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[ENTRETIEN] Ariel Turpin

Ariel Turpin : « Il faut une structure nationale pour communiquer sur l’arrêt du cuivre »

Publié le 18/01/2023 • Par Martine Courgnaud - Del Ry • dans : France, Innovations et Territoires

Ariel Turpin, délégué général de l'Avicca
Ariel Turpin, délégué général de l'Avicca F. Calcacvecchia / La Gazette
En 2030, le réseau téléphonique cuivre d’Orange sera supprimé. Ariel Turpin, délégué général de l’Avicca, l'Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel, analyse le plan de fermeture de l’opérateur historique accepté par l’Arcep, le régulateur des télécoms.

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Comment les communes pour lesquelles le réseau cuivre est arrêté sont-elles choisies ?

C’est Orange qui choisit et propose les communes sur lesquelles le réseau cuivre sera peu à peu arrêté à partir de 2023. Opérateurs et collectivités peuvent donner leur avis. Le principal critère demandé par l’Arcep est le niveau de « complétude » [la couverture, ndlr] en fibre optique : 100 % des locaux concernés doivent être raccordables. Orange regarde également la possibilité de récupérer des équipements techniques qui ne sont plus fabriqués (cartes électroniques…) et dont il a besoin pour poursuivre l’entretien des lignes qui ne seront pas fermées tout de suite.

Quel est le rôle des collectivités dans ce choix ?

Les communes peuvent dire non. Mais si Orange est d’accord pour supprimer des zones de fermeture, il ne l’est pas pour en ajouter ! Il y aura une concertation à deux niveaux, mais elle ne nous satisfait pas. Orange interroge toutes les parties prenantes séparément, y compris la collectivité délégataire à part de son délégant, ce qui est anormal. Avec ­l’Association des maires de France, ­Départements de France et Régions de France, nous demandons que des comités locaux soient organisés pour déterminer les communes à fermer en priorité, celles sur lesquelles il reste quelques problèmes à régler et celles à fermer en ­dernier. Cela permettrait de donner de la visibilité aux élus. Nous avons adressé un courrier commun en ce sens à Elisabeth Borne le 20 octobre.

Comment se fera la communication ?

Aujourd’hui, Orange communique seul. Nous demandons aussi à la Première ministre la création d’une structure nationale, comme pour la télévision numérique terrestre (TNT) à l’époque. Une communication institutionnelle, avec centre d’appels, plaquettes envoyées aux élus, publicités nationales… est le seul moyen de toucher la population et éviter les escroqueries, qui commencent déjà à atteindre les maires.

La fibre partout doit-elle rester un préalable à toute fermeture du cuivre ?

La réponse est : « oui, mais »… Sur les zones d’initiative privée, réputées rentables, cela ne souffre aucune discussion car les opérateurs peuvent faire de la péréquation. En zone d’initiative publique, ce n’est pas le cas : on ne peut pas péréquer la non-­rentabilité ! Par ailleurs, il peut y avoir certaines exceptions à la complétude, dont les catégories doivent être ­particulièrement limitées : cabanons de chasse, stations de relevage, piézomètres mesurant le niveau des nappes phréatiques… Nous souhaitons que la réglementation évolue pour que la collectivité concernée puisse les valider.

Les réseaux FTTH (fibre jusqu’au domicile) ont-ils la capacité de prendre le relais du cuivre ?

Sur certains territoires, il n’y a pas de saturation du réseau pour le moment alors que le taux de pénétration est très élevé, pour les entreprises et pour le grand public. C’est le cas de la ­Vendée. D’autres réseaux ont été sous-dimensionnés et, avant même que la commercialisation soit complète, on est déjà à saturation. Parfois, avec 30 % de raccordement, certains tronçons sont déjà saturés.

Dans une très grande majorité des cas, les réseaux en fibre optique ont la capacité de prendre le relais, mais il restera toujours des cas particuliers, par exemple les lignes cuivre spéciales qui raccordent des équipements techniques, ou certains bâtiments qui disposent de plusieurs lignes cuivre mais qui comptent pour un seul établissement, comme les Ehpad. Ce sont des informations que les opérateurs d’infrastructure n’ont pas. En termes de services, par rapport aux technologies d’aujourd’hui et aux usages actuels, les réseaux sont bien dimensionnés. Mais pas pour demain. Selon des premiers tests faits par l’Etat sur certains réseaux d’initiative publique, il peut y avoir jusqu’à 65 % de non-éligibilité. Ils ne sont donc pas en capacité de répondre aux usages de demain, sauf reprise des réseaux, nettoyage de tous les raccordements faits en dépit du bon sens…

Est-il possible de convaincre les réfractaires ?

Si, dans un premier temps, il s’agit de rendre tout le monde raccordable, passer ensuite de raccordable à raccordé relève d’une grande incertitude. Aller jusque dans les locaux nécessitera des travaux, un accompagnement financier pour les ménages les plus modestes et pourra prendre un certain temps. On imagine que l’on pourra alors couper le cuivre malgré tout, mettre en attente le raccordement fibre et que la personne passe sous une autre technologie, en attendant que le ­problème soit résolu.

Mais les collectivités craignent que ce type de situation ne s’éternise : que le propriétaire fasse des travaux et qu’il se contente de la 4G fixe, par exemple. Or, si des lignes cuivre devaient être maintenues, il faudrait facturer leur coût de gestion réel, qui augmentera car le cuivre cessera d’être régulé. Depuis un an, il y a davantage de fibre que d’ADSL. Quand les abonnements ADSL seront minoritaires, le cuivre cessera d’être régulé et Orange sera en droit de facturer 100 ou 150 euros par mois…

La date de 2030 risque-t-elle d’être repoussée ?

Elle pourrait, au contraire, être avancée, cela pourrait aller plus vite. Car, si l’on prend la trajectoire des abonnements DSL et celle des abonnements fibre optique, ce qui est internet sur le cuivre disparaît mécaniquement fin 2026-début 2027. C’est sur les abonnés au téléphone seulement que repose la plus grande incertitude car ils n’ont pas un grand intérêt à ­passer à la fibre.

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