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Santé publique

Coordonnateur de centre de santé, un métier en mal de reconnaissance

Publié le 28/07/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : A la Une RH, A la Une santé social, Actu expert santé social, Toute l'actu RH

santé médecin prescription stéthoscope-UNE
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Coordonner une démarche territoriale de santé (contrat local de santé, conseil local de santé mentale ou atelier santé-ville) exige de fortes compétences, une expertise sur les déterminants de santé et une excellente connaissance des acteurs. Mais les professionnels qui assurent ces missions sont encore peu reconnus et aucun référentiel de métier n'existe.

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Les coordonnateurs – plus souvent des coordinatrices – sont les chevilles ouvrières des contrats locaux de santé (CLS), conseils locaux de santé mentale (CLSM) et autres ateliers santé-ville (ASV, dans les quartiers Politique de la ville). Comme le souligne Leslie Mesnay, chef du service santé d’une commune et coordinatrice de son CLS, la crise sanitaire récente « a mis en évidence le besoin de coordination sur les questions de santé » et de plus en plus de CLS sont créés.

Malgré le rôle essentiel qu’y jouent les coordonnatrices, leurs missions ne font l’objet d’aucun référentiel. Elles sont même très peu étudiées.

Postes précaires

En termes de cadre d’emploi, il s’agit de « postes peu stabilisés », souvent « en CDD, faiblement payés, et parfois même pas à temps plein », a déploré Chantal Manonni, une des administratrices de la Fabrique territoires santé (FTS), lors des dernières Rencontres de la FTS. Certaines coordonnatrices – pas toutes – finissent par être embauchées en CDI mais souvent après plusieurs CDD, de quelques mois à trois ans.

Le mode de financement, non pérenne, de ces postes n’incite pas à les stabiliser. Les temps partiels ou le cumul de plusieurs missions (coordination du CLS, du CLSM et de l’ASV, entre autres) sont aussi très fréquents, souligne Fanny Pastant, coordinatrice nationale des conseils locaux de santé mentale (CLSM) au Centre collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS). Les postes sont donc souvent précaires, par souci d’économie ou manque de soutien politique au dispositif.

Catégorie A à C

Les coordonnatrices de CLSM pointent notamment, dans un article publié en 2020, le fait que le statut de celles qui exercent dans la fonction publique va de la catégorie C à la catégorie A ou au statut de cadre « sans que quoi que ce soit ne distingue ces coordinatrices dans leurs formations ».

Elles évoquent aussi un état des lieux du CCOMS en 2018 sur les coordonnateurs de CLSM, dont plus de la moitié avaient un bac+5 et 12% un doctorat… Des données potentiellement valables pour les coordonnatrices des autres démarches territorialisées de santé. Souvent, elles ont fait des études en matière sanitaire, sociale, médicosociale ou environnementale ou bien dans la gestion de projets partenariaux et ont déjà une expérience dans ces domaines.

Missions complexes

Leurs missions sont complexes. Elles sont aux manettes de l’animation d’un réseau d’acteurs d’horizons différents dans une dynamique de collaboration. Elles participent souvent au montage de projets communs, à la recherche de leur financement, leur suivi et leur évaluation, et elles ont parfois un rôle en matière de santé communautaire.

Dans les CLSM, elles ont aussi pour mission d’intégrer les personnes concernées à tous les travaux… « Nous sommes des expertes de la mise en lien » avec tout ce que cela implique de qualités relationnelles, d’écoute, de prise en compte et d’articulation des compétences et contraintes des uns et des autres, résume Sandra Essid, qui a coordonné un CLS pendant 4 ans.

Comme l’affirment haut et fort ces coordinatrices, « la coordination n’est pas spontanée et ne va pas de soi. C’est un arsenal de savoir-faire, de savoir-être et de qualités qui vont permettre à l’alchimie de se réaliser ». Fanny Pastant le confirme : « C’est un vrai métier. Les coordinatrices de CLSM ont des vraies compétences, un vrai savoir-faire, une vision globale qui prend en compte tous les déterminants de la santé mentale mentale, les besoins concrets et le panel de solutions qui existent. »

Des observations valables aussi pour les coordonnatrices des autres démarches territoriales de santé (ASV, CLS) : « Nous avons une vision large et complète de l’écosystème local de santé publique » résume Leslie Mesnay.

Gros turn-over

Or en l’absence de référentiel précisant les contours de ce métier, « les intitulés sont très variables sur les fiches de poste », souligne Chantal Manonni. Certaines sont considérées comme des « animatrices » et payées comme des animatrices socio-culturelles, remarque Sylvette Ronque, qui a coordonné un ASV, un CLS et coordonne toujours un CLSM. Fanny Pastant observe que les coordinatrices (de CLSM notamment) touchent des « salaires très proches du SMIC qui ne correspondent ni à leur expérience ni à la technicité du poste ».

Au final, « il y a un gros turn-over, constate Sylvette Ronque (en poste pour sa part depuis 2004). Les personnes sont jeunes, elles restent un an, deux ans, trois maximum. Les démarches sont alors fragilisées. Les nouvelles coordinatrices apportent un nouveau regard mais tout est à refaire à chaque fois et les acteurs se fatiguent de devoir réexpliquer ce qu’ils font. »

Organisation balbutiante

La reconnaissance des compétences des coordonnatrices de démarches territoriales de santé, défendue notamment par la FTS, est encore balbutiante. Des ARS animent parfois des dynamiques de rencontres entre coordinatrices mais plus sur des thématiques théoriques ou pratiques que professionnelles.

Pour le moment, seules les coordonnatrices de CLSM ont commencé à s’organiser. Une rencontre nationale a eu lieu en 2019, des rencontres en lignes se tiennent chaque mois sous l’égide du CCOMS, et des coordinatrices ont créé un groupe réflexion sur la structuration de leur métier.

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