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Education

« La dynamique est là entre régions françaises et Länder allemands »

Publié le 25/01/2023 • Par Olivier Schneid • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire, France

Anne Tallineau : « La dynamique est là entre régions françaises et Länder allemands »
Photo Thibaut Chapotot
Alors que les gouvernements français et allemand ont célébré, dimanche 22 janvier 2023, à Paris, le 60e anniversaire du Traité de l’Elysée scellant la réconciliation et l’amitié entre les deux pays, la cosecrétaire générale de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (Ofaj), Anne Tallineau, affiche sérénité et confiance en l’avenir de la relation entre les jeunes de part et d’autre de la frontière.

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Constatez-vous dans les activités de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (Ofaj) une désaffection similaire à celle de l’enseignement du français en Allemagne et de l’allemand en France, qui ne concerne plus que 15% des élèves, d’un côté comme de l’autre ?

Non, vraiment pas. Si les années 2020 et 2021 ont été marquées par une chute de nos programmes d’échanges, c’était bien sûr en raison de la pandémie. On remarque d’ailleurs une reprise très importante depuis le printemps 2022. Nous faisons même face actuellement à trop de demandes par rapport à nos moyens disponibles. On observe ce phénomène lorsque nous lançons des appels à projets : nous sommes submergés de réponses.

Par exemple, le programme géré par l’Ofaj visant à promouvoir des personnalités d’avenir a enregistré 200 candidatures pour seulement vingt-quatre places. Le déclin de l’apprentissage de la langue de l’autre ne se reflète donc pas dans les échanges, et on ne peut que s’en féliciter.

L’enquête menée auprès de 3 000 jeunes Français et Allemands de 16 à 25 ans que vous publiez révèle une demande de maintien ou d’approfondissement de la coopération entre les deux pays… mais l’on observe dans le même temps une évolution de cette relation vers « moins de romantisme, plus de pragmatisme et de détachement », selon le mot d’une chercheure de l’Ofaj, Claire Demesmay. Cela vous inquiète-t-il ?

Non, parce qu’on constate toujours un attachement à l’Europe et à la relation franco-allemande en particulier, comme vous le rappelez. Alors oui, il y a une forme de normalisation, mais je ne vois pas de remise en cause.

La relation entre nos deux pays s’est inscrite dans le paysage. En 1963, moins de vingt ans après la guerre, il était audacieux de signer un traité d’amitié. Il y avait là une dimension émotionnelle, qu’on peut appeler ‘‘vision romantique’’, et ce n’est sans doute qu’à ce prix qu’on est arrivé au résultat actuel.

Vous n’avez pas aujourd’hui dans le monde deux autres pays indépendants ayant des liens aussi étroits, tant au niveau de l’État que de leurs sociétés civiles. On a simplement dépassé l’idée de réconciliation et chacun est conscient que France et Allemagne doivent avancer main dans la main pour faire progresser l’Europe.

Quel rôle les collectivités doivent-elles selon vous jouer dans ce partenariat ?

Leur engagement est important à différents titres et échelons. Nous avons signé des conventions de coopération avec des régions françaises et des Länder allemands pour mieux faire connaître les offres de l’Ofaj, en cherchant à atteindre en particulier les jeunes moins favorisés. C’est notre programme « Diversité et participation ».

Des liens se sont ainsi noués entre l’Île-de-France et le Brandebourg, la Nouvelle-Aquitaine et le Land de Hesse, l’Occitanie et la Saxe. Certains, vous le voyez, présentent pour caractéristique d’unir des territoires extrêmement éloignés de la frontière franco-allemande. C’est intéressant car ce n’est pas la même chose de pratiquer un échange avec l’Allemagne quand on vit à Colmar (Haut-Rhin) ou Strasbourg (Bas-Rhin) et quand on est à Toulouse (Haute-Garonne).

Je pourrais encore citer le réseau constitué entre Marseille (Bouches-du-Rhône) et Hambourg. La dynamique est là. J’en veux aussi pour preuve la déclaration commune signée mi-janvier à Strasbourg entre régions françaises et Länder allemands. L’Ofaj était bien sûr présente à cette rencontre, dont l’un des axes a été la jeunesse.

Et il y a bien sûr les jumelages…

Absolument. C’est d’ailleurs avec l’Allemagne que la France en enregistre le plus. On en dénombre quelque 2 200. Les jumelages sont, pour nous, majeurs, parce qu’ils donnent lieu à énormément d’activités. On a toutefois une préoccupation, qui est le renouvellement des équipes de bénévoles qui les font vivre.

Le franco-allemand est-il prêt pour les 60 ans à venir ?

En tout cas, à l’Ofaj, qui fête également son 60anniversaire cette année, le 5 juillet, nous le sommes. Avec une multitude de programmes, comme « Travail chez le partenaire » ou encore « L’Europe commence dans ta ville », un appel à projets qui espère motiver des jeunes à s’engager dans des politiques publiques au niveau de leur commune.

L’Ofaj met aussi en œuvre un instrument créé par le Traité d’Aix-la-Chapelle de 2019, le Fonds citoyen franco-allemand, qui est, lui, intergénérationnel, tandis que nos activités s’arrêtent à trente ans. Il accompagne des projets de la société civile, quel que soit l’âge des protagonistes. Les gouvernements français et allemand ont doublé son budget l’an dernier, parce qu’il y avait trop de demandes. Et les moyens s’annoncent déjà insuffisants.

Vers un passe Culture trinational ?

Le projet figure noir sur blanc dans la Déclaration conjointe du conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenu dimanche 22 janvier 2023 à Paris : un KulturPass, « inspiré » du dispositif français de pass Culture, verra le jour en Allemagne au plus tard en juin. La France accompagnera le développement de la plateforme en ligne.

« Maintenant que cet outil existe en Espagne, en France et donc bientôt en Allemagne, je ne doute pas qu’il y ait un jour une phase 2 lors de laquelle les jeunes pourront utiliser leur passe quand ils voyageront dans l’un ou l’autre pays », a confié la ministre française de la Culture, Rima Abdul Malak, à La Gazette.

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