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Développement durable

Tri des biodéchets dans les écoles et structures enfance : entre enjeux environnementaux et économiques

Publié le 16/09/2022 • Par Valérie Brunet • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire

Développement durable tri des déchets
©Yann Avril
Les collectivités testent le tri à la source des biodéchets dans les établissements accueillant enfants et jeunes. Objectifs affichés : diminuer les quantités de déchets enfouis ou incinérés, produire compost et biogaz, réduire les dépenses.

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La loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 et la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire du 10 février 2020 imposent aux collectivités le déploiement d’une ou plusieurs solutions de tri. Ainsi à partir du 1er janvier 2023, les producteurs de plus de cinq tonnes de biodéchets par an auront l’obligation de trier à la source. Un an plus tard, cette obligation sera étendue à l’ensemble des acteurs professionnels, sans seuil minimum.

La collecte sélective

À Cognac (département de la Charente, 19 000 habitants), les treize écoles de la ville trient les biodéchets depuis décembre 2020. « Tout a commencé en 2018 lors d’une réflexion sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Nos agents avaient alerté sur les quantités importantes de déchets organiques de la cantine. Nous avons visité un centre d’enfouissement et un centre de tri » développe Karine Bernardeau, directrice de l’éducation et de la jeunesse. Elle complète : « Calitom, syndicat mixte en charge de la collecte, du traitement des déchets ménagers sur le territoire de la Charente nous a alertés sur le paiement d’une redevance spéciale dans l’hypothèse d’une production de plus de trois mètres cubes hebdomadaires de déchets ménagers ».

Après échanges avec le syndicat, la ville expérimente en septembre 2020 le tri et la collecte sélective des biodéchets sur une école pilote. Résultats : au bout d’un mois, l’engouement des équipes laisse place à l’extension du tri sur l’ensemble des écoles communales. Les biodéchets sont collectés à l’école une fois par semaine par Calitom, sur le circuit de collecte existant. Ils sont transformés en biogaz, ou en compost. « En 2021, les déchets enfouis coûtaient à la ville 50 € par mètre cube contre 20 € pour les biodéchets. Nous avons économisé quatorze tonnes de déchets fermentescibles et 30 000 € en 2021. En supprimant une collecte hebdomadaire d’ordures ménagères dédiée aux écoles, nous ne dépensons plus 48 000 € par an » précise la directrice de l’éducation.

Le compostage de proximité

Depuis avril 2022, à la commune d’Oraison (département des Alpes-de-Haute-Provence, 5 800 habitants), les deux écoles, le multi-accueil, le centre municipal des jeunes et les centres de loisirs trient les biodéchets à la source. « Lors de la crise sanitaire, avec les fermetures de classes, bon nombre de repas partaient à la poubelle. Nous avons décidé de ne plus jeter » annonce Isabelle Allevard, coordonnatrice du service jeunesse. Une barquette pour les biodéchets, une barquette pour les emballages ménagers directement posées sur la table de restauration et les enfants de l’école élémentaire séparent, seuls, les déchets pendant le repas. Les biodéchets sont entreposés dans des seaux. Un agent les récupère, les vide dans l’une des deux plate-formes de compostage installées dans les locaux des services techniques.

« Au multi-accueil, les éducateurs de jeunes enfants sont en charge du compost. Nous sommes en train de créer un potager. C’est un circuit fermé » détaille Angélique Bonnafoux, adjointe déléguée aux générations futures. Organisation similaire au centre des jeunes : les adolescents trient, mettent dans le composteur, le gèrent et utilisent ensuite le substrat produit pour le jardin. Vincent Allevard, premier adjoint à la commune et vice-président en charge de la gestion des déchets à Durance Luberon Verdon Agglomération ajoute : « Un appel à projet est proposé par l’intercommunalité aux accueils de loisirs. Point de mire : sensibiliser les enfants et les jeunes à l’importance du tri. Les animateurs s’inscrivent. C’est un challenge entre accueils collectifs. Il y a une remise des prix, comme par exemple une dotation en composteurs ».

Les poulaillers

Autre solution pour réduire les déchets, le poulailler. Une poule ingère 150 kilogrammes de restes de repas par an. Le syndicat intercommunal environnement collecte traitement des ordures ménagères (Siectom) Coteaux Béarn Adour (département des Pyrénées-Atlantiques, 65 000 habitants) accompagne les collectivités au déploiement de poulaillers dans les écoles. Béatrice Larreché, ambassadrice du tri au Siectom précise : « Une table de tri est nécessaire pour séparer les déchets végétaux. Il y a un seau de biodéchets pour le compost et un seau pour les poules ». « Quel intérêt de mettre un poulailler dans une école, quels aliments donner aux poules ? Tous les restes de repas d’origine végétale de la cantine vont aux poules. Je forme ainsi les agents, les enfants et les habitants lorsqu’ils gèrent le poulailler lors des vacances » poursuit Béatrice Larreché.

 

Les ambassadeurs du tri sensibilisent, forment et accompagnent

L’ambassadrice du tri du Siectom Coteaux Béarn Adour intervient en classe auprès des enfants, attire l’attention des élus et des agents sur l’importance du tri. « Lors de mon premier rendez-vous, je réalise un état des lieux des déchets »  dit-elle. Elle insiste : « Tous les acteurs doivent être volontaires pour réussir à trier ». À Oraison, « les ambassadrices du tri accompagnent les agents techniques pour une bonne gestion du compost. Puis elles viennent régulièrement sur site pour vérifier l’état du compost et proposer des actions correctives si besoin » expose le premier adjoint. Il note : « C’est un travail partenarial, il faut que les agents soient sensibilisés et que tout le monde joue le jeu ».

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