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Lutte contre la pauvreté

« Nous sommes insatisfaits de la hausse de 4% des minima sociaux »

Publié le 20/07/2022 • Par Rouja Lazarova • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

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JackF / AdobeStock
La nouvelle directrice générale de la Fédération des acteurs de la solidarité, Nathalie Latour, revient sur les points forts du nouveau projet fédéral, présenté du congrès national à Rennes. Des points qui balisent une forme de feuille de route des politiques sociales pour le prochain quinquennat.

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Dans votre projet fédéral 2022-2027, vous en appelez à une nouvelle méthode dans la mise en œuvre des politiques de solidarité. En quoi consiste-t-elle ?

nathalie-latourIl faut d’abord réintroduire la confiance envers les personnes précaires et les associations. Ces dernières années, nous avons assisté à une accumulation des appels à projets, à des modalités de contractualisation qui se chevauchent, à un accroissement de la bureaucratie, qui asphyxient les associations et les personnes qu’elles accompagnent. Les associations passent leur temps à remplir des fichiers excel pour rendre compte de leur activité. Or, on n’est même pas sûr qu’en face, les pouvoirs publics ont le temps de lire ces fichiers.

Il faut une simplification des modalités d’évaluation qui permette d’innover, une façon de rendre compte moins bureaucratique qui nous fasse retrouver notre effectivité.

Est-ce la Stratégie de lutte contre la pauvreté, avec sa contractualisation et ses exigences d’évaluation, qui a contribué à cet alourdissement bureaucratique ?

La Stratégie Pauvreté a été un excellent levier pour développer un tas d’initiatives intéressantes dans le domaine de la recherche du plein emploi, en soutenant des expérimentations comme Sève ou Territoires zéro chômeur de longue durée. C’est motivant et prometteur. Après, il y a eu l’urgence née de la crise du Covid, la nécessité d’un mode d’action agile, réactif.

Il faut consolider les apports de la Stratégie pauvreté et ceux issus de la crise sanitaire, et les inscrire dans une logique pluriannuelle de contractualisation de long terme. Il faut sortir du court-termisme. Les appels à projets épuisent nos équipes.

La nouvelle méthode que vous prônez doit également reposer sur les territoires. Qu’entendez-vous par là ?

Au lieu de faire descendre des appels à projets nationaux vers l’échelon local, il faut inverser la tendance. En France, on a beaucoup de mal à faire de bons diagnostics territoriaux des besoins. Quelles sont les particularités d’un territoire en termes de mobilités, de taux de chômage, de couverture par les services publics ? On raisonne davantage dans une logique de grands opérateurs au lieu de partir des besoins locaux.

Nous travaillons beaucoup avec les communes, avec les départements. Même si nous avons amélioré notre capacité de nous mettre autour de la table avec les collectivités et les services déconcentrés de l’Etat, il reste encore des champs et des rapports cloisonnés. Il faut encore améliorer la gouvernance partagée, rendre plus efficace la façon d’apporter des réponses conjointes.

Comment envisagez-vous la sortie de la crise du travail social ?

D’abord, je souhaiterais souligner qu’elle est bien là. Nos services rencontrent de réelles difficultés de recrutement. Environ 30% des postes sont non pourvus, ou souffrent d’un turn-over important. La conférence des métiers du social de février dernier n’est pas allée au bout. Il y a encore des métiers exclus de la revalorisation, notamment les écoutants du 115. Ce n’est pas possible.

Cette conférence des métiers a encore créé une usine à gaz administrative. La mise en œuvre de la revalorisation est extrêmement complexe, et conduit à une séparation entre des professionnels revalorisés, d’autres pas. Elle a dégradé la cohérence des équipes. A court terme, il faut donc aller au bout de ce Ségur du social.

A long terme, il faut refonder les formations, revoir l’attractivité des métiers, les conventions collectives avec les syndicats d’employeurs. Il faut redire à quoi sert le travail social, lui réinsuffler du sens. Et communiquer auprès du grand public pour redonner envie aux nouvelles générations de s’engager.

Le projet de loi sur le pouvoir d’achat comporte une revalorisation des minimas sociaux de 4%. Qu’en pensez-vous ?

Sur le principe, toute revalorisation est une bonne nouvelle. L’enjeu du pouvoir d’achat est central. Le montant est cependant déceptif. Nous demandons une hausse de 10% de l’ensemble des minima sociaux. Ce qui est annoncé pour l’instant ne couvre même pas l’inflation. Nous sommes donc insatisfaits.

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Commentaires

« Nous sommes insatisfaits de la hausse de 4% des minima sociaux »

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GROUCHO

21/07/2022 09h35

Mme Latour a une lecture pertinente de ce qu’elle observe concernant les aides que les associations recherchent. mais il me semble qu’elle n’est pas allée au fond du problème.

Comme elle le dit, pour obtenir des aides, il faut répondre à des appels à projet… En un mot et pour faire simple, l’Etat et les collectivités s’engagent de plus en plus souvent dans cette logique, au détriment des subventions récurrentes permettant le fonctionnement des associations.
Ce qui est étrange c’est qu’alors que les dotations auprès des collectivités augmentent, les subventions de fonctionnement stagnent, voire même diminuent au cours du temps.

Comme tout le monde le sait, le nerf de la guerre c’est l’argent dont on dispose pour assurer ses charges de fonctionnement. Comment vont faire les associations avec une réduction des recettes en argent constant alors que les charges progressent?

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