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Insertion

Insertion des allocataires du RSA : sans réel pilotage territorial, pas de miracle

Publié le 20/09/2022 • Par Rouja Lazarova • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, Documents utiles

rsa
D.R.
La Dares a évalué une expérimentation menée par la région Ile-de-France entre 2019 et 2021 qui consistait à étendre le Parcours d’entrée dans l’emploi, destiné aux jeunes décrocheurs, aux allocataires du RSA. Si elle s’avère bénéfique pour les stagiaires, l’expérimentation révèle l’absence de coordination entre collectivités territoriales et la faiblesse de l’accompagnement des publics concernés.

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Le Parcours d’entrée dans l’emploi (PEE), qui a connu diverses appellations, depuis “Avenir jeunes” dans les années 1980. Dispositif de formation non qualifiante à destination des jeunes en difficulté, il combine un accompagnement relevant du champ de l’insertion avec un référentiel du monde de la formation. L’action est immersive, avec 35 heures d’activité hebdomadaires ; la durée des parcours, individualisée va de 400 à 600 heures.

Dans la région Ile-de-France, le dispositif compte environ 7000 entrées annuelles en 2019. Il est considéré comme performant : le taux de sorties positives des jeunes en PEE s’élève à 72% pour un coût estimé à 3500 par jeune, contre par exemple 7000 euros pour une école de la deuxième chance (E2C).

Gouvernance régionale défaillante

Fort de ce constat, le conseil régional décide d’expérimenter l’extension du dispositif aux bénéficiaires du Revenu de solidarité active (BRSA), dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC). La première critique de l’évaluation de la Dares concerne précisément cette décision. Elle résulterait plutôt d’une opportunité technique (le nombre d’orientations de jeunes étant en forte baisse depuis 2016) que d’une conviction profonde. D’où le faible pilotage régional d’un dispositif qui exigerait pourtant une gouvernance forte, puisqu’il concerne des publics suivis par les conseils départementaux. Le pilotage a été in fine assuré tant bien que mal par les organismes de formation, sans aucune contrepartie financière.

En raison de la déficience du pilotage, le déploiement a donc buté sur plusieurs difficultés. A titre d’exemple, l’absence d’indications claires sur les publics cibles a entraîné, dans certains départements franciliens, des débats sur les potentiels bénéficiaires de l’expérimentation. Sur quelques territoires, les allocataires du RSA relevant de l’accompagnement social en ont été écartés. Par ailleurs, plusieurs départements avaient conçu des programmes de formations pour les BRSA dans leurs programmes départementaux d’insertion. En l’absence de coordination, les offres pouvaient apparaître comme redondantes, voire concurrentes.

Le vœu pieux du référent unique

Sur la période de l’expérimentation, entre septembre 2019 et février 2021, 762 entrées ont été enregistrées sur les 2000 attendues, soit un taux de remplissage de 38%. Seuls 2% des stagiaires auraient été orientés par un référent de parcours départemental. L’expérimentation confirme donc un constat qui perdure hélas d’année en année : l’absence chronique de référent de parcours pour les BRSA. L’évaluation souligne qu’ « une part importante du public n’est pas accompagnée par un référent identifié ».

Et lorsque ce référent existe, il n’a pas prescrit le PEE pour deux raisons. D’abord, les travailleurs sociaux méconnaissent le monde de la formation professionnelle, regrette le rapport d’évaluation. Ensuite, ils ont été réticents à orienter sur le PEE les bénéficiaires du RSA par crainte de les mettre en échec. Un préjugé à déconstruire, appelle la Dares. En tout état de cause, un nombre important de personnes, près d’un tiers, s’est inscrit au PPE grâce au bouche-à-l’oreille, et un autre tiers a été orienté par Pôle Emploi.

L’impensé de la sécurisation des parcours

Alors que, dans les cas des jeunes, les parcours au sein du PEE étaient sécurisés grâce aux partenariats noués avec les centres de formation des apprentis (CFA), rien n’a été élaboré pour faciliter les sorties positives des stagiaires du PEE-RSA. La sécurisation des parcours nécessite une ingénierie conséquente et un gros travail de sensibilisation et de partenariat avec les entreprises. Les organismes de formation ont tenté d’effectuer ce travail sans trop de succès.

Une action mobilisatrice

Le format de l’action à temps complet (35 heures par semaine) est plutôt apprécié par les stagiaires qui n’ont mis, au final, que quelques semaines pour s’adapter. Selon la Dares, les rythmes de formation similaires à ceux de l’emploi participent à les faire gagner en employabilité. La pédagogie active, adaptative et collaborative, la diversité des profils de formateurs et des contenus pédagogiques sont salués. Les sorties positives s’élèvent à 41% : 22% des stagiaires ont retrouvé un emploi et 19% ont rejoint une autre formation.

Au-delà des chiffres, insiste le rapport, le PPE-RSA a contribué à remobiliser les personnes, à valoriser leurs compétences, à améliorer leur maîtrise de la langue française, à leur faire gagner de l’estime de soi.

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