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Tribune

Médecins du monde : « La santé des plus précaires est aussi un enjeu municipal »

Publié le 20/03/2014 • Par laredaction • dans : Actu Santé Social

Pour les élections municipales des 23 et 30 mars, nombre de candidats ont inscrits dans leurs programmes des actions sanitaires et sociales : création de crèches, ouverture de maisons de santé, appui aux associations de solidarité… Mais face aux intercommunalités, aux départements, ainsi qu’aux agences régionales de santé, que peuvent encore les maires en la matière ? La « Gazette santé social » a ouvert le débat dans son numéro de mars. Les échanges se poursuivent sur Internet, avec cette tribune de trois acteurs de Médecins du monde : le docteur Jean-François Corty, directeur des missions France, Philippe de Botton, membre du conseil d’administration, et Caroline Douay, chargée de projet.

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« La santé des personnes précaires est un enjeu local qui doit être au cœur du débat électoral municipal. Les maires ont des responsabilités en matière de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé, et peuvent améliorer concrètement l’accès aux soins et à l’hygiène des plus démunis. Ils doivent veiller à ce que tous les habitants d’une commune, qu’ils vivent dans un habitat insalubre ou pas, puissent accéder à toutes les structures, programmes et actions de santé existant localement.

En décembre 2013, Médecins du Monde a mené une enquête dans 14 villes où l’association intervient afin d’y établir un état des lieux des actions menées et des obstacles locaux rencontrés dans le champ sanitaire et social. Le but n’était pas de stigmatiser une ville mais bien de montrer que des marges de progression peuvent exister.

En effet, la plupart des villes interrogées ont mis en place des dispositifs sanitaires et sociaux, mais ils doivent être davantage promus et renforcés. Dans les centres communaux d’action sociale (CCAS), lieux d’information et d’ouverture de droits, le recours à l’interprétariat et à la médiation n’est pas systématique : 55 % ne font jamais appel à des interprètes et 80 % n’ont jamais recours à la médiation sanitaire et sociale qui contribue pourtant à lutter contre les discriminations, l’exclusion sociale et les inégalités.

Les permanences d’accès aux soins de santé (PASS), dispositifs intra-hospitaliers, doivent faciliter l’accès aux soins et à un accompagnement social pour les personnes en situation de précarité. En tant que membre du conseil de surveillance de l’établissement hospitalier de sa commune, le maire peut en faire la promotion, sous forme généraliste ou spécialisée (PASS pédiatrique et dentaire). Plus largement, il peut contribuer à un accès aux soins de proximité nécessaires (PASS mobile, centres municipaux de santé).

Si toutes les villes métropolitaines interrogées disposent de points d’accès gratuits à l’eau, de fortes disparités existent quant à leur nombre, leur fonctionnalité et leur accessibilité. En matière d’hygiène les bains-douches gratuits sont insuffisants, voire dérisoires si l’on considère les établissements uniquement municipaux : un dispositif de bains-douches municipal couvre en moyenne 15.000 ménages pauvres. Enfin, l’élimination des déchets dans les bidonvilles et les squats reste problématique dans la majorité des villes interrogées.

En matière de « vivre-ensemble » et d’intégration des plus précaires dans l’espace public, des différences d’approche significatives existent. 29% des villes sondées appliquent des arrêtés « anti-mendicité » ou « anti-prostitution ». Les maires ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre les stéréotypes. Ils doivent veiller à ce que les plus vulnérables soient mieux intégrés et traités non pas comme des criminels dénués de droits mais comme des citoyens à part entière qui peuvent accéder aux soins, à la prévention et à la santé. »

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