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Transition énergétique

« Crise de l’énergie : les Tepos résistent »

Publié le 28/09/2022 • Par Auteur associé • dans : Opinions

Tepos-2
Réseau TEpos
Les territoires à énergie positive (Tepos) ont réussi à mieux contenir l'effet de la crise énergétique, même s'ils sont en partie affectés. Le réseau des Tepos appelle les autres collectivités à se lancer dans la dynamique et demande à l’État des moyens pérennes.

Par le réseau des Territoires à énergie positive (Tepos), animé par le Cler-Réseau pour la transition énergétique.

Nombreux sont les élus locaux à redouter l’arrivée de l’hiver pour leurs concitoyens les plus précaires, pour le maintien des services publics et pour la capacité de résilience des acteurs économiques de leur territoire.

Nous, Réseau des territoires à énergies positives (Tepos), œuvrons depuis 12 ans pour expérimenter des trajectoires de transition opérationnelles. Notre expérience prouve qu’il est possible de prévenir les chocs énergétiques dans les territoires, d’augmenter leur résilience face aux crises énergétiques. Les solutions existent et sont connues de l’État. Reste à les démultiplier pour aller plus loin, et plus vite.

L’inaction de l’État coûte cher

La crise énergétique actuelle risque de précipiter des territoires dans la précarité énergétique et l’affaiblissement des services publics de proximité. Les collectivités se trouvent devant une équation insoluble : maintenir leurs services avec des budgets réduits et assumer une multiplication par deux à trois de leur facture d’énergie. La transition énergétique est une condition de résilience de nos territoires, les dépenses associées ne peuvent plus subir de mesures d’austérité. Il est  désormais indispensable de donner les moyens à tous les territoires français de résister à cette crise et de prévenir les suivantes. Fini la loterie des financements d’État ! Nous avons tous besoin de  moyens pérennes !

Les Tepos visionnaires

Dans nos territoires et de façon volontariste pour lutter contre le changement climatique, nous avons diminué nos coûts énergétiques grâce à deux leviers : des actions de sobriété et d’efficacité énergétiques, et des actions d’autonomie énergétique avec l’installation d’énergies renouvelables territorialisées. Ces actions nous permettent d’envisager avec moins d’angoisse que d’autres territoires le passage de l’hiver. Même si les impacts se font malgré tout sentir sur les budgets de nos collectivités, et en domino, sur les aides sociales. Or, nous savons que les services publics permettent d’absorber les crises.

Devenir 100% renouvelable est possible à l’échelle nationale comme l’ont montré les récents exercices prospectifs. En plus des bénéfices locaux indéniables, le développement des énergies renouvelables est d’utilité nationale, elles rapportent à la France l’équivalent du budget du ministère des Solidarités et de la santé (1). Pour preuve, le projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables prévoit  que ces énergies et leur raccordement aux réseaux (gaz et électricité) “répondent à une raison impérative d’intérêt public majeur”.

L’État doit encourager les collectivités à s’engager dans le modèle TEPOS afin de réduire la vulnérabilité de notre pays , et les aider à passer cet hiver et les suivants.

Où sont les ingénieures et ingénieurs territoriaux ?

Pour animer les discussions territoriales, répondre aux appels à projets, rédiger des appels d’offres, partager l’expérience, suivre les projets, les territoires ont particulièrement besoin  de salariés permanents portant une vision transversale et animant l’ingénierie territoriale de la transition. Véritable richesse humaine pour les territoires, 1€ d’ingénierie en amont accélère, sécurise et améliore la qualité de 117€ d’investissement public (2).

Or, les collectivités locales, en plus de faire face à ces crises systémiques, sont aujourd’hui en première ligne face à des difficultés de recrutement. Nouveau paradoxe : les étudiants de la génération climat multiplient les appels à bifurquer et les collectivités locales manquent de talents pour accélérer leur transition. La transition motive à condition qu’elle fasse vivre. L’État peut mettre en place les conditions financières et juridiques permettant aux territoires de sécuriser des postes sur du long terme – au moins un permanent dans chaque intercommunalité – , faciliter la formation et les évolutions de carrières des fonctionnaires pour la transition écologique, simplifier les cadres juridiques d’accès aux financements publics au lieu de favoriser l’inflation normative empêchant la créativité locale, … autant d’engagements qui donneront du grain au moulin législatif.

Conjuguons capacité d’investissement, moyens humains, visibilité budgétaire et agilité de fonctionnement dans les territoires pour que l’élan des TEPOS gagne tout le territoire !

Notes

Note 01 Cf la tribune collective « Les énergies renouvelables sont un amortisseur de crises et un investissement durable » qui annonce que les énergies éoliennes et photovoltaïques françaises vont rapporter 15,45 milliards d’euros de l’État sur les exercices 2022 et 2023, soit le budget annuel du ministère des Solidarités et de la santé. Retour au texte

Note 02 « L’ingénierie territoriale, une aubaine pour les territoires (et pour la France !) », juin 2022, SCET Retour au texte

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