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Emplois et territoires

Face à la pénurie de conducteurs, les transporteurs publics tentent de réinventer le métier

Publié le 19/09/2022 • Par Nathalie Arensonas • dans : A la une emploi, Actu Emploi, actus experts technique, France, Toute l'actu RH

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Kev22-Wikipedia
On a beaucoup parlé des milliers de conducteurs de bus scolaires manquant à l’appel pour la rentrée. Le transport urbain est aussi touché. L’offre et la qualité du service s’en ressentent. Les entreprises et les collectivités tentent de revaloriser l’image du métier pour attirer des candidats et les former à prendre le volant.

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Le problème est lancinant : recruter des conducteurs de transports en commun n’est pas facile, les fidéliser encore moins. La pénurie de chauffeurs de cars interurbains et scolaires – qui n’est pas récente – s’invite à bord des transports urbains et cette crise de vocation s’est aggravée avec la pandémie de Covid qui s’est accompagnée de démissions : +18,2% en 2021 lit-on dans le bilan social de l’UTP. Il manque entre 3 000 et 4 000 conducteurs selon le syndicat patronal qui représente les entreprises de transport urbain et ferroviaires. La branche emploie 100 000 salariés en France dont 60 à 75% de conducteurs de bus.

Dans un baromètre des tensions au recrutement du transport routier de voyageurs publié le 13 septembre par le cabinet de conseil KYU associés, à partir de données croisées de la Dares et de Pôle Emploi, le constat est simple :  les offres d’emplois du secteur ont doublé en un an. De nombreux chauffeurs ont lâché le volant ou pris celui d’un camion « car dans le fret, il n’y a pas de temps partiel, même si ce métier-là est aussi en tension », indique le cabinet de conseil dans son Baromètre.

carte-emploi-busIl suffit de prendre le bus en région parisienne ou dans des villes de province pour voir des affichettes ou des bandeaux publicitaires vantant le métier de conducteur, assortis de numéros verts de recrutement. Sur les plateformes d’emplois, les offres sont légion. Presque partout en France, on manque de bras dans les bus, trams, métros et RER.

A Bordeaux, la direction de Keolis, délégataire du réseau urbain, a demandé à des agents de maîtrise volontaires et titulaires du permis D, de reprendre le volant, sur la base du volontariat. Les raisons de cette crise de vocation ? « Méconnaissance du métier qui fait l’objet de stéréotypes : masculin, mains dans le cambouis, au volant d’un vieux bus alors qu’ils ont 8 ans d’âge en moyenne, et sont très innovants, et que les postes de conduite ont totalement changé d’ergonomie si bien que le conducteur de bus ne fait pas de maintenance », plaide l’UTP. Et les CDI sont de rigueur.

Les entreprises et les collectivités locales ont beau déployer des trésors d’imagination, le phénomène de sous-effectif devient structurel et a déjà entraîné des mouvements de grèves dans plusieurs villes françaises.

Désorganisation des réseaux

Le risque, c’est la désorganisation des réseaux de transport. A Nantes, par exemple, où la Semitan cherche des centaines de chauffeurs, des lignes périurbaines fonctionnent au quart de leur capacité. Les effets sur la qualité de service commencent à s’en ressentir et les pénalités prévues dans les contrats avec les collectivités locales pour non-conformité du service rendu risquent de tomber. A l’exemple des 9 M€ de surpénalités payés par la RATP au premier semestre 2022 à Ile-de-France Mobilités.

Salaires, temps partiel, insécurité, inflation

Devant l’intention de Pôle Emploi de créer un vivier de candidats pour les métiers en tension, dont celui de conducteur de transports collectifs, les syndicats de salariés soulignent les horaires de travail, les temps partiels, et les niveaux de salaires insuffisants. « La forte inflation croisée à l’augmentation au même rythme du SMIC pourrait réduire encore l’attractivité du secteur, dont les rémunérations pourraient se rapprocher mécaniquement du salaire minimum », indique la synthèse du baromètre des tensions de recrutement.

Si le problème de l’insécurité et des incivilités dans les transports urbains, les amplitudes horaires et leurs conséquences sur la vie de famille constituent un frein à l’embauche, difficile de croire que le niveau de salaire en soit un.

Selon le bilan social 2021 de l’Union des transports publics (UTP), le salaire moyen à l’embauche d’un conducteur de l’urbain s’établit à 2 505€ brut.

Pour tout le secteur du transport routier de voyageurs (urbain, interurbain, scolaire, tourisme) « le salaire a augmenté de 2,6% entre mars 2021 et mars 2022, et de 1,6% entre janvier et mars 2022 : c’est l’une des hausses de salaire mensuel de base la plus forte, tous secteurs confondus », indique le Baromètre des tensions de recrutement.

Relever la note des critères sociaux dans les appels d’offres

« Ces chiffres ne montrent pas les bas salaires des temps partiels qui sont la norme dans le scolaire », tempère Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) selon laquelle il manque 7 500 chauffeurs de cars. Quatre mille cinq cents, selon Régions de France.

« Les régions [qui organisent et financent les transports interurbains et scolaires, ndlr] doivent mieux valoriser les critères sociaux dans les appels d’offres, et donc les salaires dans les contrats avec les délégataires », appelle J.S Barrault. « On a tous en tête que la question, c’est l’attractivité du métier et que ça se paie ! », répond le représentant de Régions de France.

La question des salaires met aussi des bâtons dans les roues du transport urbain où les contrats sont pourtant à temps plein (moins de 6% de temps partiel, selon l’UTP pour la conduite). Fin 2021, après une longue grève dans des réseaux de bus de la grande couronne francilienne, Ile-de-France Mobilités (IDFM) avait fini par revoir les conditions sociales dans ses appels d’offres pour les lignes de la grande périphérie exploitées par des opérateurs « privés » (Keolis, Transdev, et des PME), mais aussi pour les bus de la RATP qui seront ouvertes à la concurrence en 2025. « Ces sujets sociaux devraient être abordés non par l’autorité organisatrice des transports, mais par les opérateurs et les syndicats de branche », avait commenté à l’époque Laurent Probst, directeur général d’IDFM.

Tout y passe pour susciter des vocations : primes de cooptation pour les salariés qui présentent un bon candidat, décentralisation des recrutements à partir des centres de bus pour jouer la carte de la proximité géographique, financement de l’intégralité de la formation au permis D, job dating, séquence de formation à la conduite sur piste… La filiale de la Caisse des Dépôts, Transdev a lancé son Académie pour former ses conducteurs, et fait rouler un bus itinérant équipé d’un simulateur de conduite pour faire découvrir le métier.

La RATP cherchait 1 500 conducteurs en Ile-de-France cette année (bus, trams, métros, RER), soit 9 % de l’effectif. Elle en a recruté près de la moitié.

Mais avec le déploiement des flottes de bus électriques, demain à hydrogène, de trams et les nouveaux outils de billettique, les systèmes d’aide à la conduite et à l’exploitation, les tensions sont fortes également sur les métiers de la maintenance, avec des pénuries de mécaniciens et d’électroniciens. Les métiers de la conduite arrivent même en sixième position des postes les plus tendus dans le transport routier de voyageurs et de fret, selon le Baromètre des tensions de recrutement.

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