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Insertion sociale

Deux enquêtes éclairent les profils des allocataires parisiens du RSA

Publié le 19/01/2023 • Par Mariette Kammerer • dans : Actu expert santé social, France

Deux enquêtes éclairent les profils des allocataires parisiens du RSA
Fotolia zsirosistvan
Deux enquêtes sur les allocataires du RSA à Paris montrent l’hétérogénéité des profils et des trajectoires, la nécessité de mieux adapter l’accompagnement, et la difficulté de prévoir les variations. Elles étaient présentées le 18 janvier à Science Po Paris.

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Paris a commandé deux enquêtes pour « mieux connaître les profils et trajectoires des allocataires du RSA sur son territoire », et pour « mieux anticiper les variations des entrées au RSA ». Un besoin qui s’est imposé avec la crise sanitaire : « En 2020 Paris a connu une hausse de 15% du nombre d’allocataires, soit 10 000 personnes supplémentaires à accompagner », rappelle Léa Filoche, adjointe à la maire de Paris en charge des solidarités et vice-présidente du département. Ces enquêtes doivent aussi étayer sa conviction que «personne ne choisit d’être allocataire du RSA ».

Profils très hétérogènes

L’enquête ELA-RSA(1), menée en partenariat avec la Caf de Paris, a suivi pendant 18 mois une cohorte de 1400 allocataires parisiens entrés au RSA entre septembre 2020 et février 2021.

Premier fait marquant : « l’arrivée massive de jeunes de moins de 30 ans, qui représentent 40% de ces nouveaux entrants », indique Hayet Iguertsira, co-auteure  de l’étude. Du jamais vu. Par ailleurs, une part importante de profils très diplômés : un tiers de la cohorte a un Bac+5, tandis qu’un autre tiers est sans diplôme.

Pour ceux qui ont déjà travaillé, beaucoup étaient ouvriers (16%) ou employés (39%), ont eu des contrats précaires, venaient de secteurs d’activité touchés par la crise, ou étaient travailleurs indépendants (14%).

La seconde étude (2), coordonnée par le laboratoire LIEPP de SciencesPo, confirme ces constats : la sur-représentation des 25-29 ans, la hausse des profils de chômeurs non-indemnisés – en fin de droit ou n’ayant pas assez cotisé -, et l’augmentation du nombre de travailleurs indépendants.

Facteurs de persistance et de sortie du RSA

L’enquête ELA-RSA distingue trois types de trajectoires : ceux qui sont restés au RSA pendant les 18 mois (27%), ceux qui ont fait des allers-retours, et ceux qui en sont sortis (32%). L’étude du LIEPP souligne le fossé entre les 30% « très persistants » – qui restent au RSA de deux à huit ans, et les « 25% à 30% qui en sortent en trois mois ».

Les facteurs de persistance dans le RSA sont l’avancée en âge, les mauvaises conditions de logement, le faible niveau de diplôme, et la non-maîtrise de la langue française, observe.

Parmi les jeunes diplômés et Bac+5, 72% sont sortis du RSA. « C’est rassurant de voir que ces jeunes entrés pendant la crise sanitaire sont sortis aujourd’hui, note la co-auteure Alexandra Taubin, le diplôme reste en fait l’élément le plus protecteur. »

Mais pour les autres, « les sorties du RSA se font globalement vers des emplois précaires (2/3), à temps partiel (1/3) et considérés comme alimentaires (1/4) », ajoute-t-elle.

Adapter l’accompagnement ou la protection sociale ?

L’étude du LIEPP conclut qu’il est difficile de prévoir les variations du nombre de bénéficiaires, résultant à la fois des entrées et des sorties. « On sait seulement que quand on touche à l’assurance chômage, quand on décale l’âge de la retraite, les gens basculent dans le RSA », résume Michaël Zemmour, qui a coordonné l’enquête du LIEPP.

La part importante des jeunes, des chômeurs non-indemnisés et des travailleurs indépendants parmi les allocataires, interroge selon lui les limites de notre couverture chômage, et l’exclusion du RSA des moins de 25 ans.

Quant à la question de l’accompagnement, « elle se pose différemment pour des publics qui passent trois mois au RSA, et pour des personnes qui y restent sept ans », souligne-t-il.

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Cohorte ELA-RSA : trajectoires des bénéficiaires parisiens entrés au RSA à la fin de la crise sanitaire. Hayet Iguertsira (Ville de Paris), Alexandra Taubin (Caf de Paris). Retour au texte

Note 02 La dynamique des allocataires du RSA à Paris en 2020, Etude LIEPP, Université Paris 1, CNRS, Université Gustave Eiffel. Retour au texte

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