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Développement économique

Les implantations industrielles butent sur le manque de terrains

Publié le 20/09/2022 • Par Cédric Néau • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, France

guillaume gady
D.R.
Le foncier - principal atout des territoires pour attirer les entreprises – devient de plus en plus rare et cher, au point de devenir un élément bloquant du développement industriel en France, selon le dernier baromètre du cabinet spécialisé Ancoris.

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Industrie cherche terrain désespérément. 39 % des industries voulant s’implanter en France au premier semestre 2022 cherchent exclusivement un terrain pour se développer, contre 28 % durant la même période l’an dernier, selon le dernier baromètre semestriel d’Ancoris.

Le cabinet spécialisé en détection de projets d’implantations d’entreprises et en accompagnement des territoires dans leurs stratégies de développement économique constate « une demande très forte des industries pour des terrains, mais aussi des difficultés des collectivités à leur en fournir prêts à être aménagés du fait de l’objectif du Zéro artificialisation nette des sols (d’ici 2050, ndlr) », constate Guillaume Gady, son directeur et co-fondateur. « La raréfaction du foncier est très bloquante pour la croissance des entreprises ou pour une implantation », insiste-t-il.

C’est le cas par exemple dans la communauté d’Agglomération de Caux Seine Agglo. Sa présidente Virginie Carolo-Lutrot craint en effet de louper sur son territoire un projet industriel d’un milliard d’euros par crainte de manquer de foncier : « Si la règle est d’inclure dans le ZAN les projets inscrits à partir du PLUI 2020, alors il ne me reste plus que 110 hectares disponibles et ce sera insuffisant pour accueillir ce projet en plus des trois autres déjà inscrits » déplorait-elle en marge d’une conférence de presse de rentrée de l’association Intercommunalités de France dont elle est vice-présidente.

« Les élus nous disent qu’ils n’ont plus de foncier et qu’ils vont avoir de plus en plus de mal à en trouver dans les années qui viennent » appuie Guillaume Gady qui conclut : « il y a une vraie décorrélation entre la volonté de relocaliser des activités industrielles en France et la possibilité d’aménager des espaces pour accueillir ces activités ».

Les friches, juste une partie de la solution

A cette difficulté matérielle, le directeur d’Ancoris identifie un second point bloquant : « l’augmentation assez incroyable du prix du foncier qui rend de plus en plus difficile l’équilibre économique du projet jusqu’à exclure une implantation », déplore-t-il. Selon ses estimations « 80 % des territoires avec lesquels nous travaillons connaissent une tension foncière et ont du mal à se projeter dans les prochaines années ».

Pour pallier ce problème, le gouvernement encourage la réhabilitation des friches industrielles, notamment avec le fonds friche de 300 M€ du plan de Relance, qu’il souhaite reconduire cette année via le fonds vert. Mais les friches ne sont « qu’une partie de la solution, car c’est d’une part très difficile de savoir quelles surfaces sont vraiment disponibles –on parle de 90 000 à 150 000 hectares – et sont d’autre part très inégalement réparties sur le territoire » rétorque Guillaume Gady. Pour ceux qui n’ont pas de passé industriel et se retrouvent soumis au même objectif ZAN que tout le monde, « c’est la double peine », ajoute-t-il.

Pour autant, l’industrie peut encore trouver sa place dans le paysage français. « Ce secteur n’est responsable que de 4,2 % de l’artificialisation des sols et les bases logistiques seulement 0,8 à 0,9 % » tempère le fondateur d’Ancoris. Il perçoit ainsi une véritable « proactivité des collectivités pour réindustrialiser leur territoire en vue de développer l’emploi notamment ». D’autant qu’avec la disparition de la taxe d’habitation « l’arbitrage se fait plutôt en faveur de l’activité économique plutôt que le logement ». Mais c’était avant la disparition programmée de la CVAE…

Retour à la normale pour les implantations industrielles

Fin de l’euphorie post-covid. Après une année 2021 de rattrapage, le nombre de projets d’implantations traitées par le cabinet Ancoris, soit environ « un tiers à un quart du marché » selon Guillaume Gady, a baissé de 33 % passant de 895 à 595. « Mais le marché se maintient à des niveaux d’avant crise sanitaire, il n’y a pas d’effondrement de la demande à ce stade » remarque le co-fondateur du cabinet. Nous notons aussi que le secteur industriel conserve une certaine dynamique et résiste mieux que d’autres secteurs, en particulier en matière de projets de créations de nouveaux sites ».

Sans surprise, le commerce de gros et l’e-commerce restent sur la dynamique de l’an dernier (+10 %). L’industrie, toujours principal secteur porteur de projets (36 % du total) et animée par le secteur de l’agro-alimentaire, limite la casse avec une baisse contenue de 18 %. Le tertiaire, avec le numérique et la Recherche & Développement reste le second secteur porteur de projets, mais décroche avec un recul de 57 % par rapport au premier semestre 2021. Le transport-logistique et BTP-Artisanat voient leur nombre de projets diminuer d’environ un tiers. Tous secteurs confondus, les porteurs de projets cherchent d’abord un bâti existant (67 %), mais l’industrie cherche pratiquement autant un bâti (47 %) qu’un terrain (39 %).

Les implantations pour cause de relocalisation restent encore marginales : elles ne représentent que 1,5 % du total traité par Ancoris. Pour la moitié des projets d’implantations, il s’agit de création de sites industriels ou logistiques. Viennent ensuite les transferts de développement (29,1 %) puis les créations  d’agences tertiaires (8 %) ou d’entreprises (3,6 %).

Cet article fait partie du Dossier

Entreprises : quels choix d'implantation dans les territoires ?

Sommaire du dossier

  1. Les implantations industrielles butent sur le manque de terrains
  2. SRDEII : les régions revendiquent leur souveraineté
  3. Comment Saintes préserve son activité industrielle
  4. Le Lot-et-Garonne accueille le premier Center Parcs ouvert depuis sept ans
  5. A La Souterraine, comment l’Etat et les collectivités se concertent pour sauver l’emploi
  6. L’agglo de Saint-Nazaire et la région Pays de Loire hissent la voile de l’éolien offshore
  7. Relocalisation : le travail de l’ombre des collectivités
  8. Relocalisation : quand tous les acteurs tirent dans le même sens
  9. Pour asseoir son développement économique, Cannes fait son cinéma
  10. L’agglomération d’Épinal fait feu de tout bois
  11. Le dispositif Territoires d’industrie, du discours à la réalité
  12. Le programme Territoires d’industrie ne vaccine pas contre la crise
  13. Le ferroutage privé accueilli à bras ouvert par Calais
  14. Lyon déroule sa feuille de route pour verdir la vallée de la chimie
  15. Des collectivités vendéennes parient sur l’hydrogène
  16. Vallée du Bijou : un écrin façonné par les collectivités (1/10)
  17. A Romans-sur-Isère, la chaussure ouvre la marche
  18. « Réindustrialisation, un problème de méthode »
  19. L’industrie automobile en conduite assistée par les Yvelines (4/4)
  20. Entreprise et territoire : les recettes d’un duo gagnant
  21. Le Soler, un lieu incontournable pour les métiers du numérique
  22. A Lannion, la Silicon Valley bretonne fait front
  23. Entreprise et territoire : les clés de la réussite vues par les collectivités
  24. « On constate une sorte d’inféodation de l’entreprise à son aire géographique »
  25. Le développeur économique, à l’écoute des entreprises, quels que soient leurs besoins
  26. Les territoires attirent davantage les industries en 2020
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