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Numérique

Les start-up essaiment aussi dans les collectivités

Publié le 05/08/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : actus experts technique, France, Toute l'actu RH

Startup business ideas sitting at a Desk creative group of businessmen spend brainstorming. The concept of entrepreneurship and enterprise.
canon5b/Adobestock
Les start-up de territoire visent à répondre à des besoins identifiés par les agents dans les services apportés aux usagers par les collectivités. Les agents «intrapreneurs» sont encouragés à proposer des projets pour lesquels ils sont accompagnés dans la conception, le prototypage et la mise en œuvre. Ces démarches peuvent être aidées par l’ANCT si elles revêtent un intérêt national ou par le biais d’incubateurs territoriaux.

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Après les start-up d’Etat, les start-up de territoire, imaginées par des agents intrapreneurs dans les collectivités, ont vu le jour. La plus importante, Rdv solidarités (« rdv-solidarites.fr »), a été conçue par des agents du CD du Pas-de-Calais pour réduire le nombre de rendez-vous non honorés (les « lapins ») dans les services sociaux, une perte de temps pour les agents et une source de délais d’attente pour les usagers.

D’abord financé par le département, le développement de la solution, qui inclut des rappels de ­rendez-vous et des notifications automatiques, a ensuite été soutenu par la direction interministérielle du numérique et accompagné par « beta.gouv.fr », alors incuba­teur des start-up d’Etat. Elle est désormais adoptée par un consortium de 27 départements : plus de 816 000 rendez-vous ont été enregistrés depuis mai 2020 et le nombre de « lapins » a diminué. L’« intrapreneuriat » s’est développé, depuis, dans les collectivités, de plus en plus nombreuses à favoriser l’émergence de projets imaginés par leurs agents. Tous ne sont plus suivis dès le départ par les équipes de l’incubateur national, désormais placé, pour les collectivités, sous l’égide de l’ANCT. Le plan de relance de juillet 2020 – en particulier son initiative « TNT », dotée de 88 millions d’euros – a « bousculé la dynamique », constate Bérengère Aujard, directrice de la mission « incubateur des territoires » à l’ANCT.

Ingénierie directe

Il s’agit désormais d’identifier, par un appel à projets, les services numériques open source – 42 à ce jour – déjà portés par des collectivités qui auront un suivi.

« La salle sur demande », une initiative portée par le CD de l’Isère après un appel à projets interne, en fait partie. « Elle facilite la mise à disposition d’espaces disponibles dans les collèges à des associations sportives, culturelles ou d’éducation populaire », explique ­Delphine Bouillon-Marillier, chargée de projet au service « moyens des collèges ».

Le département a conduit lui-même les premières étapes. En 2020, « nous avons mené une démarche de design de service avec les principaux de collèges et des associations, revalidé le besoin et abouti à des maquettes fonctionnelles », poursuit-elle. Lauréate du programme « TNT », cette ambition de commun numérique, qui pourrait intéresser de nombreuses collectivités, bénéficie de 700 000 euros par le biais du plan de relance et d’une aide en ingénierie directe de 150 000 euros de l’ANCT. En interne, elle mobilise trois personnes et jouit de l’appui des services juridique et des finances. « Deux collèges vont l’expérimenter de bout en bout d’ici à la fin 2022 », indique Delphine Bouillon-Marillier.

Le projet Silab, au sein de la communauté urbaine du Grand Poitiers (40 communes, 194 100 hab.), également lauréat, vise à faciliter l’accès à l’application « métier » des agents en intervention à l’exté­rieur. « Il permet à ceux qui effacent les tags, par exemple, de saisir sur place toutes les données d’une intervention sans avoir à revenir dans les locaux à chaque étape pour le faire sur leur logiciel, mais aussi aux services de cartographier les lieux les plus souvent tagués », détaille Pierre-Yves Brault, directeur des solutions et de l’innovation numérique. Avec ­Sébastien Burette, responsable de l’environnement numérique des métiers, ils ont imaginé une interface à installer sur tablette ou smartphone. « Une fois que la première expérimentation sur l’effacement des tags a été un succès, l’outil a été étendu à d’autres services comme celui des eaux, de la maintenance du mobilier urbain », souligne Pierre-Yves Brault.

Ce projet a lui aussi d’abord été développé en interne. Il profite de 500 000 euros dans le cadre du plan de relance pour embaucher trois développeurs et de 145 000 euros de concours de l’ANCT sur la ­sécurité et l’accessibilité de la solution. En ligne de mire : ­l’extension des usages de l’interface à d’autres logiciels métier (gestion des stocks, restauration collective…) et sa disponibilité pour d’autres collectivités.

Echange de pratiques et d’outils

La méthodologie d’accompagnement « beta.gouv.fr » se déploie par ailleurs au sein des collectivités : des incubateurs des territoires soutenus par l’ANCT voient le jour pour faire germer les projets localement. Selon Bérengère Aujard, il s’agit d’aider les porteurs de tels projets « dans la constitution de ces incubateurs, dans le transfert de la méthodologie d’investigation et d’intrapreneuriat, et de les mettre en réseau pour permettre l’échange de pratiques et d’outils ».

La Seine-Saint-Denis s’est engagée dans cette voie. Son incubateur, inscrit dans sa démarche « usagers » et sa volonté de promouvoir « de nouvelles méthodes de travailler », a été expérimenté sur quinze projets considérés comme prioritaires par les différentes directions sur leur feuille de route. En organisant une résidence de trois à six mois pour les porteurs de ces projets, « nous avons testé une méthode d’accompagnement que nous ajustons en faisant », décrit Fanny Dumont, directrice de la mission « transformation de l’administration » du département. Désormais, le projet d’incubateur est assisté par l’ANCT, de même que trois autres propositions : une appli de promotion des comportements respectueux dans les parcs départementaux, un baromètre de satisfaction attaché aux demandes de services en ligne et un outil de recueil et de gestion des réclamations d’usagers (aujourd’hui incubé au niveau national). Les agents qui les portent consacrent un jour par semaine à des séances de coaching et de « design thinking » menées par les équipes de l’ANCT.

La Seine-Saint-Denis s’est imprégnée de la méthodologie d’accompagnement pour lancer, en février, la première session de son propre incubateur qui devrait être labellisé «  Incubateur des territoires ». Le succès de ces derniers dépendra notamment de la manière dont les agents, les managers et les directions s’imprégneront de cette façon différente de concevoir des projets.

A partir de l’expérience des agents, suivis dans le cadre de l’incubateur, la mission qui le porte en Seine-Saint-Denis réfléchit à créer « une communauté d’agents “transformateurs” qui puissent transférer dans leur équipe les méthodes de travail » qu’ils ont expérimentées, développe Fanny Dumont.

Webinaires, forum en ligne

L’ANCT pilote parallèlement le Programme national d’investigations, qui cible les collectivités participant aux dispositifs Action cœur de ville, Petites villes de demain ou les quartiers prioritaires de la politique de la ville, les zones rurales ou les territoires de montagne, pour « mener les investigations avec elles et leur apporter un soutien sur mesure », ajoute ­Bérengère Aujard, afin d’aboutir à une solution adaptée.

Trente-deux collectivités sont concernées, avec des démarches sur la prise en charge du mal ­logement ou sur le covoiturage en zones rurales ou montagneuses. Par le biais de ces programmes, les agents intrapreneurs des collectivités lauréates ont accès, directement ou indirectement, à l’accompagnement « beta.gouv.fr ». Par ailleurs, l’ANCT leur permet de participer à des webinaires et à un forum des territoires en ligne (« forum.incubateur.anct.gouv.fr »).

Intrapreneuriat

Favorisant la prise d’initiative des agents (ou des salariés) pour imaginer et construire des solutions, l’intra­preneuriat permet d’améliorer la qualité du service rendu ou la gestion des ressources de la collectivité.

Un incubateur très avancé grâce à une convention de partenariat et à un comité d’investissement

[CU Le Havre Seine métropole, Seine-Maritime, 54 communes, 268 900 hab.] L’incubateur des territoires en expérimentation dans la communauté urbaine Le Havre Seine métropole fait partie des plus avancés. D’abord inscrit dans une démarche de mobilisation des acteurs locaux sur l’inno­vation et de développement de l’intrapreneuriat, il est désormais accompagné dans le cadre du Programme national d’inves­tigation de l’ANCT.

« Une convention de partenariat permet à l’agence et à “beta.gouv.fr“ de nous transférer des compétences pour structurer notre ­incubateur », explique Mélanie Briand, chargée de mission « innovation » à la métropole. Il se dote ainsi d’outils de suivi et de pilotage. Il « va s’appuyer, à terme, sur deux piliers, poursuit-elle, l’appel aux intrapreneurs sur un rythme annuel et une fonction support au service des directions » pour diffuser cette manière de concevoir les projets.

Une première promotion de six équipes d’intrapreneurs a travaillé à la conception de plusieurs solutions numériques, dont deux sont encore accompagnées : le recyclage de pierres tombales et l’agro­écologie. Aux manettes de la sélection des projets et de la validation des étapes se trouve un comité d’investissement mêlant élus, direction générale et société civile. Une seconde promotion planche, avec l’aide de l’ANCT, sur des projets en faveur de la biodiversité, pour la revitalisation des friches et contre la précarité énergétique. Au fil des mois, l’expérimentation sur cet incubateur local permet de construire des outils au service de la communauté des collectivités engagées dans ce type de démarche et qui pourront conduire à une labellisation.

Contact : Mélanie Briand, chargée de mission « innovation », melanie.briand@lehavremetro.fr

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