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Lutte contre l’exclusion

L’enfance en pauvreté : de fortes disparités territoriales

Publié le 25/11/2011 • Par Agnès Thouvenot • dans : France

Une étude interrégionale sur la pauvreté infantile a été présentée le 22 novembre 2011. Elle porte sur trois régions : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes et Ile-de-France.

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En France, au 31 décembre 2009, selon l’Insee, 3 136 000 enfants – soit 23,5% de la population des moins de 18 ans – étaient en situation de pauvreté, c’est-à-dire vivaient au sein d’une famille à bas revenus (942 euros par mois et par unité de consommation). Mais derrière cette moyenne, de très fortes disparités territoriales apparaissent. C’est sur ce point de départ qu’une étude interrégionale (1) sur la pauvreté infantile a été menée et rendue publique le 21 novembre 2011 lors d’un colloque à Paris (*). «Les situations de pauvreté sont rarement appréhendées au niveau interrégional alors que pour réduire la pauvreté et comprendre les processus qui y conduisent, la dimension territoriale reste fondamentale : ce qu’on peut observer dans un lieu n’est pas forcément transposable dans un autre», soulignent les auteurs de l’étude.

Des écarts très marqués – Ainsi, en Rhône-Alpes, le taux d’enfants pauvres s’élève à 20%, contre 21,5% en Ile-de-France et 29,1% en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Mais l’étude montre également qu’à l’échelle départementale, les écarts sont très marqués. En Seine-Saint-Denis par exemple, 37% d’enfants sont en situation de pauvreté en 2009, contre 13% des enfants résidant dans les Yvelines. Mais c’est aussi le cas en Rhône-Alpes où la Haute-Savoie compte 14% d’enfants pauvres contre 25% dans la Drôme.

En travaillant à l’échelle des communes, l’étude met en évidence la forte surreprésentation d’enfants pauvres dans les villes-centres et en zone rurale, notamment en Paca. A Marseille et Avignon, on compte ainsi 44% d’enfants pauvres. Bon nombre de petites communes du Haut Var et des Alpes-de-Haute-Provence connaissent également des taux de pauvreté infantile supérieurs à 35%. En Rhône-Alpes, les taux les plus forts (avoisinant 50%) sont enregistrés dans deux communes de la banlieue lyonnaise : Vénissieux et Vaulx-en-Velin. A Roanne (Loire), le taux de pauvreté des enfants s’élève à 41%.

Une faible accessibilité au parc social – La composition familiale explique en partie la pauvreté. Les enfants pauvres sont 52% à vivre avec un seul parent en Paca, contre 45% en Rhône-Alpes et 42% en Ile-de-France. 

Par ailleurs, le risque de pauvreté augmente lorsque la taille de la famille s’accroît notamment à partir de trois enfants, mais plus encore dans les familles de 4 enfants ou plus. En Ile-de-France, l’origine étrangère d’un des parents constitue un marqueur fort de la pauvreté : ainsi 37% des enfants pauvres ont un parent étranger hors CEE allocataire d’une CAF , contre 16 à 17% dans les deux autres régions. Et, sans surprise, l’absence d’emploi est facteur de pauvreté.

Une part importante de l’étude est consacrée au logement, et au poids du budget qui lui est consacré dans les familles pauvres ayant des enfants. Pour le quart des ménages les plus pauvres, environ 34% des ressources du budget sont consacrés au logement, avec des taux d’effort très variable selon le parc : de 27% pour les locataires du parc social, il passe à 39% pour les locataires du parc privé et à 43% pour les ménages accédant à la propriété. Compte tenu de ces éléments, les auteurs de l’étude concluent que «le parc social ne bénéficie pas prioritairement aux familles pauvres».

Des témoignages d’enfants – L’étude, et c’est son originalité, corrobore ces réalités statistiques par des témoignages d’enfants. Environ 80 entretiens auprès d’enfants ont été menés sur leur ressenti de la pauvreté vécue. «La conscience de la pauvreté vient avec l’âge. Mais les enfants n’en veulent pas à leurs parents, ils intègrent cette pauvreté à leur vie», explique Flora Perrier, chargée de mission à la mission régionale d’information sur l’exclusion (Mrie) en Rhône-Alpes.

«La complexité actuelle de la pauvreté doit être considérée au travers de manques tels l’accessibilité à des lieux de socialisation, de culture et de loisirs mais également au stress parental face aux difficultés de s’en sortir qui se trouve reporté sur l’enfant. Le développement des enfants peut se trouver entravé par les difficultés matérielles des familles, l’insalubrité des logements, l’impossibilité d’étudier correctement due au surpeuplement, des carences alimentaires, etc. La pauvreté apparaît ainsi en filigrane comme acceptée voire intégrée au fil des conversations avec les enfants», concluent les auteurs.

Cette étude permet d’actualiser les données du rapport du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion (Cerc) de 2004 portant sur la pauvreté des enfants.

Références

Télécharger la synthèse interrégionale ou les études qualitatives régionales  de l'étude «Vivre la pauvreté quand on est enfant».

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 «Vivre la pauvreté quand on est enfant». Etude réalisée par le Dispositif régional d'observation sociale (Dros), la Mission régionale d'information sur l'exclusion en Rhône-Alpes (Mrie), la Mission d'information sur la pauvreté et l'exclusion Sociale en Ile-de-France (Mipes), la Cellule technique de réflexion et d'aide à la décision pour les Caf en Ile-de-France (CTRAD) et la direction régionale de l'Insee Ile-de-France. Retour au texte

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