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Déchets

Méthanisation et compostage, un cercle vertueux dans les cantines à énergie positive

Publié le 18/01/2023 • Par Hélène Huteau • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire, actus experts technique, Innovations et Territoires

biodechets
O. Yastremska, New Africa, Africa Studio / Adobestock
Le tri à la source des biodéchets, qui concerne désormais les cantines en produisant plus de 5 tonnes par an, permet de valoriser les restes sous forme de compost et de biogaz. Dans les Pays de la Loire, le projet Cantine à énergie positive, déployé dans trois lycées, associe valorisation et pédagogie. Aux manettes, GRDF et la région, avec deux start-up locales.

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 [Pays de la Loire • 3,81 millions d’hab.] Depuis que le lycée privé Guist’hau, à Nantes, est passé au compost des biodéchets, en mars 2022, « les élèves n’ont plus besoin de trier leur plateau en fin de repas… tout va au compost ! » témoigne la proviseure adjointe, Maureen Timouma.

Cela s’explique par la politique globale menée par cet établissement, labellisé E3D (Etablissement en démarche globale de développement durable). « Nous avons abandonné tout ce qui n’était pas valorisable », explique-t-elle. Les quelque 800 demi-pensionnaires­ et la centaine d’inter­nes se voient servir du thé, du sel et du poivre en vrac, du fromage à la coupe, du yaourt et du fromage blanc à la louche.

L’établissement a été séduit par le projet présenté en 2021 par GRDF avec deux start-up nantaises, soutenues par la région : Les Alchimistes et De l’assiette au champ. Les arguments du traitement de proximité, allié à un module pédagogique impliquant les élèves, ont convaincu le lycée, qui faisait pourtant déjà méthaniser ses restes, mais dans une structure plus lointaine.

Avec le projet pilote Cantine à énergie positive, impliquant pour l’instant trois lycées, il s’agit de combiner le compostage et la méthanisation des restes de cuisine dans une double boucle locale, qui relie les jeunes convives aux fermes qui les nourrissent… et les chauffent en partie.

Amendement utilisé par les maraîchers

Le compost va servir d’amendement aux maraîchers, après un mûrissement sur la plateforme urbaine des Alchimistes, située dans un quartier en plein renouvellement.

Dans quelque temps, la moitié de ces biodéchets sera convoyée juste au-delà du périphérique sud, près du marché d’intérêt national de Nantes, dans la future installation industrielle de De l’assiette au champ. La start-up en fera une sorte de « soupe » à 70 °C ; soit le prétraitement sanitaire nécessaire à la production de biogaz dans un méthaniseur. « Nous militons pour de petites installations agricoles, à la ferme, pour éviter trop de transport, mais cela peut-être aussi industriel », déclare ­Maxime du Bois, directeur des relations publiques à De l’assiette au champ.

De 2 000 à 3 600 tonnes pourront être prétraitées par an dans la future installation – dimensionnée selon les besoins estimés de la métropole. Une partie du gaz produit chauffera les réfectoires des lycées, tandis que le digestat (résidu de la méthanisation) sera épandu comme engrais sur les champs. La double boucle sera ainsi bouclée. En effet, « la région a un marché d’énergie qui intègre la fourniture de 5 % de gaz vert. Le groupement d’achat comporte 100 établissements de la région sur 116 », note Régis ­Albert, responsable­ du pôle « restauration » de la région.

Obligation légale

GRDF souhaite augmenter sa production de gaz « vert », issu de biodéchets, alors qu’une grande part des tonnes collectées par les collectivités part en incinération et en enfouissement. Environ un tiers des ordures ménagères des particuliers sont des biodéchets, qui devront être triés et valorisés en 2024, en application de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire du 10 février 2020.

Et, depuis le 1er janvie­r, les établissements produisant entre 5 et 10 tonnes par an devront participer, à leur tour, à ce retour à la terre d’une ressource qui, en tant que déchet non valorisé, est émettrice de gaz à effet de serre.

Au-delà de l’obligation légale de valorisation des biodéchets, le volet ­pédagogique du projet Cantine à énergie positive a séduit les lycées nantais. Les équipes para­scolaires ont été sensibilisées.

Lycéens formés

En outre, un groupe de lycéens « ambassadeurs » a bénéficié d’une formation conçue pour eux par les partenaires de projet. « Ce module est “autoporté”, avec la formation de formateurs, comprenant la visite des sites de traitement. Ces élèves animent ensuite le module auprès de leurs camarades. Nous en avons été les spectateurs impressionnés et étions presque jaloux de leur prestation ! » se félicite Benjamin­ ­Pollet, développeur commercial des ­Alchimistes en Pays de la Loire.

Les élèves en savent plus, désormais, sur l’intérêt du retour au sol de la matière organique qui sort de leurs assiettes, tant pour nourrir la terre sans intrants chimiques que pour lutter contre l’effet de serre.

La démarche anti-gaspi pourra continuer grâce aux informations sur la qualité et la quantité des biodéchets que mesurent Les Alchimistes­ pour chaque établissement. Une application permet aux lycées de consulter ces données­.

Contact. Muriel Oheix, déléguée territoriale de GRDF pour la Loire-Atlantique et la métropole de Nantes, muriel.oheix@grdf.fr

Financement du projet de cantine à énergie positive

  • La région a subventionné De l’assiette au champ et Les Alchimistes.
  • Les lycées souscrivent au module de formation.
  • Le coût de la collecte et du traitement dépend de la fréquence de passage (de 170 à 180 €/t).

« Un module d’animation est dédié aux lycéens »

Pollet_BenjaminBenjamin Pollet, développeur commercial des Alchimistes en Pays de la Loire

« Au lancement du projet, début 2021, la collecte de biodéchets en établissement scolaire représentait 50 % de notre activité – écoles, collèges, lycées et enseignement supérieur. Nous avons présenté à GRDF la candidature de De l’assiette au champ comme partenaire. Le projet a été lancé dans le cadre régional, sur des lycées, dans l’idée de concevoir un modèle qui associe deux valorisations différentes et un module d’animation spécifique à ces jeunes. Le contenu a intéressé les établissements, qui le portent et l’animent actuellement. Nous échangeons avec la région et l’académie pour déployer le projet dans d’autres lycées du territoire. »

« L’idée est d’être au plus près des biodéchets »

Du-Bois_MaximeMaxime du Bois, directeur des relations publiques et associé de De l’assiette au champ

« L’objectif de notre start-up est le prétraitement des déchets alimentaires pour la méthanisation. L’idée est d’être au plus près des biodéchets, c’est pourquoi notre installation sera située à proximité du marché d’intérêt national de Nantes, juste au-delà du périphérique. Nous livrerons ensuite par camions les méthaniseurs des exploitations agricoles. Notre projet, d’abord associatif, a été intubé par Les Ecossolies [pépinière de l’économie sociale et solidaire à Nantes, ndlr]. La région Pays de la Loire et l’Ademe ont retenu notre installation pilote dans l’appel à projets “économie circulaire”, puis se sont rendu compte qu’il nous fallait une structure à dimension industrielle pour la métropole. »

« Notre objectif est de toucher le grand public »

OHEIX-MURIEL_GRDFMuriel Oheix, déléguée territoriale de GRDF pour la Loire-Atlantique et la métropole de Nantes

« Nous avons joué le rôle de facilitateur dans le projet Cantine à énergie positive car nous communiquons avec les collectivités sur notre expertise de la méthanisation. En outre, notre objectif est de toucher le grand public, qu’il faut sensibiliser au tri et à la valorisation­ par les deux voies possibles. En effet, tout ne peut pas partir en compost sur la métropole qui, de plus, a l’objectif d’accroître les énergies renouvelables. Nous sommes allés voir Les Alchimistes et De l’assiette au champ car leurs concepts avaient été lauréats de la région. Notre stagiaire en master en transition énergétique a fait le lien avec les lycées. L’idée est que le projet s’étende à d’autres territoires. »

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