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Funéraire

Avec leur cimetière animalier, ces communes qui répondent à un besoin sociétal croissant

Publié le 01/08/2022 • Par Sarah Boucault • dans : Innovations et Territoires

cimetière animalier
Lulu Berlu - stock.adobe.com
Des communes réfléchissent à la création d’un lieu dédié à l’inhumation des animaux, afin d’accéder aux demandes de leurs administrés en deuil de leur animal. Des propriétaires d’animaux domestiques ne souhaitent pas de crémation pour leur animal de compagnie mais un lieu de recueillement. Les communes peuvent enquêter sur les besoins des citoyens, prévoir un terrain et budgéter les coûts d’un tel cimetière, qui n’est pas une source de revenus intéressante.

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Le cimetière animalier de Maizières (1 000 hab.) est le seul de Meurthe-et-Moselle. Créé à la fin des années 90 par un particulier, il a été racheté par la commune en 2010, alors qu’il comptait 80 concessions. Depuis, une quinzaine de nouvelles ont été attribuées, dont cinq en 2020. « Avant la crise sanitaire, c’était une ou deux par an et cette année-là, beaucoup de gens nous ont contactés, même si cela n’a pas toujours abouti à une concession, remarque ­Caroline Paque, secrétaire de mairie à Maizières. De nombreuses collectivités aussi nous ont appelés pour se renseigner. »

Coût pour les familles

Sur les 22 millions de chiens et de chats dans les familles françaises, environ un million décèdent chaque année. Une trentaine de cimetières animaliers existent, dont une poignée pour l’instant gérée par les communes. Certaines viennent de se lancer, comme Valenton (Val-de-Marne), ­Châteauroux (Indre) ou Roanne (Loire).

« Les familles prennent conscience que le deuil animalier existe, pointe Nicolas ­Goossens, directeur du groupe funéraire Generys, chargé du cimetière animalier privé de Villepinte [37 800 hab., Seine-Saint-Denis]. La crémation est plus habituelle mais certaines familles veulent un lieu de recueillement. La gestion d’un cimetière animalier par une collectivité sous forme de service public permet d’en assurer la pérennité alors qu’un privé pourrait ­spéculer sur le rendement financier de l’exploitation. D’un point de vue administratif, l’animal n’a pas de fiche d’état civil, c’est donc un peu plus simple. »

A Maizières, pour bénéficier d’une concession animalière, il faut compter 100 euros pour cinq ans, 200 euros pour quinze ans et 300 euros pour trente ans. La dispersion de cendres dans le jardin du souvenir s’élève à 30 euros. Un tarif raisonnable, auquel il faut ajouter la prestation des pompes funèbres, dont l’intervention est obligatoire pour le creusement et la mise en terre. « Elles s’assurent qu’on enterre bien un animal, et pas un bébé par exemple, précise Caroline Paque. Ce coût supplémentaire dissuade souvent les gens. Les pompes funèbres de notre secteur le font mais toutes n’y sont pas préparées. »

Concessions occupées

La ville d’Asnières-sur-Seine (87 200 hab., Hauts-de-Seine) abrite le plus vieux cimetière animalier de France. Il a été créé en 1899 par Marguerite Durand, journaliste féministe, et son mari Georges ­Harmois, avocat défenseur des plus pauvres, et repris en régie par la ville en 1997. « Le cimetière périclitait, le bâti était menacé de disparition, indique Josiane Fischer, adjointe déléguée à la culture et au tourisme d’Asnières-sur-Seine, conseillère départementale des Hauts-de-Seine et vétérinaire. Il est né du début de la prise de conscience d’un statut de l’animal, un être vivant vis-à-vis duquel ­l’humain a des responsabilités. »

Le site compte 2 700 concessions, toutes occupées, dont 900 sont régulièrement renouvelées. Les prix annuels varient entre 148 euros pour les petits animaux (emplacement de 0,50 mètre carré), à 297 euros pour les gros (un mètre carré). Les tarifs sont dégressifs jusqu’à dix ans, la durée maximum. Isabelle Havez, responsable des affaires administratives du patrimoine à Asnières-sur-Seine, reçoit régulièrement des appels de communes : « Nous sommes un peu le Père Lachaise animalier. Je conseille aux communes ­intéressées de faire un sondage auprès de la population pour évaluer la demande. »

A Asnières-sur-Seine, le cercueil et l’intervention des pompes funèbres sont obligatoires, et il est possible de réunir plusieurs animaux dans un même caveau. Les cendres sont dispersées au jardin du souvenir, sous un saule pleureur. En revanche, comme le prévoit la loi, les animaux pesant plus de 40 kilos y sont interdits, ainsi que les signes religieux.

Lieu de promenade

« Il y a souvent moins de pudeur dans les épitaphes des animaux, on lit des textes entiers et on trouve plus d’objets dans les sépultures, remarque Josiane Fischer. A Noël et au 1er novembre, le fleurissement est très important. » « ­Parfois ça fait mal au cœur, renchérit ­Isabelle Havez. On lit : “A ma fille” ou “A mon enfant”. Ce sont des gens très seuls. »

Si des concessionnaires viennent chaque jour rendre hommage à leur chat ou chien défunt, ce cimetière a aussi une fonction touristique et de promenade. Les badauds paient un tarif d’entrée de 3,50 euros. Le cimetière animalier ne constitue pas une source de revenus pour les mairies, il répond à un besoin sociétal.

A Asnières ou à Maizières, quasiment aucun animal de la commune ne repose dans ce cimetière, ils viennent de toute la France, et même de l’étranger. « C’est beaucoup de contraintes pour peu de ressources admet Caroline Paque, et c’est un service que l’on rend à d’autres collectivités, mais c’est une curiosité et une vitrine pour la commune. »

Une coordinatrice du bien-être animal à l’écoute des habitants

FRANCE - CIMETIERE ANIMALIER - CORALINE MONIER

Coraline Monier, coordinatrice du bien-être animal et de la nature en ville à Roanne (Loire, 33 800 hab.)

A Roanne, le conseil municipal des enfants a lancé l’idée d’un cimetière animalier. Mis en place par les services environnement et funéraire, il a été inauguré fin mars 2022. Afin de mener des actions sur l’animal en ville, un poste a même été créé en septembre 2021.

« Mon rôle est de répondre aux demandes des habitants concernant les animaux en ville, les chats, les pigeons, détaille Coraline Monier, la nouvelle coordinatrice du bien-être animal et de la nature en ville. Tous les animaux retrouvés sur l’espace public de la ville sont conservés et inhumés dans le cimetière. C’est plus respectueux que de les envoyer à l’équarrissage. Je m’occupe aussi du nichoir à faucons situé en haut d’une église, des parcs canins et des végétaux. »

A Roanne, une concession animalière (tombe ou place en colombarium pour l’urne) revient à 300 euros pour dix ans (à ajouter aux frais d’inhumation ou de crémation, d’enregistrement et de plaque). Le nouvel équipement jouxte le cimetière humain et a coûté 130 000 euros à la commune. Aménagé par les services techniques, il se veut écologique et arboré : le cercueil n’y est pas obligatoire, pas de pierres tombales ni de caveaux, mais des entourages en bois avec paillage et ardoise.

On peut venir de la France entière pour y enterrer son animal. Les nouveaux animaux de compagnie (animaux exotiques, myriapodes) seront accueillis à la libre appréciation du maire, Yves Nicolin, qui héberge un chat dans la mairie.

Contact : Coraline Monier, comonier@ville-roanne.fr

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