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Education

Les régions dépoussièrent l’information sur les métiers pour mieux orienter les élèves

Publié le 08/12/2022 • Par Michèle Foin • dans : Actualités Education et Vie scolaire, France, Innovations et Territoires

Wegweiser, Lebensplanung
Fotolia
Chargées de l’information des publics scolaires sur les métiers et les formations depuis deux ans, les régions tentent de rénover la pratique.Si les collégiens sont la première cible pour déconstruire au plus tôt les idées reçues sur les métiers, les professeurs principaux doivent aussi être mobilisés. Des régions privilégient des outils ludiques et faciles d’accès pour intéresser les jeunes tout en mettant les professeurs principaux au contact des métiers et des filières.

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L’orientation est à la peine. « Trop d’élèves sont malheureux, ne trouvent pas leur place à l’école et ne trouvent pas leur voie ensuite », constate Emmanuel Macron, dans sa lettre adressée aux professeurs le 16 septembre. Depuis la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, c’est aux régions d’informer les élèves, dès le collège, sur les métiers et les formations et à l’Education nationale de leur prodiguer un conseil personnalisé. Déçues de ne pas se voir confier toute la compétence « orientation », les régions tentent néanmoins de dépoussiérer la façon d’informer, l’enjeu principal étant de toucher les collégiens, mais aussi les ­professeurs principaux.

Présentations in situ

La réforme du lycée a prévu cinquante-quatre heures par an pour l’orientation en première et terminale. Au collège, douze heures devraient y être dédiées en quatrième et trente-six en troisième. Or, « il manque aux professeurs principaux le lien avec les métiers et les filières économiques », note Kamel Chibli, vice-président chargé de l’éducation, de l’orientation, de la jeunesse et des sports de la région Occitanie, et président de la commission « orientation » de Régions de France. Pour y remédier, la région ambitionne d’amener les branches professionnelles au sein des établissements pour présenter les métiers, « à condition que les rectorats nous ouvrent les portes des collèges », pointe l’élu.

Une coconstruction que la région Centre – Val de Loire a plutôt bien réussie. Avec la rectrice ­d’académie, il a été décidé en 2020 de constituer une équipe de douze ingénieurs en orientation, pour moitié des agents de la région et pour l’autre des fonctionnaires de l’Education nationale mis à disposition jusqu’en août 2023. Objectif : mobiliser les professionnels pour qu’ils interviennent dans les établissements. « Ils viennent pour présenter un métier, leur parcours, et montrer qu’il y a plusieurs voies possibles », témoigne ­Matthieu ­Vallée, chef du service « orientation » au conseil régional.

Solutions mobiles

Sur les 450 collèges de la région, un tiers est couvert pour l’instant. L’équipe d’ingénieurs organise également des visites d’entreprises et d’organismes à destination des psychologues de l’Education nationale et des professeurs principaux. « Nous avons par exemple mis sur pied des visites du CHRU pour faire connaître les métiers de la santé. En une journée, tout était plein ! » se souvient ­Matthieu ­Vallée. Reste pour les professeurs à prendre le temps d’y participer, car ces actions ont lieu en dehors du temps scolaire.

Autre problématique pour les régions : rendre l’information accessible. Pour cela, elles sont nombreuses à envisager des solutions mobiles. Précurseur depuis 2018, la région Pays de la Loire a développé une flotte de cinq Orientibus, des véhicules qui se déploient sur 30 mètres carrés et qui peuvent stationner dans les cours de collèges ou lycées, ou sur des salons. A l’intérieur, jusqu’à quinze élèves peuvent utiliser des casques de réalité virtuelle pour regarder des vidéos sur des métiers, répondre à des quiz sur des tablettes, consulter des publications…

Un animateur de la région gère les groupes et les accompagne dans l’utilisation des outils. « Il n’est pas là pour remplacer le psychologue de l’Education nationale ou les professeurs principaux », insiste Samuel Rigaudeau, responsable du service « orientation ». Avec deux animateurs permanents et six saisonniers, la région a pu organiser près 400 journées d’animation lors de l’année scolaire 2021-2022, dont 76 % dans les collèges et lycées. Quelque 20 500 élèves ont pu en bénéficier, soit environ 6 % des élèves du secondaire.

Plannings pleins

Et c’est sans doute la limite du dispositif, car même en restreignant à deux jours d’animation par établissement, les plannings sont presque pleins. « Nous cherchons à prioriser les établissements », souligne Samuel ­Rigaudeau. Si le milieu rural est très couvert, rien n’a été fait par exemple pour encourager les établissements des quartiers de la politique de la ville à participer, convient-il. Un deuxième axe d’amélioration concerne la préparation de ces journées. « Nous accompagnons l’établissement dans la construction d’un parcours d’au moins deux heures, dont quarante-cinq minutes dans l’Orientibus. Nous mettons des outils à la disposition des professeurs pour qu’ils préparent leur session : séquences pédagogiques, liste des métiers présentés dans les vidéos, guide des élèves… à eux de s’en ­emparer, ou non. »

Un service qui a un coût : près de 900 000 euros par an pour la location des Orientibus. Mais l’Etat est-il prêt à accompagner les régions dans cet effort financier ? Régions de France s’emploie en tout cas à le convaincre, car c’est la condition, selon elle, pour massifier l’aide à ­l’orientation.

Des gestes professionnels découverts grâce à des casques de réalité augmentée

Pierre Leplat

Pierre Leplat

Afin de favoriser la découverte des métiers par les jeunes scolarisés, la région Bourgogne – Franche-Comté (2,8 millions d’hab.) a opté pour la vidéo à 360 degrés, qui rend l’approche plus facile et ludique. En 2021, elle a acquis 600 casques de réalité augmentée qu’elle prête aux établissements, à raison de six casques par établissement pour une durée de cinq mois. « Un prestataire met 120 films à notre disposition couvrant 40 univers professionnels », détaille Pierre Leplat, directeur de l’orientation et des parcours professionnels. Un fonds que la région enrichit avec des films tirés de l’économie locale. D’après une étude de satisfaction menée auprès de 400 élèves, il ressort que 90 % sont conquis par l’expérience et 75 % ont ­découvert de nouveaux métiers. Pour cette première année, 15 000 élèves ont utilisé ces casques, chacun visionnant en moyenne deux à trois vidéos d’une dizaine de minutes. Seul bémol, la moitié des visionnages concerne dix vidéos, « sur des univers assez classiques, confie Pierre Leplat. Nous aimerions avoir des interlocuteurs au sein des établissements pour nous assurer que ce que nous mettons à disposition correspond bien à leurs attentes », sachant que les casques sont généralement mis en libre service, sans prescription de films à voir par les professeurs. Quant à la maintenance, « nous avons délégué la mise à jour et la logistique du parc afin de limiter les périodes de stockage pour entretien » explique-t-il, l’objectif pour l’année scolaire 2022-2023 étant de toucher plus de 150 établissements.

Contact : Pierre Leplat, pierre.leplat@bourgognefranchecomte.fr

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