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Stations de montagne

La cour des comptes pointe des cumuls d’aides aux remontées mécaniques

Publié le 21/11/2022 • Par Florence Roux • dans : A la Une acteurs du sport, Actu expert acteurs du sport, France

Rapport de la cour des comptes sur les aides aux remontées mécaniques
Philippe Devanne - Fotolia
Alors que des stations repoussent d’une semaine l’ouverture des pistes, faute de neige, que toutes s’inquiètent de la hausse du prix de l’énergie, la chambre régionale des comptes (CRC) d’Auvergne Rhône-Alpes (AuRA) a publié fin octobre deux rapports qui rappellent une autre crise, celle du Covid-19. Ils pointent un cumul d’aides suite à la saison blanche de 2020-2021, qui aurait profité à certaines et représenté un surcoût de 30,8 millions d’euros pour l’État.

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30,8 millions d’euros : telle serait la somme que l’État aurait pu économiser en 2021 dans le versement d’aides à plusieurs sociétés de remontées mécaniques, suite à la saison d’hiver de 2020-2021, selon un audit flash (1) réalisé cette année par la chambre régionale des comptes (CRC) d’Auvergne Rhône-Alpes (Aura), sur un échantillon de six gestionnaires de stations des Alpes du Nord (2).

Selon la CRC, ces derniers ont mobilisé près de 132 M€ d’aides publiques en 2020-2021 (de 4,1 M€ à 34,6 M€), quasi intégralement financés par l’Etat, dont 112 M€ au titre d’un dispositif ad hoc, dit « à coûts fixes ».

Soutien nécessaire après une saison blanche

Ces aides répondaient à «un besoin», comme l’appuie la CRC. Avec dix millions de visiteurs par an, le domaine skiable français génère dix milliards d’euros de chiffre d’affaires (CA) et 120 000 emplois, dont 18 000 “directs”.
Or, en 2020, toutes les stations ont dû fermer en mars, puis le 4 décembre suivant, pour une saison blanche.

Les six sociétés étudiées ont vu leur CA chuter de 18 % en moyenne en 2020-2021, puis s’effondrer l’hiver suivant, à 3 % en moyenne des exercices 2017-2019… Avec des charges d’exploitation ne baissant, elles, que de 53 %.

En mars 2021, en accord avec domaine skiable de France, l’État crée un dispositif dit « à coûts fixes », dédié aux remontées : une subvention qui doit compenser 70 % des charges fixes des exploitants, estimées à 70% du CA, dont 9% «au titre de la sécurisation des pistes».

Dans son rapport, la chambre régionale salue la rapidité (d’avril à juin 2021) et la simplicité du versement de l’aide à coût fixe. Elle indique que ce dispositif «a pleinement joué son rôle en évitant une dégradation excessive du bilan des deux plus petites sociétés de l’échantillon», mais souligne aussi que «l’aide dite “à coût fixe”, cumulée aux dispositifs d’aides non-spécifiques au secteur (le chômage partiel ou le fonds de solidarité, ndlr), a créé un effet disproportionné pour les délégataires des plus grandes stations».

Manque de proportionnalité

Ainsi, le chômage partiel a couvert, pour cinq délégataires sur six, plus de 50 % des dépenses de personnel des sociétés délégataires auditées. Et le dispositif à “coûts fixes” a compensé «une partie des charges de personnel déjà compensée par le chômage partiel».

Par ailleurs, trois des sociétés étudiées par l’audit ont fait appel, en attendant le dispositif qui leur serait dédié, au fonds de solidarité pour un total, pour les trois, de 1,4 millions d’euros.

Pour la chambre, «les charges réelles 2021 sont compensées au-delà du seuil de 70%  prévu par le dispositif», et «même au-delà de 100 % pour deux d’entre elles» (à 102% pour la Serma, 123% pour la Setam), ce qui leur a permis de renforcer leurs fonds propres et de dégager un résultat bénéficiaire malgré l’absence d’exploitation.

Au contraire, le rapport de la CRC estime «qu’une stricte application du dispositif couvrant 70 % des charges réelles 2021, qui devaient correspondre aux charges fixes des sociétés délégataires, aurait représenté pour l’État une économie de 30,8 millions d’euros».

À la société d’exploitation des téléphériques Tarentaise-Maurienne (Setam), à Val Thorens, qui aurait réalisé en 2021, comme l’indique la CRC, un bénéfice de 5,7 millions d’euros, Jérôme Grellet, directeur général (3), estime que «le résultat positif de la société est le résultat d’économies drastiques réussies par toutes les équipes, sur le terrain. Or, tous ces efforts ne sont pas reconnus par la chambre régionale».

«Par ailleurs, souligne-t-il, toutes les sommes allouées ont été contrôlées par l’État. Et dans le panel établi par la CRC, il n’y a pas de petites stations, qui sont la majorité et ont beaucoup souffert, malgré les aides.»

+7% pour d’occupation des lits cet hiver, selon l’ANMSM

Cet hiver, le taux d’occupation des lits devrait augmenter de 7% selon l’association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM). «Les premières tendances pour la saison d’hiver qui arrive sont pour le moment encourageantes», estime Jean-Luc Boch, président de l’association et maire de La Plagne-Tarentaise. Après «le retour du ski en 2021-2022», il assure vouloir répondre au «nouvel engouement des Français pour la montagne, été comme hiver, qui conforte le travail engagé par nos stations depuis plusieurs années».

Notes

Note 01 Rendu public le 25 octobre dernier, cet audit flash sur un échantillon de six stations de Savoie et Haute-Savoie est une nouvelle méthodologie des juridictions financières qui vise à collecter et rendre publiques «des données objectives sur un sujet d’actualité, au périmètre restreint, dans un pas de temps limité au plus proche des faits analysés». Retour au texte

Note 02 Les six entreprises étudiées par la chambre régionale sont la société d'aménagement de La Plagne (SAP), société des téléphériques de la Grande Motte, STGM (Tignes), société d'exploitation des téléphériques Tarentaise-Maurienne (Setam), société d'exploitation des remontées mécaniques de Morzine-Avoriaz (Serma), société d'aménagement de Saint-Sorlin-d'Arves (Samso), société des remontées mécaniques de la Toussuire (Soremet). Retour au texte

Note 03 Également sollicités pour réagir au rapport de la CRC, l’association nationale de maires de stations de montagne (ANMSM) et Domaine skiable de France n’ont pas donné suite à notre demande. Retour au texte

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