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Energies renouvelables

Les élus locaux appelés à s’impliquer dans le développement de l’hydroélectricité

Publié le 23/11/2011 • Par Arnaud Garrigues • dans : Dossiers d'actualité, France

Une étude réalisée par l’Union française de l’électricité (UFE) présentée le 22 novembre au Salon des maires et des collectivités locales, dans le cadre du Congrès des maires, a permis d’estimer le potentiel de développement de l’hydroélectricité en France. Il reste aux élus locaux à se saisir de cette question, et à la porter dans les négociations pour l'élaboration des schémas régionaux climat-air-énergie et du classement des cours d’eau.

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Cet article fait partie du dossier

Congrès des maires 2011 : ce qu’il faut en retenir

« Il existe en France un potentiel hydroélectrique de 10,6 TWh par an », a annoncé Jean-Charles Galland, responsable de la mission développement d’EDF, en présentant les résultats d’une étude commandée par l’Union française de l’électricité (UFE), mais non publiée. Un chiffre à mettre en regard de la production actuelle du parc hydroélectrique français, qui s’élève à 67 TWH par an.

Le potentiel hydroélectrique face à l’impact environnemental – L’étude de l’UFE qui a nécessité une année de travail a permis de recenser les cours d’eau sur lesquels il serait possible d’installer de nouvelles centrales hydroélectriques, et les sites existants qui pourraient être optimisés ou réhabilités.
Si tous les sites qui ont été recensés étaient équipés, il serait ainsi possible d’augmenter la production hydroélectrique de 15,8 % ! Mais ce chiffre ne tient pas compte des contraintes en termes d’impacts environnementaux, qui jouent un rôle fondamental pour décider de la réalisation d’un projet de centrale.

Et c’est là l’explication de la démarche initiée par l’UFE et France Hydroélectricité (1), qui ont souhaité présenter cette étude au Salon des maires et des collectivités locales, mardi 22 novembre 2011, afin de sensibiliser les élus locaux aux rôles qu’ils ont à jouer dans deux processus fondamentaux pour permettre la réalisation de tels projets :

  1. l’élaboration des schémas régionaux climat-air-énergie (SRCAE)
  2. et le classement des cours d’eau (par rapport à la directive-cadre eau).

En clair, l’UFE attend des élus locaux qu’ils participent à l’élaboration des SRCAE pour que soit intégré le potentiel hydroélectrique de leur territoire, et qu’ils étudient avec attention les propositions de classement des cours d’eau pour prendre conscience de l’impact de ce classement sur leurs futurs projets.

Réagir avant qu’il ne soit trop tard – « De nombreux élus de montagne ne sont pas au courant de ces deux processus », pointe Anne Pénalba, déléguée générale de France Hydroélectricité. « Or, une fois que le classement des cours d’eau a été réalisé, si l’un de ces cours d’eau est classé en liste 1, il ne sera plus possible d’installer de centrale hydroélectrique, ni même d’envisager un aménagement pour une utilisation récréative », souligne-t-elle.

En effet, les cours d’eau sont en train d’être classés en deux catégories :

  • Liste 1 : sur ces cours d’eau ou tronçons de cours d’eau, il sera interdit d’établir de nouveaux ouvrages contraires à la continuité écologique. Cela concerne la continuité dans la dimension amont-aval, qui est impactée par les ouvrages transversaux, comme les seuils et barrages, mais aussi la continuité latérale, ce qui aura pour conséquence d’interdire les digues et protections qui impactent l’écosystème des berges.
  • Liste 2 : pour cette catégorie de cours d’eau, il faudra veiller à ce qu’il y ait un transport suffisant des sédiments et une circulation des poissons migrateurs. Les ouvrages ne seront pas interdits, mais devront prendre en compte ces facteurs.

30 % des cours d’eau pourraient être sanctuarisés – La loi sur l’eau et les milieux aquatiques impose que ce classement soit finalisé au 1er janvier 2014, « mais il devrait être réalisé fin 2012 », selon Anne Pénalba.
« Actuellement, on étudie l’impact de ce classement. Les élus vont être consultés, mais ils sont insuffisamment présents lors de ces négociations », note-t-elle.
Jusqu’ici, seuls 10% des cours d’eau sont jugés sensibles, au point de vue écologique, et doivent maintenir un débit d’eau réservé. « Avec ce classement, ce sont 30% des cours d’eau qui pourraient être en liste 1, soit trois fois plus », s’alarme Anne Pénalba.

L’implication des élus dans les négociations – Même son de cloche du côté de Jean Proriol, député (UMP) de Haute-Loire et fin connaisseur de ces questions, qui pointe le manque d’implication des élus dans ces deux processus, alors que les représentants d’associations de protection de l’environnement ou de pêcheurs sont, eux, très présents.
« Les maires ne se précipitent pas pour prendre la présidence des Sage (schéma d’aménagement et de gestion des eaux), mais quand le classement d’un cours d’eau sera fait, il sera difficile d’intervenir », alerte-t-il. Les conséquences de ce désintérêt ou de cette méconnaissance des élus seront un moindre développement de projets de centrales.

Un enjeu de développement économique local – L’enjeu pour les élus ruraux est de prendre conscience de l’intérêt des projets de développement hydroélectrique pour le développement économique local. «Il n’y a pas tant de richesses sur un territoire rural, en dehors des chutes d’eau », souligne Jean Proriol.
Ce dernier rappelle également l’engagement de Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Ecologie, pour développer la filière hydroélectrique, en installant 7 TWh supplémentaires. Dans le cadre du Grenelle, cet objectif a été ramené à 3 Twh à l’horizon 2020. Mais Jean Proriol doute que cet objectif revu à la baisse soit tenu.

La balle est désormais dans le camp des élus locaux, qui doivent s’impliquer pour défendre les intérêts de leurs territoires, et participer à cet arbitrage difficile entre la nécessité de développer les énergies renouvelables, tout en respectant la continuité écologique et la qualité des masses d’eau, comme le souhaite la directive cadre sur l’eau.

Potentiel hydroélectrique en France – Synthèse de l’étude de l’Union française de l’électricité

Notes

Note 01 l’Union française de l’électricité représente les grands industriels du secteur électrique, tandis que France Hydroélectricité représente les petits producteurs d’hydroélectricité Retour au texte

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Les élus locaux appelés à s’impliquer dans le développement de l’hydroélectricité

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quelles rivières pour demain?

25/11/2011 03h28

Cette étude porte bien son nom: POTENTIEL hydroélectrique de la France. Ce qui ne veut pas dire que cette réalisation soit possible ni souhaitable pour l’intérêt général.
Elle ne se base que sur une vision industrielle des choses et il ne faudrait pas sous prétexte de recherche d’énergie renouvelable dire que tout obstacle pouvant limiter cette démarche soit jugée mauvaise.
La restauration des continuités écologiques en voulant rendre possible la remontée des espèces aquatiques est aussi destinée à nous aider collectivement : avec le morcellement actuel des rivières par les ouvrages (barrages, seuils de moulins, de ponts mal conçus…) empêchant la remontée des poissons, les populations génétiquement sauvages s’appauvrissent (consanguinité) et peuvent disparaitre. Hors pour résister au bouleversement engendrés par un réchauffement rapide, il faut idéalement faciliter le brassage génétique pour permettre l’apparition de spécimen qui s’adapteront. Par ailleurs la mobilité facilitée permettra des stratégies de délocalisation des espèces.

1°C de température en plus équivaut à une remontée des milieux de vie des espèces de 200 km vers le nord !
Depuis 50 ans, les cours d’eaux ont déjà gagnés entre 3 et 5° en température moyenne sur le bassin du Rhône.

Il est donc caricatural de dire que l’on doivent lutter en bloc contre l’instauration des classements de cours d’eau cherchant à leur redonner un peu de nature.

De plus économiquement, même le conseil d’Etat se pose la question de l’intérêt global de la microhydraulique (inférieure à 150KWh): seul le tarif d’achat aujourd’hui artificiellement soutenu permet la rentabilité. Impact écologique et faible intérêt économique se juxtaposent

Pour finir, les modélisations du réchauffement conduisent à penser qu’il y aura moins d’eau dans les cours d’eau l’été (voir des assèchements sur les petites rivières). La rentabilité d’une usine microhydrauélectrique fonctionnant au fil de l’eau est sur le long terme à oublier.
Seuls quelques nouveaux grands barrages sont à mon sens éventuellement défendable du fait de leur capacité de stockage qui permettra de fournir de l’électricité de pointe. Quitte à créer des obstacles à la continuité, autant en avoir peu, contrôlables et de les prévoir pour limiter certains impacts (gestion des sédiments, passes…)

Enfin n’oublions pas que l’effort, c’est aussi : ne pas installer de climatisation (occulter les ouvertures du soleil en été, puit canadien…), isoler les bâtiments, … allez voir les propositions « Negawatt » et on pourra discuter du bien fondé de mettre des barrages partout sur les rivières.

Gatou

25/11/2011 09h45

Les Etats-Unis ont depuis peu, par un vote du congres, declasser l’energie hydro-electrique, des energies vertes; ce meme grand pays effacent les barrages par centaines depuis des annees.
Et en France, on relance la filiere; des jours, j’aimerais vraiment etre americain…

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