’entendre que le premier parti de France est l’abstention. Ce détournement des urnes d’une partie de l’électorat peut interroger sur la désillusion vis-à-vis du politique ou sur une partie de la population n’estimant plus déterminant de voter. Pour Marcel Gauchet, la société « est habitée par une révolte sourde et un sentiment de distance radicale à l’égard du personnel dirigeant(1) ». D’ailleurs, la dernière étude(2) conduite par le centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) sur la confiance du citoyen à l’égard du politique indique une érosion du rapport de confiance. Les mots les plus associés aux hommes politiques sont : méfiance et dégoût. Pour 69 % des personnes interrogées, les hommes politiques sont plutôt corrompus, contre 30 % de personnes qui les créditent d’une honnêteté. Même les mandats de proximité (maires et conseillers généraux) sont touchés par le délitement de la confiance.

À propos de l’amplitude de l’abstention, d’aucuns parlent de l’invisibilité démocratique de certains citoyens d’autres de l’abstention des laissés-pour compte(3). De ces phénomènes, une autre lecture surgit, celle que l’abstention serait une action politique, un acte de résistance comme peuvent l’être les grèves, les pétitions…

Depuis le milieu des années 80, un cycle de basse mobilisation est apparu, dont la France n’a pas l’exclusivité. Seul le Danemark maintient une honorable participation électorale. En France, les records d’abstention s’enchaînent faisant dire que se profile une démocratie de l’abstention. Les générations précédentes avaient plus tendance à ressentir une culpabilité à l’idée de ne pas exprimer son vote. En effet, pour les personnes âgées, le vote est un devoir, il a un caractère sacré. Les 18-24 ans sont les moins fidèles quant à la fréquentation des urnes. Selon Céline Braconnier(4), professeur de sciences politiques à l’université de Cergy-Pontoise, l’une des causes majeures de ce phénomène est la disparition de l’encadrement politique des quartiers populaires (militance, réseau associatif, syndicats…). Il s’y ajoute la mutation voire l’affaiblissement des dispositifs informels de transmission du vote que sont les groupes primaires, tels que la famille ou le réseau d’amis.

L’appartenance territoriale est déterminante dans la motivation des citoyens à s’exprimer dans les urnes. Les élections municipales conservent une place prépondérante pour les citoyens. Mais plus la focale s’élargit, passant du quartier à l’association des territoires (communauté d’agglomération et régionales), plus l’indifférence se fait ressentir. L’apparition des conseillers territoriaux, si le texte survit à l’arrivée de la gauche au pouvoir (un seul mandat pour les cantonales et les régionales), est censée réduire le nombre de scrutins, alors que le quinquennat l’a alourdi. Ce dernier, qui à l’origine devait faire barrage à la cohabitation, révèle des écueils notoirement repérés.

  • Les élections présidentielles sont à peine terminées que les candidats pour le prochain mandat se manifestent, privilégiant la personnalisation et parfois la « pipolisation ». De plus, la gestion des dossiers les plus conséquents est abordée entre les deux partis majoritaires sous le seul angle du « détricotage ». On ne peut que regretter cette vision à court terme, guère en phase avec les ajustements nécessaires. Elle interroge aussi sur des mesures qui seraient figées dans le temps, indifférentes à l’évolution démographique, sociale et économique. L’histoire la plus récente a démontré la précarité des « fondamentaux » financiers et intégratifs.
  • La contraction du temps dans l’action – imposée – est peut-être à l’origine de la gestion politique par l’événementiel, l’émotionnel et la communication. Des voix s’élèvent aujourd’hui pour remettre en cause le quinquennat (les mêmes qui l’approuvaient hier), en indiquant qu’en matière de projet politique, cinq ans sont insuffisants. Faut-il s’attendre à une remise en question de la durée du mandat présidentiel ?

Pour améliorer ce rapport aux élections, Céline Braconnier émet plusieurs propositions face aux freins institutionnels :

  • la clôture de l’inscription sur les listes électorales au 31 décembre de l’année civile ne correspond pas à une exigence particulière. Aussi, réduire cette période préalable à une élection serait peut-être plus favorable pour ceux qui n’anticipent pas les élections de l’année suivante ;
  • la « mal-inscription » (changement d’adresse, inscription sur des listes dans une commune ou un département autre… difficultés d’informations à réactualiser son inscription…) est une cause non négligeable de l’éloignement de l’électeur.

Enfin, s’agissant des mutations politiques et en particulier, celles liées à l’électorat et à la militance, Pascal Perrineau et Emmanuel Todd invoquent les mêmes raisons mais avec le style qui les caractérise.

« La France comme nombre de sociétés européennes et au-delà, est marquée par un profond mouvement d’individuation et de prise de distance par rapport aux allégeances collectives traditionnelles. […] L’individu-citoyen construit de plus en plus ses choix politiques à partir de lui-même et de l’interaction qui se développe entre lui et une scène politique en changement constant(5). »

« Le militant ancien […] considérait qu’il était au service du Parti, de la cause, dans un rapport passif à la doctrine. Mais il était actif dans sa diffusion par le collage d’affiches, la distribution de tracts, l’organisation de meetings, de fêtes… […] Le militant nouveau vient pour contribuer, certes, mais surtout pour s’exprimer « s’épanouir » personnellement. Il est, […] l’un des millions de nouveaux narcisses engendrés par la révolution éducative supérieure ; il se pense « créateur » de doctrine, s’imagine que l’originalité de sa « parole » va faire avancer les choses(6). »

2. LES ÉLECTIONS SÉNATORIALES

Il convient d’ajouter au tableau 6.1 les élections sénatoriales qui relèvent du contingent dit des « grands électeurs », soit 150 000 élus désignés parmi les députés, conseillers régionaux, généraux et communaux.

Le 25 septembre 2011, la gauche est devenue majoritaire dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg, avec 177 sièges contre 171 à la droite et au centre. Le 1er octobre 2011, Jean-Pierre Bel (PS) a succédé au président sortant, Gérard Larcher, qui a connu l’un des plus modestes mandats à ce poste au cours des dernières années. L’interprétation de l’ensemble des résultats appartient à chacun, d’où la mise en retrait de l’auteur sur ce point. Cependant, plusieurs aspects sont à mettre en exergue. Cette avalanche de sollicitations quant à la représentation démocratique a proposé jusqu’en 2012, une répartition des pouvoirs nettement « fracturée », idéologiquement parlant. Le pouvoir national a été entre les mains de la droite, le pouvoir local entre celles de la gauche (58 départements et 20 régions). Le retour de la gauche au Gouvernement et au Parlement donne non seulement les pleins pouvoirs au nouveau président mais il crée une passerelle cohérente – qu’il faudra vérifier dans le temps – avec les politiques territoriales.

Tableau  6.1.  Chronologie  des  échéances  électorales  entre  1998  et  2012.jpg

Cliquer sur l’image pour l’ouvrir en pleine taille

 

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Le Monde du 18-19 juillet 2010. Retour au texte

Note 02 « Le baromètre de la confiance politique » (vague 3), octobre 2011, Cevipof, consultable sur le site du Cevipof. Retour au texte

Note 03 Lire à ce sujet « L’abstention en banlieue plus grave que les émeutes ? » in Le Monde du 26 mars 2010 et « Explications de non-vote » in Le Monde du 21-22 mars 2010. Retour au texte

Note 04 Céline Braconnier est co-auteur du livre La démocratie de l’abstention avec Jean-Yves Dormagen, Essai poche, Gallimard, 2007. Retour au texte

Note 05 Pascal Perrineau, Le choix de Marianne, pourquoi, pour qui nous votons ? Fayard, 2012. Retour au texte

Note 06 Emmanuel Todd, Après la démocratie, Gallimard, 2008. Retour au texte

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Pourquoi investir dans un service Europe dans ma Commune

de COMMISSION EUROPEENNE

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Les échéances électorales depuis 1998

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement